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Évaluation des trajectoires d’évolution des pressions environnementales liées à l’alimentation sur huit années dans la cohorte NutriNet-Santé

Publié le 12/01/2026
Elie Perraud, Aurélien Chayre, Sylvaine Berger, Annabelle Richard, Hafsa Toujgani, Justine Berlivet, Mathilde Touvier, Benjamin Allès, Serge Hercberg, Denis Lairon, Philippe Pointereau, Hélène Fouillet, François Mariotti, Julia Baudry, Christian Couturier, Emmanuelle Kesse-Guyot & TRANSFood

Perraud E, Chayre A, Berger S, Richard A, Toujgani H, Berlivet J, Touvier M, Allès B, Hercberg S, Lairon D, Pointereau P, Fouillet H, Mariotti F, Baudry J, Couturier C, Kesse-Guyot E; TRANSFood Consortium. Exploring eight-year trajectories of diet-related environmental pressures in the NutriNet-Santé cohort. Sci Rep. 2025 Dec 6. doi: 10.1038/s41598-025-29786-6. Epub ahead of print. PMID: 41350591.

Peu d’études se sont intéressées à l’évolution des pressions environnementales de l’alimentation des individus, au-delà des émissions de gaz à effet de serre et de l’utilisation des terres.
Cette étude a analysé les changements dans six pressions environnementales liés à l’alimentation chez 8 905 adultes français de la cohorte NutriNet-Santé, ayant renseigné leurs habitudes alimentaires en 2014, 2018 et 2022, en distinguant les aliments issus de l’agriculture biologique et conventionnelle.

Six dimensions de l’impact environnemental ont été prises en compte : 
•    Les émissions de gaz à effet de serre
•    L’occupation des terres
•    La consommation d’énergie
•    L’utilisation d’infrastructures agroécologiques (ex : haies, mares, murets…)
•    La consommation d’eau
•    L’utilisation de pesticides

Ces dimensions ont été étudiées à travers un indicateur permettant de les regrouper ainsi qu’individuellement. Nous avons ainsi pu identifier des profils de trajectoires d’évolution des pressions environnementales.

Dans l’ensemble, les résultats montrent une légère amélioration de l’impact environnemental des régimes alimentaires au cours du temps dans la population étudiée. Par exemple, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué d’environ 12 %, et la consommation d’eau d’environ 1 %.
En revanche, l’utilisation d’infrastructures écologiques a également diminué (-9 %), ce qui est défavorable pour la biodiversité.

Les participants ont suivi différents profils d’évolution, mais la majorité présente des changements stables ou modérés.
Les profils montrant une augmentation des pressions environnementales sont associés à une consommation plus élevée de viande, tandis que ceux présentant les plus faibles pressions environnementales correspondent à une alimentation plus riche en aliments d’origine végétale.

En conclusion, même si une partie de la population semble consciente de l’importance d’une alimentation plus durable, cette étude montre que les améliorations restent globalement modestes, et que seule une très faible proportion de personnes a fortement réduit l’impact environnemental de son alimentation.

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