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Horaire des repas et risque de syndrome métabolique dans la biobanque prospective française NutriNet-Santé

Publié le 18/06/2026

Elena Obeid, Xuân Le Folcalvez, Anna Palomar-Cros, Sandrine Péneau, Alice Bellicha, Mélanie Deschasaux-Tanguy, Benjamin Allès, Chantal Julia, Emmanuelle Kesse-Guyot, Paola Yvroud-Hoyos, Serge Hercberg, Jean-Michel Oppert, Alexandra Montagner, Hervé Guillou, Mathilde Touvier, Valentina A. Andreeva, Khaled Ezzedine, Bernard Srour

Obeid E, Folcalvez XL, Palomar-Cros A, Péneau S, Bellicha A, Deschasaux-Tanguy M, Allès B, Julia C, Kesse-Guyot E, Yvroud-Hoyos P, Hercberg S, Oppert JM, Montagner A, Guillou H, Touvier M, Andreeva VA, Ezzedine K, Srour B. Timing of food intake, chrononutritional behavior patterns, and risk of metabolic syndrome in the French NutriNet-Santé cohort. Sci Rep. 2026 May 11. doi: 10.1038/s41598-026-51459-1. Epub ahead of print. PMID: 42115288.

CONTEXTE
De plus en plus de preuves issues d'études précliniques suggèrent que l’heure des repas influence la santé métabolique. Cependant, les données chez l'humain restent peu concluantes. Cette étude vise à évaluer, au sein d'une large cohorte, les associations entre l’heure et la fréquence des prises alimentaires, la répartition énergétique et les habitudes chrononutritionnelles d’une part, et le risque de syndrome métabolique, d’autre part.

MATÉRIEL ET MÉTHODES
Nous avons utilisé des données alimentaires, biologiques, cliniques et de mode de vie, provenant de 16 436 adultes (72 % de femmes, 51 ans ± 13,7) issus de la cohorte NutriNet-Santé, qui ont participé à une consultation clinique (2011-2014). Les associations entre l’heure de la première et de la dernière prise alimentaire, le nombre de prises alimentaires, la durée du jeûne nocturne, le jetlag alimentaire et le pourcentage de l’apport énergétique après 17 h (à partir d’enregistrements répétés sur 24 h) et le risque de syndrome métabolique ont été évaluées à l’aide de modèles de régression de Poisson, ajustés pour tenir compte des principaux facteurs de confusion. Les profils chrononutritionnels ont été identifiés par ACP. Toutes les analyses ont été stratifiées selon le sexe.

RÉSULTATS
Lors de la consultation clinique (après 2,1 ans), 1 936 cas (11,8 %) de syndrome métabolique ont été identifiés. Dans les modèles multi-ajustés, chez les femmes, une première prise alimentaire plus tardive était associée à un risque plus élevé de syndrome métabolique (RR = 1,09 (1,02-1,16), P = 0,007). Un jeûne nocturne prolongé était associé à un risque accru de syndrome métabolique, uniquement lorsque la première prise alimentaire avait lieu après 8 h (RR = 1,11 (1,04 – 1,20), P = 0,002). Chez les hommes, un apport énergétique plus important après 17 h (RR = 1,12 (1,04 – 1,20), P = 0,004) et une plus forte adhésion à un profil chrononutritionnel caractérisé par des premières prises alimentaires riches en énergie (RR = 0,89 (0,84–0,95), P < 0,001) ont été associés au risque de syndrome métabolique. Aucune association n’a été observée entre le nombre de prises alimentaires ou le jetlag alimentaire et le risque de syndrome métabolique.

CONCLUSION
Cette étude met en évidence des associations spécifiques au sexe entre l’horaire et la répartition des prises alimentaires et le risque de syndrome métabolique. Ces résultats suggèrent que, au-delà de la qualité de l'alimentation, l’horaire des prises alimentaires pourrait constituer une stratégie complémentaire pour améliorer la santé métabolique et prévenir le syndrome métabolique. D'autres études longitudinales sont nécessaires.


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