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Des différences de biomarqueurs nutritionnels sont détectées entre les consommateurs et les non consommateurs d’aliments bio : résultats du projet BioNutriNet

Curr Dev Nutr. 2018 Nov 15;3(3):nzy090
Baudry J, Ducros V, Druesne-Pecollo N, Galan P, Hercberg S, Debrauwer L, Amiot MJ, Lairon D, Kesse-Guyot E.


Contexte : Des méta-analyses ont comparé les teneurs en  nutriments et métaux lourds des aliments bio et non bio. Toutefois, les impacts de telles variations sur les concentrations en biomarqueurs nutritionnels doivent être évalués chez l’Homme.

Objectif : Dans cette étude nichée de l’étude NutriNet-Santé, notre objectif était de comparer le statut nutritionnel des consommateurs de « bio » et des consommateurs de « non bio » appariés sur un score de propension.

Méthodes : Sur la base d’une consommation d’aliments bio auto-déclarée estimée par un questionnaire de fréquence alimentaire (FFQ), 150 faibles consommateurs et 150 forts consommateurs d’aliments bio ont été sélectionnés avec une proportion ˂ 10 % ou > 50 % d’aliments bio dans leur régime alimentaire, respectivement (exprimée en proportion d’aliments bio dans leur régime alimentaire global en g/j). Les participants ont été appariés en utilisant un score de propension dérivé de variables sociodémographiques, alimentaires et de santé. Les échantillons de plasma prélevés chez les participants à jeun ont été analysés via les méthodes appropriées pour mesurer les statuts en fer, magnésium, cuivre, cadmium, caroténoïdes, vitamines A et E, et les profils en acides gras.

Résultats : Nous avons trouvé des différences significatives entre les faibles et forts consommateurs d’aliments bio ayant le même profil (dont alimentaire) concernant les concentrations plasmatiques en magnésium, micronutriments liposolubles (α-carotène, β-carotène, lutéine, zéaxanthine), acides gras (acides linoléique, palmitoléique, γ-linolénique, docosapentanoéique) et certains index de désaturases d’acides gras. Aucune différence n’a été observée entre les deux groupes pour les concentrations plasmatiques en fer, cuivre, cadmium, lycopène, β-cryptoxanthine ou les vitamines A et E.

Conclusion : Si confirmés par d’autres études, nos résultats suggèrent qu’une forte consommation d’aliments bio, comparée à une très faible consommation, module dans une certaine mesure, le statut nutritionnel des individus avec un même profil alimentaire. De futures études, notamment des études de cohorte prospectives sont nécessaires pour évaluer la pertinence clinique de telles différences.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30842992

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