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Le revers de notre assiette
Le revers de notre assiette, une brochure accessible à tous, disponible en ligne sur : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/upload/Actualites/le-revers-de-notre-assiette-web.pdf



NutriNet-Santé recrute de nouveaux volontaires !

NurtriNet-Santé, une équipe de plus de 160 000 Super Héros recherche ses nouvelles recrues !

  • Mission : répondre régulièrement à des questionnaires en ligne
  • Compétence : savoir utiliser un ordinateur, un smartphone ou une tablette
  • Centres d’intérêt : la recherche en santé publique

Pour participer, inscrivez-vous sur https://etude-nutrinet-sante.fr



Super Héros
En participant à NutriNet-Santé, chacun a le pouvoir de :
« Protéger les autres » « Faire la lumière sur les mystères scientifiques non résolus » « Dévoiler le contenu de son assiette »  « Faire reculer les maladies » « Changer les comportements alimentaires »…

Des pouvoirs qui nous permettent ensemble, d’améliorer la santé de plusieurs générations ! 

Vous aussi, devenez un super héros, rejoignez l’étude NutriNet-Sante !




Un grand merci à Lylule pour la création de ces super héros !

Retrouvez nous sur Twitter Facebook YouTube

 


D’où viennent les Nutrinautes ?!
La réponse en image !

 


Consommation de boissons sucrées et risque de cancer
Retrouvez le communiqué de presse de l'article publié ce jour dans le British Medical Journal (BMJ).


Nutri-Score : découvrez l’histoire de ce logo soutenu par les résultats obtenus au sein de NutriNet-Santé
Le Nutri-Score français soutenu par les résultats de notre équipe de recherche part à la conquête de l’Europe…et du monde !  Dans ce contexte, l’étude NutriNet-Santé joue un rôle clé. L’information nutritionnelle est cruciale pour permettre aux consommateurs d’effectuer des choix plus favorables sur le plan de la santé. Si la déclaration nutritionnelle à l’arrière des emballages assure la transparence sur la composition du produit, elle est néanmoins très difficile à comprendre et à utiliser pour effectuer des choix quotidiens lors de l’acte d’achat.

Plusieurs études au sein de la cohorte NutriNet-Santé ont permis de comparer l’efficacité de différents systèmes d’information en face avant des emballages, et de valider le Nutri-Score comme le système le plus efficace pour aider les consommateurs à effectuer des choix plus favorables sur le plan nutritionnel (Ducrot Am J Prev Med 2016, Ducrot Nutrients 2015, Egnell Nutrients 2018, Egnell PloS One 2018). Par ailleurs, les données alimentaires très détaillées de la cohorte ont permis de valider le profil sous-tendant le Nutri-Score, montrant que la qualité nutritionnelle des produits consommés était associée à la santé à long terme (Adriouch Int J Cardiol 2017, Deschasaux BMJ open 2017). L’ensemble de ces travaux a permis de soutenir la décision gouvernementale de sélectionner le Nutri-Score comme le format officiel en face avant des emballages en France en 2017. Depuis, l’Espagne et la Belgique ont adhéré au système et plusieurs pays sont en cours de réflexion en Europe pour adopter une mesure similaire. Actuellement, le Nutri-Score fait l’objet d’une initiative citoyenne européenne visant à le rendre obligatoire en Europe (www.pronutriscore.org).

Le programme de recherche que nous lançons aujourd’hui s’appuie sur les résultats déjà observés, pour aller plus loin dans la mesure de l’impact de l’adoption du Nutri-Score en France sur les comportements alimentaires et la santé des individus. L’utilisation d’outils innovants de collecte des données alimentaires, en tenant compte de la marque sélectionnée permettra en effet de tenir compte de la variabilité de qualité nutritionnelle des produits du commerce, de prendre en compte l’exposition des individus au Nutri-Score et leur utilisation effective de cet outil de santé publique. Les résultats de ces études viendront compléter les études de surveillance menées par les agences sanitaires, en apportant des données plus fines et portant sur les effets réels du Nutri-Score sur les comportements alimentaires des individus.

Vous aussi, faites avancer la recherche, participez à l’étude NutriNet-Santé sur https://etude-nutrinet-sante.fr
 


5 résumés en français
Association prospective entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de symptômes dépressifs incidents dans la cohorte française NutriNet-Santé
Amélioration de la durabilité des régimes avec une proportion de bio dans l’alimentation plus élevée : résultats de la cohorte BioNutriNet
Développement et validation d’un index d’évaluation de la durabilité des régimes alimentaires au sein de la cohorte NutriNet-Santé
Association entre le score individuel FSA mesurant la qualité globale de l’alimentation et les symptômes d’asthme
Des différences de biomarqueurs nutritionnels sont détectées entre les consommateurs et les non consommateurs d’aliments bio : résultats du projet BioNutriNet


Les aliments ultra-transformés sont aussi associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires.
Retrouvez l'article en français de The Conversation sur https://theconversation.com/les-aliments-ultra-transformes-sont-aussi-associes-a-un-risque-accru-de-maladies-cardiovasculaires-119038

 


RESULTAT JEU CONCOURS
Le jeu concours est désormais terminé. Merci à tous pour votre participation ! 
C’est désormais le moment de féliciter la gagnante et de vous dévoiler l’affiche créée spécialement pour l’occasion !


NutriNet-Santé défini par les Nutrinautes


NutriNet-Santé recrute de nouveaux volontaires !
NutriNet-Santé : une étude sur les relations entre la nutrition et la santé ouverte à tous ! 
On vous dit tout ICI


L’Equipe de NutriNet-Santé
A NutriNet-Santé, près de 80 professionnels et passionnés collaborent chaque jour pour faire avancer la recherche sur les relations entre la nutrition et la santé.
Découvrez l’équipe !

25  chercheurs
Affiliés à des instituts de recherche différents (INSERM, INRA, Cnam, Université Paris 13, Santé Publique France), ils mettent en synergie leurs expertises pour mener au sein de la cohorte NutriNet-Santé des projets de recherche toujours plus innovants.

13 doctorants et post-doctorants
Accompagnés par les chercheurs, les doctorants et post-doctorants travaillent sur des axes de recherche émergents qui forgent leur expertise dans le domaine de la nutrition pour la santé publique.

28 ingénieurs, techniciens et personnel administratif
Réunis au sein des pôles médical, diététique, datamanagement/statistique, support, communication, informatique et administration, ils assurent le bon fonctionnement de l’étude.

10 à 15 étudiants en Master
Forte de sa notoriété et de la diversité de ses projets de recherche, l’équipe NutriNet-Santé accueille chaque année des étudiants français et étrangers de différents Masters qui viennent se former à la recherche dans l’équipe. 
 
Ensemble, nous faisons avancer la recherche sur les relations entre la nutrition et la santé !



L’attirance sensorielle, quand le goût impacte notre santé
L’attirance sensorielle, un axe de recherche important ! 

De nombreuses études, dont NutriNet-Santé ont démontré qu’une alimentation trop riche en gras, sel et sucre pouvait favoriser le développement de certaines maladies, comme les maladies cardiométaboliques ou l’obésité.
Face à ces observations, il est apparu essentiel de comprendre ce qui favorisait la consommation de produits gras, salés et sucrés, afin à terme, d’élaborer des actions de prévention plus efficaces.  

Forte de son expertise et de sa cohorte de plus de 160 000 personnes, l’équipe de NutriNet-Santé a déployé un axe de recherche dédié à l’attirance sensorielle. Son objectif : identifier différents déterminants (sexe, caractéristiques sociodémographiques, psychologiques, du mode de vie…) associés à l’attrait pour ces goûts. 



Que disent les études menées au sein de NutriNet-Santé ?
  Dans cette étude, globalement, les scores d’attirance sensorielle pour le salé et le gras sont positivement associés de manière linéaire à l’IMC à la fois chez les hommes et les femmes (P ≤ 0,001) et sont plus élevés chez les personnes obèses comparés aux individus normo-pondéraux. La différence de moyennes de scores entre les catégories d’IMC est plus élevée chez les femmes pour l’attirance pour le gras uniquement.

Concernant l’attirance pour le sucré, les résultats diffèrent entre les hommes et les femmes et les sous facteurs composant l’attirance pour le sucré : l’attirance pour l’ajout de sucre et celle pour les aliments sucrés est positivement associée à l’IMC chez les femmes mais pas chez les hommes ; l’attirance pour les sucres naturels sont inversement associée à l’IMC pour les deux sexes.

Cette étude démontre que les relations entre l’attirance sensorielle et l’IMC diffèrent en fonction du sexe, dans son intensité pour le gras et dans sa nature pour le sucré, contrairement au salé.

A noter : l’attirance pour le sucré et le gras pourrait être associée à une surconsommation pour ce type d’aliments, en particulier chez les femmes.
  Les participants appartenant à des catégories socio-professionnelles défavorisées, ceux ayant une forte désinhibition alimentaire et les individus obèses sont plus susceptibles d’être fortement attirés par les sensations de gras-sucré et de gras-salé comparés aux individus appartenant à des catégories socioprofessionnelles favorisées, ceux n’étant pas désinhibés d’un point de vue alimentaire et les sujets normo-pondéraux, respectivement.

En revanche, les sujets âgés et les individus fortement restreints sont moins enclins à être fortement attirés par le gras-sucré et le gras-salé. Par ailleurs, les femmes qui suivent un régime sont plus susceptibles d’être fortement attirées par les sensations de gras-salé et de gras-sucré, alors que celles qui ont suivi un régime dans le passé sont moins enclines à être attirées par le gras-salé. D’autres associations plus spécifiques ont été trouvées selon la sensation considérée. En effet, les fumeurs et les forts consommateurs d’alcool sont plus susceptibles d’être fortement attirés par la sensation de gras-salé que les non-fumeurs et les non-consommateurs d’alcool. Concernant le gras-sucré, les sujets ayant une forte émotionalité alimentaire sont plus susceptibles d’être fortement attirés.

Ces nouvelles données permettent de mettre en évidence des « profils à risque » et d’identifier des potentiels facteurs de confusion dans la relation entre attirance pour le gras et consommation, car il a déjà été mis en évidence que ces caractéristiques sont également associées à la consommation.



Limiter la consommation de gras, sucre et sel par la prévention

Ces résultats de recherche participent à l’élaboration d’une base de données solide, sur laquelle l’agence Santé Publique France s’appuie pour développer des campagnes de prévention adaptées aux problématiques de santé publique actuelles. 

Pour continuer d’améliorer les connaissances scientifiques sur les conséquences d’une alimentation trop grasse, sucrée ou salée sur notre santé et continuer d’identifier ce qui nous pousse à aller vers ce type d’alimentation, les chercheurs ont besoin de vous. 

Faites avancer la recherche, rejoignez l’étude NutriNet-Santé

 


Connaissez-vous le parcours d’une donnée NutriNet ?!


JEU CONCOURS
Un artiste américain signe une affiche « Super Nutrinautes » 

Ayant découvert l’étude grâce à un ami Nutrinaute, Gershom, un dessinateur américain a souhaité lui aussi, contribuer par son coup de crayon à l’étude NutriNet-Santé. Sensible à l’engagement de la communauté et à la cause de NutriNet-Santé, ce fan de comics, a choisi cette fois, de dessiner des héros du quotidien : les Super Nutrinautes !
Dans le cadre de ce projet, l’artiste a réalisé grâce au soutien financier de l’Association des Nutrinautes, une œuvre unique et dédicacée qui sera remise au gagnant du jeu concours « Super Nutrinautes » actuellement en cours sur le site https://etude-nutrinet-sante.fr/


Conditions du jeu concours

Qui peut participer ? 
Le jeu est ouvert à toute personne participant à l’étude NutriNet-Santé. 
Déjà Nutrinaute ?! Connectez-vous à votre espace personnel.
Pas encore Nutrinaute ?! Inscrivez-vous vite sur https://etude-nutrinet-sante.fr/

Comment participer ? 
Une fois sur votre espace personnel, cliquez sur « Oui je participe ». Si votre participation a bien été prise en compte, un message de confirmation apparaitra. 
Rendez-vous le 04 juillet après le tirage au sort pour découvrir l’œuvre de Gershom sur le site de NutriNet-Santé, Twitter et Facebook .  Le gagnant sera contacté par mail.


Quelques mots sur Gershom

Gershom est un artiste américain passionné par l’univers fantastique. Storyboarder au coup de crayon aiguisé, il a accompagné plusieurs structures entreprises dans leurs films promotionnels. Aujourd’hui, fort de son expérience et de sa passion, Gershom est un artiste complet : écrivain, vidéaste, dessinateur…  engagé dans un projet artistique local : TEKSYN Projects .


Bonne chance à tous !

 


NutriNet-Santé 10 ans, 10 bougies !
Retrouvez la vidéo de Lylule


Qui sont les Nutrinautes ?!
L’étude NutriNet-Santé compte aujourd’hui plus de 160 000 participants (appelés Nutrinautes) recrutés entre 2009 et aujourd’hui. 
Découvrez en images qui sont ces Nutrinautes qui, par leur engagement et leur fidélité font la force de l’étude ! 

Vous aussi, devenez Nutrinaute en vous inscrivant sur https:// etude-nutrinet-sante.fr/




Les Nutrinautes, de véritables super héros !
Chaque mardi, sur le site NutriNet-Santé, Facebook et Twitter, découvrez notre série de « Super Nutrinautes » !



VIDÉO NUTRINET-SANTÉ


Enquête de santé "Compléments alimentaires : utiles ou dangereux ?"
Mardi 11 juin sur le plateau d'Enquête de santé sur France 5, Dr Mathilde Touvier, coordinatrice de l'étude NutriNet-Santé était présente pour répondre aux questions des intéressés en direct. 
Retrouvez l'émission en replay dès aujourd'hui sur : https://www.france.tv/france-5/enquete-de-sante/999083-complements-alimentaires-utiles-ou-dangereux.html


Aliments ultra-transformés (AUT) et risques cardiovasculaires, une étude menée au sein de NutriNet-Sante !
Le Quotidien du Médecin , Journal International de Médecine (JIM)France Info , Futura Santé ... des résultats fortement médiatisés ! 


Communiqué de presse
L’étude NutriNet-Santé lance de nouveaux programmes de recherche et recrute des volontaires ! 
 
Transformation des aliments, additifs alimentaires, exposition alimentaire aux pesticides, produits Bio, étiquetage nutritionnel, régimes d'exclusion... : 10 ans après son lancement et plus que jamais au cœur de problématiques de santé publique émergentes, l'étude NutriNet- Santé se lance dans l'exploration des relations alimentation-santé dans leurs multiples dimensions. 

Accédez en ligne au communiqué de presse
 


Alimentation et dépression

Qu’est-ce que la dépression

La dépression se caractérise par une tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, un sentiment de culpabilité ou une faible estime de soi, des troubles du sommeil ou un appétit perturbé, une sensation de fatigue et un manque de concentration (définition de l’OMS – 2012). Elle est engendrée par une perturbation des neurotransmetteurs.
Maladie multifactorielle, elle semble être liée à deux formes de facteurs : 
•    des facteurs la favorisant : génétiques et traumatismes affectifs
•    des facteurs environnementaux psychosociaux, démographiques, physiques, cliniques, génétiques et liés au mode de vie (comme la nutrition)
De plus en plus courante, la dépression touche actuellement plus de 300 millions de personnes dans le monde et près de 7% des français sont concernés par des troubles dépressifs, des troubles qui peuvent entacher leur quotidien et celui de leurs proches. 


La dépression, dans NutriNet, on s’y intéresse ! 

Réelle problématique de santé publique, la sphère scientifique s’est intéressée ces dernières années aux liens entre l’alimentation et les symptômes dépressifs, mais de nombreuses questions restent en suspens. C’est pourquoi, forte de sa cohorte de 160 000 participants, les chercheurs de l’étude NutriNet-Santé ont investi ce champ de recherche. 
Son objectif : identifier les facteurs de risque et protecteurs liés à la nutrition pour améliorer la prévention de la dépression par le biais de l’alimentation ! 

Déjà un résultat : Une récente étude menée sur la e-cohorte NutriNet-Sante a permis d’observer une association inverse entre l’adéquation à une alimentation méditerranéenne ou aux recommandations nutritionnelles officielles et le risque de symptômes dépressifs incidents ; soit, que la promotion des modes de vie « sains » et en particulier une alimentation saine, serait importante dans une stratégie de prévention des symptômes dépressifs. 
Retrouvez le résumé de l’étude sur : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/article/view/217 

Pour continuer leurs recherches sur les liens entre la nutrition et la santé mentale, les chercheurs ont besoin de chacun d’entre nous. Vous aussi, faites avancer la recherche, devenez Nutrinautes sur : https://etude-nutrinet-sante.fr/
 
*Une grande partie de ces travaux ont été réalisés dans le cadre de la thèse de Moufidath Adjibade


Communiqué de presse : consommation d'aliments ultra-transformés et risque de maladies cardiovasculaires
Dans le cadre du dernier article publié par l'équipe de NutriNet-Santé dans le British Medical Journal (BMJ) sur la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de maladies cardiovasculaires, nous vous invitons à lire le communiqué de presse. 


Les Nutrinautes témoignent !
Mercredi 15 mai, 10 Nutrinautes tirés au sort, sont venus découvrir les coulisses de l’étude NutriNet-Santé.

Pour l’occasion, certains d’entre eux se sont confiés au micro de notre partenaire l’Université Paris 13 sur ce que signifiait pour eux être un « Nutrinaute ». 

Découvrez leurs témoignages sur : https://youtu.be/nJygpZfx0WE
 


Le niveau NutriNet-Santé : une nouvelle fonctionnalité !
Vous êtes désormais plus de 160 000 à participer activement à l’étude NutriNet-Santé ! 
Si certains viennent d’intégrer l’étude, d’autres lui sont fidèles depuis 10 ans. C’est pourquoi, afin de valoriser votre fidélité à l’étude, de nombreuses fonctionnalités viennent d’être déployées !

Découvrez votre niveau NutriNet

Basé sur le nombre d’années passées en tant que Nutrinaute, votre niveau et son nombre d’années correspondant sont d’ores et déjà disponibles sur votre espace personnel.
Les niveaux vont de 0 à 20 ans et démarrent au niveau « coton ».
Pour connaître le nom du dernier niveau, nous vous donnons rendez-vous en 2029 ! D’ici là, nous comptons sur vous pour continuer de faire avancer la recherche sur les liens entre la nutrition et la santé. 

Petit plus : sur la base de son niveau, il est désormais possible de télécharger et d’imprimer son diplôme. 


Partagez votre niveau et invitez vos amis !

NutriNet-Santé est une aventure scientifique et humaine qui se raconte et se partage. C’est pourquoi, nous vous invitons désormais à partager votre niveau NutriNet sur les réseaux sociaux et  à inviter vos proches à participer à l’étude ! 

Découvrez vite ces dernières fonctionnalités sur : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/
 


Alimentation Bio et santé, que disent les dernières études développées dans le cadre du projet BioNutriNet ?
Retrouvez ci-dessous les conclusions des dernières études menées au sein de BioNutriNet. Pour plus d'informations, consultez les résumés en français ! 

Concentrations en pesticides dans les urines d’adultes français chez les faibles et forts consommateurs de bio : résultats de l’étude NutriNet-Santé
Les participants dont le régime alimentaire contenait majoritairement des produits bio présentaient moins de certains résidus de pesticides notamment marqueurs d’organophosphorés dans leurs urines que ceux consommant principalement des aliments issus de l'agriculture conventionnelle. Les deux groupes présentaient des niveaux d’exposition relativement élevés. Les résultats obtenus indiquent que l’exposition à certains pesticides via l’alimentation notamment organophosphorés et pyréthrinoïde peut être réduite par l’introduction d’aliments bio dans le régime. Les effets cliniques de telles différences doivent être approfondis.

Résumé : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/article/view/247 


Amélioration de la durabilité des régimes avec une proportion de bio dans l’alimentation plus élevée : résultats de la cohorte BioNutriNet
Les régimes des grands consommateurs de bio étaient globalement caractérisés par des bénéfices nutritionnels et environnementaux élevés. Ces derniers résultaient principalement de la faible consommation d’aliments d’origine animale, tandis que le système de production était responsable des coûts monétaires élevés, le tout réduisait l’exposition alimentaire aux pesticides. 

Résumé : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/article/view/270


Des différences de biomarqueurs nutritionnels détectés entre les consommateurs et les non consommateurs de bio
Si confirmés par d’autres études, nos résultats suggèrent qu’une forte consommation d’aliments bio, comparée à une très faible consommation, module dans une certaine mesure, le statut nutritionnel des individus avec un même profil alimentaire. De futures études, notamment des études de cohorte prospectives sont nécessaires pour évaluer la pertinence clinique de telles différences.

Résumé : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/article/view/267


Pour continuer de faire progresser les connaissances scientifiques sur les liens entre l’alimentation et la santé, les chercheurs ont besoin de vous.
Inscrivez-vous sur https://www.etude-nutrinet-sante.fr/ et faites avancer la recherche !  
 


Association prospective entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de symptômes dépressifs incidents dans la cohorte française NutriNet-Santé
BMC Med. 2019 Apr 15;17(1):78
Adjibade M, Julia C, Allès B, Touvier M, Lemogne C, Srour B, Hercberg S, Galan P, Assmann KE, Kesse-Guyot E.

Contexte : Au cours des dernières décennies, une augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés a été observée dans de nombreux pays, en particulier dans les pays occidentaux. Cette étude avait donc pour objectif d’examiner, pour la 1ère fois, l'association entre la proportion d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire et le risque de symptômes dépressifs incidents dans la cohorte NutriNet-Santé. 

Méthodes : L’étude comprenait 26 730 participants (20 380 femmes et 6350 hommes) âgés de 18 ans ou plus (18-86 ans), initialement exempts de symptômes dépressifs et ayant des données alimentaires valides. Les symptômes dépressifs ont été évalués à l’aide du seuil sexe spécifique proposé pour la version française de l’échelle Center for Epidemiologic Studies-Depression Scale (CES-D ≥ 17 pour les hommes et ≥ 23 pour les femmes) et les cas incidents de symptômes dépressifs étaient les participants qui avaient des symptômes dépressifs au moins une fois au cours du suivi (avec un maximum de 3 points disponibles par participant). La proportion (en poids) d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire a été calculée pour chaque participant, en utilisant la classification NOVA appliquée aux apports alimentaires (moyenne = 8 enregistrements de 24 h). Les associations entre la proportion d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire et le risque de symptômes dépressifs ont été évaluées à l’aide des modèles de Cox à risque proportionnel pour les données censurées par intervalles, et les ratios de risques instantanés (HR) et leurs intervalles de confiance (IC) à 95 % ont été estimés.

Résultats : Un total de 2 221 cas incidents de symptômes dépressifs a été identifié au cours du suivi. Après ajustement sur divers facteurs de confusion potentiels, une augmentation de 10 % de la consommation d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire a été associée à un HR de 1,21 (IC à 95 % = 1,15-1,27) du risque de survenue des symptômes dépressifs. Dans les analyses concernant la proportion d’aliments ultra-transformés par groupe alimentaire, seuls les boissons et les produits gras ont été significativement associés au risque de symptômes dépressifs.

Conclusion : Les résultats de cette étude montrent l’importance de la prise en compte de cet aspect non nutritionnel du régime alimentaire, dans un contexte de promotion de la santé mentale.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30982472
 


Amélioration de la durabilité des régimes avec une proportion de bio dans l’alimentation plus élevée : résultats de la cohorte BioNutriNet
Am J Clin Nutr. 2019 Apr 1;109(4):1173-1188
Baudry J, Pointereau P, Seconda L, Vidal R, Taupier-Letage B, Langevin B, Allès B, Galan P, Hercberg S, Amiot MJ, Boizot-Szantai C, Hamza O, Cravedi JP, Debrauwer L, Soler LG, Lairon D, Kesse-Guyot E.

Contexte : La consommation d’aliments bio a régulièrement augmenté au cours de la dernière décennie dans les pays occidentaux.

Objectif : L’objectif de cette étude, basée sur des données d’observation, était de comparer certains indicateurs de la durabilité des régimes chez des consommateurs avec des niveaux différents de consommation d’aliments bio.

Méthodes : La durabilité des régimes de 29 210 participants de l’étude NutriNet-Santé a été estimée en utilisant les bases de données développées dans le cadre du projet BioNutrinet. Quatre dimensions (nutrition, environnement, économie et toxicologie) de la durabilité des régimes ont été explorées en utilisant : 1) des indicateurs nutritionnels via les apports et des scores alimentaires et l’IMC ; 2) des indicateurs environnementaux (émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’énergie et l’utilisation de terres) ; 3) des indicateurs économiques via les coûts monétaires du régime ; 4) l’exposition journalière à 15 pesticides par l’alimentation. Les moyennes (IC 95 %) ajustées dans les quintiles pondérés de consommation d’aliments bio dans le régime ont été estimées par ANCOVA. Des modèles de décomposition ont été utilisés pour distinguer la contribution du système de production (bio comparé à conventionnel) de celle du profil alimentaire dans la variation des impacts environnementaux liés au régime, ses coûts monétaires et de l’exposition aux pesticides, entre les 2 quintiles extrêmes.

Résultats : Une consommation plus élevée d’aliments bio était associée à une consommation plus importante de produits végétaux, à une plus faible consommation d’aliments d’origine animale, une qualité nutritionnelle globale plus élevée (scores alimentaires plus élevés) et à un IMC plus faible. Le régime des grands consommateurs de bio présentaient des émissions de gaz à effet de serre, une demande cumulée en énergie et une utilisation des terres moins élevées, tandis que le coût total monétaire du régime augmentait. L’exposition alimentaire aux pesticides diminuait par quintiles. Les modèles de décomposition montraient que la réduction des impacts environnementaux étaient liée au régime végétal alors que l’augmentation du coût et la réduction de l’exposition aux pesticides étaient liées au bio.

Conclusions : Les régimes des grands consommateurs de bio étaient globalement caractérisés par des bénéfices nutritionnels et environnementaux élevés. Ces derniers résultaient principalement de la faible consommation d’aliments d’origine animale, tandis que le système de production était responsable des coûts monétaires élevés, le tout réduisait l’exposition alimentaire aux pesticides.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30982857


Développement et validation d’un index d’évaluation de la durabilité des régimes alimentaires au sein de la cohorte NutriNet-Santé
Br J Nutr. 2019 Apr 11:1-12

Seconda L, Baudry J, Pointereau P, Lacour C, Langevin B, Hercberg S, Lairon D,
Allès B, Kesse-Guyot E.
 
En 2010, l’organisation mondiale de l’agriculture et de l’alimentation (FAO) a clarifié la définition de régime alimentaire durable. Ainsi ces régimes doivent répondre aux enjeux de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de la protection des écosystèmes et de la biodiversité, d’une économie juste ainsi qu’au maintien du patrimoine culturel. Depuis cette date, de nombreux chercheurs ont travaillé pour évaluer la durabilité des régimes avec divers indicateurs. Cependant, il n’existe pas actuellement de score holistique pour évaluer la durabilité des régimes alimentaires au niveau individuel. 

L’objectif de notre étude était de proposer un index individuel pour évaluer la durabilité des régimes alimentaires sur de multiples dimensions. 

La synthèse de la littérature nous a amené à considérer 14 indicateurs, regroupés en quatre sous scores de poids équivalent reflétant : l’impact environnemental incluant des indicateurs relatifs à l’occupation des sols, les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’énergie, la contribution des aliments issus de l’agriculture biologique au régime, l’intérêt pour la saisonnalité et celui pour la réduction de l’usage des emballages ; la nutrition qui comporte le score PANDiet d’évaluation de la qualité de l’alimentation, le ratio protéines animales/protéines totales, et l’adéquation calorique du régime ; l’économie comporte la proportion du revenu dédiée à l’alimentation, l’intérêt pour l’éthique et pour le commerce équitable ; et enfin le score socio-culturel qui évalue les lieux d’achat et la consommation de plats préparés. Le score sur 12 points, nommé SDI est obtenu en sommant les quatre sous scores. Il a été mesuré pour 29 388 participants de l’étude NutriNet-Santé. La validité de contenu et de construit de l’index a été évaluée. 

Au sein de notre échantillon, le SDI (moyenne = 12 [12,07-12,13]) était fortement corrélé à tous les sous scores dont chacun contribue au classement des participants. Le sous score environnemental était le plus corrélé au SDI alors que le sous score économique était le moins corrélé (les coefficients de Pearson étaient de 0,66 et 0,52 respectivement). Les niveaux de consommations alimentaires chez les participants ayant un SDI le plus élevé sont cohérents avec d’autres régimes considérés comme durables et proposés par Afterre2050 ou Livewell2030. Les participants avec les SDI les plus élevés étaient plus souvent des femmes (24 %), diplômés du second degré (22 %), végétariens ou végans (7 %), non obèse (16 %).

Les validations de contenu et de construit du SDI comme outil d’évaluation de la durabilité des régimes sont satisfaisantes. Ainsi, cet index pourrait être utile dans l’identification des modifications nécessaires à l’amélioration de la durabilité des régimes alimentaires, dans l’estimation des associations avec les événements de santé sur le long terme, ainsi que pour guider les futures politiques alimentaires et de santé publique. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30973117


 


Association entre le score individuel FSA mesurant la qualité globale de l’alimentation et les symptômes d’asthme
Br J Nutr. 2019-1 

Andrianasolo RM, Julia C, Varraso R, Egnell M, Touvier M, Kesse-Guyot E,
Hercberg S, Galan P.



Introduction : Le rôle de l’alimentation dans l’asthme est toujours débattu. La France a adopté en 2017 un étiquetage nutritionnel simplifié sur la face avant des emballages (Nutri-Score) destiné à informer les consommateurs de façon simple sur la qualité nutritionnelle des aliments. Il est basé sur l’utilisation d’un système de profil nutritionnel (NPS) mise au point par la UK Food Standard Agency (FSA) et modifié par le Haut Comité de la Santé Publique en France et appelé FSA-NPS. Au niveau individuel, le score FSAm-NPS DI (FSA Dietary Index) reflète la qualité nutritionnelle globale de l'alimentation. Notre objectif était d'étudier, dans une cohorte prospective, l'association entre la qualité globale de l’alimentation évaluée par le score FSAm-NPS DI (qui sous-tend le calcul du Nutri-Score) et le score de symptôme de l'asthme.

Méthodes : 34 323 participants (25 823 femmes et 8 500 hommes) de la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans l’analyse. La qualité nutritionnelle globale du régime a été évaluée à l'aide du score FSAm-NPS DI. L'asthme était défini par le score de symptôme d'asthme (basé sur le nombre de réponses positives à cinq questions sur la présence de symptômes d’asthme dans les 12 derniers mois). L’association entre score FSAm-NPS DI et le score de symptôme d’asthme a été évaluée à l’aide de régression binomiale négative.

Résultats : L’âge moyen des participants était de 54 ans (± 14), 27 % rapportaient au moins un symptôme d'asthme. Après ajustement sur plusieurs facteurs de confusion potentiels, un score FSAm-NPS DI plus élevé, reflétant une moins bonne qualité nutritionnelle de l’alimentation, était associé à un score de symptôme de l’asthme plus élevé avec un odds ratio (IC 95 %) de 1,27 (1,17-1,38) chez les femmes et 1,31 (1,13-1,53) chez les hommes.

Conclusions : Un choix alimentaire de moindre qualité nutritionnelle, tel que reflété par un score FSAm-NPS DI plus élevé, est associé à une augmentation des symptômes d'asthme. Ces résultats contribuent à valider le score FSAm, ils renforcent également la pertinence de l'approche de santé publique qui vise à orienter les consommateurs vers des choix alimentaires plus sains en mettant en place un système d’étiquetage nutritionnel sur la face avant des emballages, basé sur le score FSAm-NPS, comme le Nutri-Score.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30924433


Des différences de biomarqueurs nutritionnels sont détectées entre les consommateurs et les non consommateurs d’aliments bio : résultats du projet BioNutriNet
Curr Dev Nutr. 2018 Nov 15;3(3):nzy090
Baudry J, Ducros V, Druesne-Pecollo N, Galan P, Hercberg S, Debrauwer L, Amiot MJ, Lairon D, Kesse-Guyot E.


Contexte : Des méta-analyses ont comparé les teneurs en  nutriments et métaux lourds des aliments bio et non bio. Toutefois, les impacts de telles variations sur les concentrations en biomarqueurs nutritionnels doivent être évalués chez l’Homme.

Objectif : Dans cette étude nichée de l’étude NutriNet-Santé, notre objectif était de comparer le statut nutritionnel des consommateurs de « bio » et des consommateurs de « non bio » appariés sur un score de propension.

Méthodes : Sur la base d’une consommation d’aliments bio auto-déclarée estimée par un questionnaire de fréquence alimentaire (FFQ), 150 faibles consommateurs et 150 forts consommateurs d’aliments bio ont été sélectionnés avec une proportion ˂ 10 % ou > 50 % d’aliments bio dans leur régime alimentaire, respectivement (exprimée en proportion d’aliments bio dans leur régime alimentaire global en g/j). Les participants ont été appariés en utilisant un score de propension dérivé de variables sociodémographiques, alimentaires et de santé. Les échantillons de plasma prélevés chez les participants à jeun ont été analysés via les méthodes appropriées pour mesurer les statuts en fer, magnésium, cuivre, cadmium, caroténoïdes, vitamines A et E, et les profils en acides gras.

Résultats : Nous avons trouvé des différences significatives entre les faibles et forts consommateurs d’aliments bio ayant le même profil (dont alimentaire) concernant les concentrations plasmatiques en magnésium, micronutriments liposolubles (α-carotène, β-carotène, lutéine, zéaxanthine), acides gras (acides linoléique, palmitoléique, γ-linolénique, docosapentanoéique) et certains index de désaturases d’acides gras. Aucune différence n’a été observée entre les deux groupes pour les concentrations plasmatiques en fer, cuivre, cadmium, lycopène, β-cryptoxanthine ou les vitamines A et E.

Conclusion : Si confirmés par d’autres études, nos résultats suggèrent qu’une forte consommation d’aliments bio, comparée à une très faible consommation, module dans une certaine mesure, le statut nutritionnel des individus avec un même profil alimentaire. De futures études, notamment des études de cohorte prospectives sont nécessaires pour évaluer la pertinence clinique de telles différences.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30842992


L’association entre les conditions chroniques physiques et mentales et la sieste
Sci Rep. 2019 Feb 11;9(1):1795
Léger D, Torres MJ, Bayon V, Hercberg S, Galan P, Chennaoui M, Andreeva VA.

Les objectifs de cette étude étaient d’estimer les associations entre de nombreuses conditions chroniques physiques et mentales et la sieste. Une étude épidémiologique transversale a été proposée au sein de la e-cohorte NutriNet-Santé lancée en France en 2009. Les participants étaient 43 060 volontaires français âgés de 18 ans ou plus avec un accès à Internet. Un questionnaire auto-déclaratif évaluant les caractéristiques du sommeil a été proposé en 2014. Le critère de jugement était la sieste en jour de semaine ou en weekend (oui/non). Les variables indépendantes étaient surpoids/obésité, hypertension, diabète, troubles de l’anxiété ou dépressifs, maladies cardiovasculaires incidentes (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, angor instable), cancers incidents (sein et prostate). Les associations d’intérêt ont été investiguées via des modèles de régression logistique multivariées.

Aucune association n’a été observée entre les maladies cardiovasculaires ou les cancers du sein et de la prostate et la sieste. Nous avons observé que faire la sieste était plus commun chez les hommes (46,1 %) que chez les femmes (36,9 %, p < 0,0001). Les individus en surpoids/obésité ou qui avaient hypertension,  diabète ou  troubles de l’anxiété ou dépressifs avaient une probabilité plus élevée de faire la sieste comparés  à leurs paires en bonne santé. Les ORs ajustés étaient compris entre 1,14 et 1,28. 
En conclusion, la majorité des conditions chroniques étaient indépendamment associées à la sieste. D’autres études longitudinales sont nécessaires pour investiguer le lien de causalité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30741949
 


Association entre consommation d’aliments ultratransformés et risque de mortalité parmi les adultes d’âge moyen en France
JAMA Intern Med. 2019
Schnabel L, Kesse-Guyot E, Allès B, Touvier M, Srour B, Hercberg S, Buscail C, Julia C.

Introduction : Un nombre croissant d’études suggère l’existence d’un lien entre la proportion d’aliments ultra-transformés et l’incidence des maladies chroniques. Cependant, à date, l’association entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de mortalité n’a jamais été étudié. 

Objectif : L’objectif de cette étude était d’étudier l’association entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de mortalité toutes causes.
Schéma et population d’étude : Il s’agit d’une étude de cohorte prospective sur des adultes âgés de 45 ans ou plus, issus de la cohorte Française Nutrinet Santé. La période d’étude s’étendait du 11 mai 2009 (date de lancement de Nutrinet-Santé) jusqu’au 15 décembre 2017 (durée médiane de suivi de 7,1 ans). Les participants ayant complété au moins un kit de 3 enregistrements alimentaires des 24 heures au cours de leurs 2 premières années de suivi ont été inclus dans l’étude. Par ailleurs, les données relatives au mode de vie, à l’activité physique, aux caractéristiques sociodémographiques et anthropométriques recueillies à l’inclusion ont été prises en compte.

Exposition : Les aliments ultra-transformés (selon le système de classification NOVA), sont caractérisés par des plats prêts à consommer ou prêts à réchauffer, à partir d’ingrédients pour la plupart combinés à des additifs. La proportion (en poids) d’aliments ultra-transformés dans l’alimentation a été calculée pour chacun des participants.
Critère de jugement principal et mesures d’associations : Le principal résultat d’intérêt était l’association entre la proportion d’aliments ultra-transformés et la mortalité globale. Les apports alimentaires moyens estimés à partir de tous les enregistrements de 24 heures disponibles durant les 2 premières années de suivi ont été considérés comme les apports alimentaires de base. La mortalité était mesurée à partir du CépiDC, le registre national de mortalité par causes. Les Hazard Ratio (HRs), ainsi que les intervalles de confiance à 95% (IC95%) ont été déterminés pour le risque de mortalité toutes causes à l’aide de modèles de Cox.

Résultats : Au total, 44 551 participants ont été inclus dans l’étude, dont 32 549 (73,1%) étaient des femmes, avec un âge moyen à l’inclusion de 56,7 (+/-7,5) ans. Les aliments ultra-transformés représentaient en moyenne 14,4% (+/-7,6%) du poids total des aliments consommés, correspondant à une proportion de 29,1% (+/-10,9%) de l’énergie totale. La consommation d’aliments ultra-transformés était associée à un âge plus jeune (14,5% [0,04%] chez les 45-64 ans, p<0.001), à un niveau de revenu plus faible (<1200 €/mois [0.16%], p<0.001), à un niveau d’étude plus bas (15,0% [0.07%], p<0.001), à un indice de masse corporelle plus élevé (≥ 30 kg/m2, 16% [0,11%] ; p<0,001) et à une activité physique plus basse (15,6% [0,08%] ; p<0,001). Au total, 602 décès sont survenus pendant la période de suivi. Après ajustement sur un ensemble de facteurs de confusion,  une augmentation de la proportion d’aliments ultra-transformés consommés était associée avec une augmentation du risque de mortalité toute cause (HR pour 10% d’augmentation, 1,14 IC95% 1,04-1,27 ; p=0,008). 

Conclusion et pertinence : Une augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés était associée à un risque accru de mortalité dans cette population d’adultes ; d’autres études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats et distinguer les différents mécanismes de l’impact de l’alimentation ultra-transformée sur la santé.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30742202
 


Relations entre l’attirance sensorielle pour le gras, le sucré ou le salé et les maladies cardiométaboliques : effets modulateurs de l’alimentation et du statut pondéral
Eur J Nutr. 2019
Lampuré A, Adriouch S, Castetbon K, Deglaire A, Schlich P, Péneau S, Fezeu L, Hercberg S, Méjean C.

Objectif : Les travaux précédents ont suggéré que l’attirance sensorielle individuelle était un prédicteur des apports alimentaires et du statut pondéral, et pourrait donc influencer le développement de maladies cardiométaboliques (CMDs). Nous avons investigué l’association entre l’attirance sensorielle pour le gras-salé, le gras-sucré, le sucré, le salé et l’incidence d’hypertension, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires (CVDs) sur une période de 6 ans chez les adultes, ainsi que les effets modulateurs des apports alimentaires et de l’indice de masse corporelle (IMC).

Méthodes : Nous avons examiné le risque de CMDs au sein de 41 332 (pour les CVDs et le diabète de type 2) et de 37 936 (pour l’hypertension) adultes français (cohorte NutriNet-Santé). Les scores d’attirance sensorielle, les caractéristiques individuelles, l’alimentation et les mesures anthropométriques ont été estimés à l’inclusion via des questionnaires. Les données de santé ont été collectées pendant 6 ans. Les associations entre l’attirance sensorielle et le risque de CMDs, ainsi que les effets modulateurs de l’alimentation et de l’IMC, ont été estimés par des modèles de Cox.

Résultats : L’attirance sensorielle pour le gras-salé était associée avec une augmentation du risque de diabète de type 2, d’hypertension et de CVDs [hazard ratios (HR) pour 1 point d’augmentation du score sensoriel : HR 1,30 (IC 95 % 1,18, 1,43), HR 1,08 (1,04, 1,13) et HR 1,10 (1,02, 1,19) respectivement]. L’IMC et les apports alimentaires ensemble expliquaient 93 %, 98 % et 70 % de la variation globale de l’attirance pour le gras-salé dans le diabète, l’hypertension et les CVD, respectivement. L’attirance pour le gras-sucré et l’attirance pour le salé étaient également associées à une augmentation du risque de diabète de type 2 [HR 1,09 (1,01, 1,17) et HR 1,09 (1,01, 1,18), respectivement] tandis que l’attirance pour le sucré était associée à une diminution du risque [HR 0,76 (0,69, 0,84)].

Conclusions : Une attirance élevée pour le gras-salé est significativement associée au risque de CMDs, qui résulte en grande partie des apports alimentaires et de l’IMC. Nos résultats pourraient être utiles pour orienter des actions efficaces et ciblées dans le cadre de la prévention.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30719567


 


L’impulsivité est associée aux apports alimentaires, au grignotage et aux troubles du comportement alimentaire au sein de la population générale
Am J Clin Nutr. 2019 Jan 1;109(1):117-126 
Bénard M, Bellisle F, Kesse-Guyot E, Julia C, Andreeva VA, Etilé F, Reach G, Dechelotte P, Tavolacci MP, Hercberg S, Péneau S. 

Contexte : L’impulsivité est un trait psychologique lié à diverses pathologies telles que l’obésité. Toutefois, peu d’études ont exploré la relation entre impulsivité, apports alimentaires, et les troubles du comportement alimentaire (TCA) dans la population générale. 

Objectif : L’objectif de cette étude transversale était de déterminer si l’impulsivité était associée aux apports énergétiques, à la consommation de groupes d’aliments, au grignotage et au risque de TCA.
Méthodes : En 2014, 51 368 participants de l’étude NutriNet-Santé ont complété la l’échelle d’impulsivité de Barratt (BIS-11). La consommation de groupe d’aliments et la qualité nutritionnelle du régime alimentaire ont été évalués en utilisant au minimum 3 enregistrements de 24 h auto-déclarés (n = 35 830), et le comportement de grignotage a été évalué par une question ad hoc (n = 48 562). Le risque de TCA a été estimé par le Questionnaire SCOFF, et les catégories de TCA (restrictive, boulimique, hyperphagique et autres types de TCA) ont été déterminées avec l’algorithme Expali (n = 48 824). Des modèles de régression logistique et linéaire ont été utilisés pour analyser les associations entre d’une part l’impulsivité et d’autre part les apports énergétiques, la consommation de groupes d’aliments, la qualité nutritionnelle, le grignotage, et le risque de TCA en tenant compte des facteurs sociodémographiques et de mode de vie.

Résultats : Des associations positives ont été observées entre l’impulsivité et la consommation de boissons alcoolisées et de biscuits apéritifs, tandis que des associations négatives ont été observées avec les fruits et légumes, la viande et les volailles, les charcuteries, les produits laitiers, les desserts lactés et les féculents. L’impulsivité était positivement associée à l’apport énergétique et négativement associée à la qualité nutritionnelle. L’impulsivité était également positivement associée au grignotage (OR = 3,32 ; IC 95 % : 2,99-3,68) et au risque de TCA (OR = 3,02 ; IC 95 % : 2,74-3,33). Les plus fortes associations ont été observées pour les troubles boulimiques (OR = 4,38 ; IC 95 % : 3,66-5,23) et hyperphagiques (OR = 2,91 ; IC 95 % : 2,56-3,31).

Conclusion : L’impulsivité était associée aux apports alimentaires, au grignotage et au risque de TCA et pourrait être prise en compte dans le cadre de la promotion de comportements alimentaires bénéfiques à la santé.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30596882

 


Influence des pratiques culinaires sur la variation de poids et le risque d’obésité sur 5 ans dans une cohorte prospective française
Int J Behav Nutr Phys Act. 2018 Nov 26;15(1):120
Méjean C, Lampuré A, Si Hassen W, Gojard S, Péneau S, Hercberg S, Castetbon K.



Contexte : Les pratiques culinaires pourraient déterminer les apports alimentaires et influencer le statut pondéral. Toutefois, les rares études disponibles ont montré des résultats incohérents. Aucune étude n’a investigué prospectivement l’association entre les pratiques culinaires et la variation de poids au cours du temps. Nous avons estimé les associations entre les pratiques culinaires et la variation de poids et le risque de développer une obésité sur 5 ans chez 12 851 adultes français participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé. L’effet médiateur des apports alimentaires dans ces relations a également été investigué. 

Méthodes : La fréquence et le temps consacré à la préparation des repas, les compétences culinaires, l’utilisation d’aliments bruts, l’équipement en cuisine,  le plaisir de cuisiner, la volonté de cuisiner mieux ou plus fréquemment ont été estimés à l’inclusion par  un questionnaire en ligne et les apports alimentaires avec des enregistrements de 24 h.  Les données anthropométriques auto-déclarées ont été collectées, via un questionnaire en ligne, à l’inclusion et 5 ans plus tard. Les associations entre ces pratiques et la variation relative de poids sur 5 ans et les analyses de médiation ont été réalisées par des modèles linéaires et ceux pour le risque d’obésité avec des modèles de régression logistique, stratifiés sur le sexe et ajustés sur l’âge, la composition du foyer, le niveau d’éducation, la profession, les revenus, l’activité physique, le statut tabagique et les antécédents de régime.

Résultats : Chez les femmes, l’utilisation d’aliments bruts était prospectivement associée à une diminution du risque d’obésité sur la période de suivi de 5 ans (OR = 1,32 (1,08-2,32)) après ajustements sur les facteurs de confusion. Après inclusion des apports alimentaires comme médiateurs, l’association entre l’utilisation d’aliments bruts et le risque d’obésité chez la femme n’était plus significative (P = 0,08). Cette association semblait être en partie médiée par les facteurs alimentaires avec une différence de 59 % de l’estimation, dans le groupe ayant un faible score d’utilisation d’aliments bruts, entre le modèle ajusté et ceux avec médiateurs (OR = 1,13 (0,71-1,77)). Concernant la variation de poids sur 5 ans, après ajustement sur les facteurs de confusion, toutes les associations entre les indicateurs de pratiques culinaires et la variation de poids n’étaient plus significatives.  

Conclusions : Dans un contexte de diminution du temps consacré à la préparation des repas dans les pays industrialisés, qui pourrait influencer la qualité nutritionnelle et la santé, notre étude prospective ne montre pas d’effet des pratiques culinaires sur la variation de poids sur 5 ans et le risque d’obésité, excepté pour l’utilisation d’aliments bruts et le risque d’obésité chez les femmes. Cette étude fournit des informations utiles sur les implications à long terme des pratiques culinaires sur la santé et devrait être corroborée par de nouvelles études, en particulier sur l’effet des pratiques culinaires sur les maladies chroniques telles que l’incidence de diabète, d’hypertension, des maladies cardiovasculaires, en comparaison à d’autres déterminants.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30477513


17.05.19 - Résumés en français
Association prospective entre fréquence de consommation de bio et risque de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Association prospective entre  apports alimentaires en polyphénols (totaux ou spécifiques) et le risque de maladie cardiovasculaire (MCV) dans la cohorte française NutriNet-Santé

Consommation de compléments alimentaires dans une population de 77 000 adultes français: impact sur les apports nutritionnels, les prévalences d’inadéquation et les dépassements des limites de sécurité et identification des prises « à risque » (cohorte NutriNet-Santé)

Prévalences et déterminants sociodémographiques des troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les hommes et femmes en France, avec un focus sur l’âge

Apports en macronutriments en lien avec les céphalées migraineuses ou non migraineuses

Impact des logos nutritionnels en face avant des emballages sur la sélection des tailles de portions : une étude expérimentale dans une cohorte française

Concentrations en pesticides dans les urines d’adultes français chez les faibles et forts consommateurs de bio : résultats de l’étude NutriNet-Santé

Impulsivité et perspectives temporelles en tant que modérateurs de l’association entre l’alimentation liée aux émotions et le statut pondéral

Compréhension objective du logos nutritionnel Nutri-Score en face avant des emballages en fonction des caractéristiques individuelles des sujets : Comparaisons avec d’autres formats de logos

Association entre adhésion au régime méditerranéen et sévérité du psoriasis : résultats de la cohorte NutriNet-Santé


Nutrition et syndrome du côlon irritable
Le côlon irritable

Le syndrome du côlon irritable (SCI) est une pathologie digestive fonctionnelle (c’est-à-dire une pathologie pour laquelle aucune cause organique n’a pu être identifiée) qui associe un inconfort digestif et/ou des ballonnements associés à un trouble du transit. Environ 5% des français souffriraient d’un SCI, qui représente l’un des premiers motifs de consultation chez le gastroentérologue. Les personnes atteintes décrivent une altération de leur qualité de vie quotidienne. 

L’alimentation étant l’un des principaux facteurs déclencheur ou aggravant d’un SCI, au sein de NutriNet-Santé, les chercheurs se sont intéressés aux liens entre l’alimentation et le syndrome du côlon irritable.


Nos résultats de recherche 

Une alimentation de type « occidentale » avec une forte teneur en céréales, produits sucrés, snacks salés, boissons sucrées et une faible teneur en fruits et légumes, ou encore un régime avec une teneur élevée en aliments ultra-transformés sont plus à risque. 


Ces résultats apportent des connaissances supplémentaires sur le type d’alimentation susceptible de favoriser la survenue ou d’aggraver un syndrome du côlon irritable.
Désormais, afin d’identifier quels nutriments seraient plus spécifiquement impliqués dans ce syndrome, nos chercheurs s’intéressent aux fibres ou encore aux FODMAPs (sous-types de sucres pouvant fermenter dans le côlon). 

Pour faire avancer la recherche et connaître les avancées scientifiques sur les liens entre la nutrition et le syndrome du côlon irritable, inscrivez-vous à NutriNet-Santé et restez connectés ! 


 


Teasing vidéo NutriNet-Santé

Qu’est-ce que l’étude NutriNet-Santé ? Quels sont ses axes de recherche ? Quels sont ses objectifs ?

En exclusivité, découvrez le teasing de la vidéo NutriNet-Santé ! Aimez, partagez et surtout, invitez vos proches à participer à cette grande aventure humaine et scientifique !

 



10 ans !
Chers Nutrinautes, 
En mai 2009, l’étude NutriNet-Santé voyait le jour. 10 ans après, ce sont plus de 160 000 Nutrinautes qui font vivre cette aventure humaine et scientifique. MERCI !

A l’occasion de cet anniversaire et pour vous remercier de votre engagement et de votre fidélité, nous vous réservons bien des surprises sur les mois de mai et juin. Alors un conseil : RESTEZ CONNECTES !


Alimentation et asthme dans l’étude NutriNet-Santé
Nous présenterons ici les méthodes ainsi que les résultats d’une première étude sur les relations entre alimentation et asthme qui a fait l’objet d’une publication dans une revue internationale.

Méthodes

En 2017, 34 766 Nutrinautes pour lesquels des données sur leur comportement alimentaire ont répondu à un questionnaire détaillé sur la santé respiratoire.
Nous avons caractérisé l’asthme par un score de symptômes d’asthme, basé sur le nombre de réponses positives à cinq questions sur la présence de symptômes d’asthme dans les 12 derniers mois. Le contrôle de l’asthme a été évalué par l’ACT (test de contrôle de l’asthme), outil permettant de mesurer le contrôle de l’asthme de manière rétrospective (4 dernières semaines). La qualité globale de l’alimentation a été évaluée à l’aide de trois scores ce caractérisation des habitudes alimentaires utilisés au niveau international : L’AHEI-2010 (Alternative Healthy Eating Index-2010) qui mesure le degré d’adhésion à une alimentation saine, le MEDI-LITE (literature-based adherence score to Mediterranean diet)  qui mesure le degré d’adhésion à un régime de type méditerranéen et le mPNNS-GS (Programme National Nutrition Santé-Guideline Score modifié) qui mesure le degré d’adhésion aux recommandations nutritionnelles françaises.

Les associations entre les scores alimentaires et le score de symptômes d’asthme ainsi que son contrôle ont été étudiées à l’aide de modèles statistiques adaptés.


Résultats

Environ 25 % des participants ont rapporté au moins un symptôme d’asthme. Après ajustement sur différents facteurs de confusion (l’âge, le tabac, le niveau d’éducation, l’activité physique, l’apport énergétique, la rhinite allergique, les antécédents familiaux d’asthme), nous avons observé qu’une meilleure adhérence à une alimentation saine était associée à une diminution  des symptômes d’asthme de 21 %, 21 % et 11 % chez les femmes, et de 33 %, 28 % et 27 % chez les hommes, respectivement pour les trois scores alimentaires AHEI-2010, MEDI-LITE et mPNNS-GS. Parmi les asthmatiques (n=2 609), 15 % des femmes et 11 %  des hommes avaient un asthme mal contrôlé et une meilleure adhérence à une alimentation saine était associée un plus faible risque d’asthme mal contrôlé.


Conclusion

Une meilleure adhérence à une alimentation saine est associée à moins de symptômes d’asthme et à un meilleur contrôle de l’asthme, suggérant ainsi le rôle potentiel des recommandations nutritionnelles encourageant l’adoption d’une alimentation saine pour la prévention  de l’asthme.

D’autres études restent cependant nécessaires au sein de la cohorte NutriNet-Santé pour renforcer ces résultats, notamment des analyses longitudinales (en suivant dans le temps un grand nombre de Nutrinautes sur plusieurs années), avec le recueil des données sur l’évolution de l’asthme au cours du temps. Pour cela, l’implication des Nutrinautes déjà inscrits mais aussi le recrutement de nouveaux participants à l’Etude NutriNet-Santé s’avèrent plus que jamais nécessaire.
 


L'asthme : le comprendre pour mieux le prévenir
Une problématique de santé publique

Dans le monde, plus de 350 millions de personnes souffrent d’asthme. La prévalence de l’asthme a beaucoup augmenté au cours des 40 dernières années et cette augmentation concerne de nombreux pays dans le monde même si elle est plus marquée dans les pays industrialisés. L’asthme est un enjeu majeur pour la santé publique pouvant avoir des répercussions importantes car il représente la 28ème cause d’invalidité dans le monde avec des impacts économiques considérables. En France, sa fréquence est estimée à environ 10 %.

C’est une maladie complexe et multifactorielle avec des déterminants génétiques, sociaux et environnementaux. L’augmentation rapide de sa fréquence au cours des dernières décennies pourrait être liée à des facteurs environnementaux et comportementaux, notamment la modification des comportements alimentaires. La recherche sur le lien entre alimentation et asthme reste toutefois moins importante par rapport aux autres maladies chroniques et aucune mesure de prévention intégrant des recommandations claires sur l’alimentation n’existe à ce jour.

L’asthme : bien le comprendre pour mieux le prévenir

Problématique de santé publique émergente, au sein de NutriNet-Santé les chercheurs ont développé un axe de recherche qui lui est dédié dont les objectifs sont : 
•    Améliorer la caractérisation de l’asthme et ses diverses expressions dans la cohorte NutriNet Santé
•    Etudier les relations entre divers facteurs nutritionnels, l’asthme et ses diverses expressions
•    Etudier l’évolution de l’asthme dans le temps en relation avec divers facteurs nutritionnels
•    Etudier les relations entre divers facteurs environnementaux et comportementaux, leurs interactions, l’asthme et ses diverses expressions

A ce jour, les études montrent qu’une meilleure adhérence à une alimentation saine est associée à moins de symptômes d’asthme et à un meilleur contrôle de l’asthme, suggérant ainsi le rôle potentiel des recommandations nutritionnelles encourageant l’adoption d’une alimentation saine dans la prévention de l’asthme.

Cependant, d’autres études restent nécessaires au sein de la cohorte NutriNet-Santé pour renforcer ces résultats, notamment des analyses longitudinales (en suivant dans le temps un grand nombre de Nutrinautes sur plusieurs années), avec le recueil des données sur l’évolution de l’asthme au cours du temps. Pour cela, l’implication des Nutrinautes déjà inscrits mais aussi le recrutement de nouveaux participants à l’Etude NutriNet-Santé s’avèrent plus que jamais nécessaires.

Pour plus d’informations retrouvez en français les résultats de la dernière étude  « Alimentation et asthme dans l’étude NutriNet-Santé » 
 


Durabilité des régimes en fonction de la proportion de bio dans l’alimentation : les résultats du projet BioNutriNet
Une approche épidémiologique multi-critères, menée dans le cadre du projet BioNutriNet, a croisé le niveau de bio dans l’alimentation avec différents indicateurs de la durabilité. Elle montre que le régime alimentaire des grands consommateurs de bio est dans son ensemble plus sain au plan nutritionnel, globalement moins impactant pour l’environnement, réduit l’exposition aux pesticides de synthèse mais coûte plus cher à l’achat. Une grande partie des bénéfices (moindre émission de gaz à effets de serre, moindre usage des sols,) est liée à la part plus importante de produits végétaux dans leur alimentation, alors que la présence plus forte de produits bio dans le régime permet un niveau plus faible d’exposition à des contaminants chimiques. Ces résultats sont publiés le 15 avril 2019 dans la revue American Journal of Clinical Nutrition.

Cliquez ici pour lire le communiqué de presse


Association prospective entre fréquence de consommation de bio et risque de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé
JAMA Intern Med. 2018 Dec 1;178(12):1597-1606
Baudry J, Assmann KE, Touvier M, Allès B, Seconda L, Latino-Martel P, Ezzedine K, Galan P, Hercberg S, Lairon D, Kesse-Guyot E.


Importance : Bien que les produits bio soient moins susceptibles de contenir des résidus de pesticides que les aliments conventionnels, peu de travaux ont exploré le lien entre la consommation de produits bio et le risque de cancer.

Objectif : D’étudier l’association prospective entre la fréquence de consommation de produits bio (dont l'utilisation de pesticides de synthèse est interdite) et le risque de cancer dans un large échantillon d’adultes français issus de la population générale.

Matériel et méthodes : Les données ont été recueillies chez 68946 participants de la cohorte NutriNet-Santé ayant fourni des informations relatives à leur fréquence de consommation pour 16 produits alimentaires bio, permettant d’obtenir un « score de fréquence de bio » (noté de 0 à 32). Le suivi a été réalisé entre le 10 mai 2009 et le 30 novembre 2016. Les associations entre le score bio modélisé en quartiles et le risque de cancer ont été caractérisées par des modèles de Cox multivariables qui ont permis de fournir des risques relatifs (RR) et des intervalles de confiance à 95 % (IC 95 %).

Résultats : Le suivi moyen était de 4,58 (2,08) ans et la moyenne d’âge de 44,2 (14,5) ans. Au cours de cette période, 1340 nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués, notamment 459 cas de cancer du sein, 180 cancers de la prostate, 135 cancers de la peau, 99 cancers colorectaux, 45 lymphomes non-Hodgkiniens et 15 autres lymphomes. Après ajustement sur les principaux facteurs de confusion, la consommation de bio était associée avec une diminution du risque de cancer au global (RRQ4 vs Q1 = 0,75 (0,63–0,88), ptendance = 0,001) ; réduction absolue du risque, 0,6 % ; hazard ratio pour un incrément de 5 points, 0,92 ; IC 95 %, 0,88-0,96).

Conclusions et pertinence : Une fréquence plus élevée de consommation d’aliments bio étaient associée à une diminution du risque de cancers. Des études prospectives avec des temps de suivi suffisamment longs sont nécessaires pour confirmer ou infirmer ces résultats et identifier les facteurs impliqués dans cette association.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30422212
 


BioNutriNet
A l’occasion de la sortie de l’article « Amélioration de la durabilité du régime avec l'augmentation du nombre d'aliments bio dans le régime : résultats de la cohorte BioNutriNet » dans The American Journal of Clinical Nutrition , (re)découvrez le projet BioNutriNet !

BioNutriNet est un projet de recherche développé au sein de NutriNet-Santé qui réunit de nombreux laboratoires de recherche autour d’un même objectif : améliorer les connaissances sur les liens entre aliments Bio, exposition aux pesticides et santé.
Retrouvez toutes les informations sur ce grand projet ici : http://bionutrinet.etude-nutrinet-sante.fr/

Pour faire avancer la recherche sur les liens entre la nutrition et santé, c’est par ici : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/​​​​​​​
 


Association prospective entre apports alimentaires en polyphénols (totaux ou spécifiques) et le risque de maladie cardiovasculaire (MCV) dans la cohorte française NutriNet-Santé
Nutrients. 2018 10(11): e1587
Adriouch S, Lampuré A, Nechba A, Baudry J, Assmann K, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Scalbert A, Touvier M, Fezeu LK.

Contexte : Les données épidémiologiques et expérimentales suggèrent un effet protecteur des polyphénols alimentaires sur les maladies chroniques ; cependant, des données longitudinales de haute qualité sont nécessaires, y compris celles portant sur les catégories de polyphénols. Notre objectif était d'étudier l'association entre les classes et sous-classes totales et individuelles de polyphénols alimentaires et le risque de maladie cardiovasculaire (MCV) dans la cohorte NutriNet-Santé.

Méthodes : Un total de 84 158 participants, ayant complété au moins trois rappels alimentaires de 24 h, ont été inclus entre mai 2009 et juin 2017. Les apports individuels en polyphénols ont été obtenus en faisant correspondre les données de consommation alimentaire des rappels alimentaires de 24 h avec la base de données de composition de polyphénols de Phenol-Explorer. Des modèles multivariés à risques proportionnels de Cox ont été utilisés pour caractériser les associations entre les polyphénols alimentaires et l'incidence des maladies cardiovasculaires, en comparant le tertile 3 au tertile 1 des classes et sous-classes de polyphénols.

Résultats : Sur une médiane de suivi de 4,9 années, 602 événements cardiovasculaires majeurs ont été diagnostiqués. La consommation d'anthocyanines, de catéchines et de flavonols était fortement inversement associée au risque de maladie cardiovasculaire (anthocyanes: rapport de risque (RR) pour une augmentation de 10 mg / jour = 0,98 (0,96 -  0,99, p = 0,03, HRT3vs.T1 = 0,66 (0,52-0,83), ptendance = 0,0003; catéchines: HR pour une augmentation de 10 mg / jour = 0,98 (0,96-10,99), p = 0,02, RRT3vs.T1 = 0,74 (0,60-0,91), ptendance = 0,004 ; flavonols: RR pour une augmentation de 10 mg / jour = 0,94 (0,90 à 0,99), p = 0,02, RRT3vs.T1 = 0,75 (0,61 à 0,94), ptendance = 0,006). Les apports nutritionnels en dihydrochalcones, proanthocyaninidines, dihydroflavonols, acides hydroxybenzoïques et stilbènes étaient également associés à une diminution (de 13 %, 19 %, 24 %, 24 % et 27 %, respectivement) du risque de maladie cardiovasculaire, en comparant le tertile 3 au tertile 1.

Conclusions : Des apports élevés en polyphénols, en particulier en anthocyanes, en catéchines et en flavonols, ont été associés à une diminution statistiquement significative du risque de maladie cardiovasculaire.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30380657
 


Consommation de compléments alimentaires dans une population de 77 000 adultes français: impact sur les apports nutritionnels, les prévalences d’inadéquation et les dépassements des limites de sécurité et identification des prises « à risque » (cohorte NutriNet-Santé)
Eur J Nutr. 2018
Fassier P, Egnell M, Pouchieu C, Vasson MP, Cohen P, Galan P, Kesse-Guyot E, Latino-Martel P, Hercberg S, Deschasaux M, Touvier M.

Introduction : Les compléments alimentaires (CA) sont largement consommés dans les pays occidentaux mais les études disposant de données quantitatives sont rares. Les objectifs de cette étude étaient 1) d’évaluer la contribution des CA vitaminiques et minéraux aux apports nutritionnels usuels et l’impact de la consommation de ces produits sur les prévalences d'inadéquation et les dépassements des limites de sécurité, et 2) de répertorier les pratiques de consommation de CA potentiellement « à risque », dans une large population d’adultes en France.

Matériel et méthodes : Un questionnaire portant sur la consommation de CA durant les 12 derniers mois a été complété par 76 925 sujets de la cohorte NutriNet-Santé deux mois après leur inclusion. Les données alimentaires étaient recueillies à l’aide de 3 enregistrements de 24 heures, auxquels a été appliquée la méthode de réduction de la variance développée par le National Cancer Institute, USA. Les analyses étaient redressées grâce aux données du recensement INSEE (macro Calmar). Les prévalences d’inadéquation étaient estimées par la proportion de sujets dont l’apport est inférieur au besoin nutritionnel moyen.

Résultats : 43% des sujets étaient consommateurs de CA. Les CA contribuaient de manière importante à l’apport nutritionnel total chez les utilisateurs du nutriment spécifique (e.g., 52% pour la vitamine D, 21% pour la vitamine B6 et le rétinol, 19% pour le bêta-carotène et la vitamine C, et 18% pour la vitamine B1). Comparé à l’apport alimentaire seul, l’utilisation de CA contenant le nutriment spécifique conduisait à une diminution des prévalences d’inadéquation de 11% pour la vitamine C, 9% pour le magnésium et 6% pour la vitamine B6 chez les hommes, et de 19% pour le calcium, 12% pour le fer et 11% pour le magnésium chez les femmes. En revanche, les proportions de dépassement des limites de sécurité atteignaient 6% pour le fer et 5% pour le magnésium chez les hommes, et 9% pour le fer chez les femmes, chez les utilisateurs de CA contenant ces nutriments spécifiques. Environ 7% des consommateurs de CA ont rapporté des prises pouvant être qualifiées de « à risque »: 1 372 (4%) fumeurs ou ex-fumeurs consommaient des CA à base de bêta-carotène et 1 023 (3%) participants avaient pris simultanément des compléments et des médicaments pour lesquels des interactions délétères étaient répertoriées dans la littérature.

Conclusion : Cette large étude quantitative souligne une contribution relativement importante des CA à l’apport nutritionnel, ayant pour conséquence une réduction des prévalences d’inadéquation pour plusieurs nutriments mais également une augmentation des dépassements des limites de sécurité, notamment pour le fer. En outre, des pratiques de consommation « à risque » (associations à éviter entre certains CA et certains médicaments par exemple) étaient observées pour une proportion non négligeable de consommateurs de CA.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30293178


 


Prévalences et déterminants sociodémographiques des troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les hommes et femmes en France, avec un focus sur l’âge
J Epidemiol Community Health. 2019 73(1):56-64
Andreeva VA, Tavolacci MP, Galan P, Ladner J, Buscail C, Péneau S, Galmiche M, Hercberg S, Déchelotte P, Julia C.

Contexte : A l’échelle de la population générale, l’association entre les troubles du comportement alimentaire (TCA) et l’âge, et d’autres facteurs sociodémographiques a été très peu étudiée.

Méthodes : Les données transversales de l’e-cohorte NutriNet-Santé incluant des individus issus de la population générale française (n = 49603 adultes ; 76,3 % de femmes ; âge moyen = 50,4 ± 14,6 ans) ont été utilisées. Les TCA ont été évalués en 2014 à partir du questionnaire SCOFF (composé de 5 questions à réponse binaire) et de l’algorithme Expali. Les TCA ont été classés en 4 grandes catégories diagnostiques : restrictifs, boulimiques, hyperphagiques et autres et ont été considérés comme des variables dépendantes. L’âge, le statut marital, le niveau d’éducation, la profession, l’activité physique et le statut tabagique ont été considérés comme des variables indépendantes. Les associations ont été estimées par des modèles logistiques multivariés.

Résultats : Chez les femmes, l’âge était inversement et linéairement associé aux troubles restrictifs et boulimiques, mettant en évidence la période 18-25 ans comme la plus vulnérable (OR ajusté = 3,37 ; IC 95 % : 2,24-5,08 pour les troubles restrictifs et OR ajusté = 2,98 ; IC 95 % : 2,37-3,74 pour les troubles boulimiques, respectivement). Une association similaire a été observée chez les hommes pour les troubles boulimiques. Chez les femmes, l’âge n’était pas associé aux troubles hyperphagiques, pour lesquels le fait de vivre seule, un faible niveau d’éducation, une activité physique faible, être femme au foyer/handicapée/au chômage/retraitée, manutentionnaire, ou une ancienne fumeuse était significativement associés. Chez les hommes, la période 18-39 ans est apparue comme la moins vulnérable pour les troubles hyperphagiques (OR ajusté = 0,74 ; IC 95 % : 0,56-0,99). Dans les deux sexes, avoir un diplôme postsecondaire était inversement associé à tous les TCA excepté les troubles restrictifs, tandis qu’être étudiant(e) était significativement associé aux troubles restrictifs.  

Conclusions : Ces résultats, qui sont en faveur d’associations sexe-spécifiques entre l’âge et les 4 types de TCA, pourraient être utiles dans le cadre d’initiatives de prévention futures ciblant des TCA spécifiques dans des groupes d’âge spécifiques.  

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30301763

 


Apports en macronutriments en lien avec les céphalées migraineuses ou non migraineuses
Nutrients. 2018 10(9):e1309
Andreeva VA, Szabo de Edelenyi F, Druesne-Pecollo N, Touvier M, Hercberg S, Galan P.


La migraine est un trouble de la fonction cérébrale dont la prévalence mondiale est estimée à 11,6 %. Il s’agit de céphalées primaires avec des crises unilatérales et récurrentes ayant des conséquences psychosociales importantes. A ce jour, très peu de données sont disponibles en population générale sur l'alimentation chez les individus souffrant de céphalées. Dans cette étude épidémiologique d’observation constituée d’un échantillon important, les objectifs étaient de déterminer les prévalences actuelles des céphalées (migraines ou céphalées non migraineuses) et de décrire les apports quotidiens en macronutriments chez les adultes français souffrant de céphalées. 

Il s’agit d’une étude ancillaire conduite dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé (lancée en 2009). Cette cohorte est constituée de volontaires de plus de 18 ans, recrutés par des campagnes multimédia grand public et suivis via le site internet https://www.etude-nutrinet-sante.fr. Les céphalées ont été identifiées par un questionnaire d'auto-déclaration en 2013-2016. Les migraines et les céphalées non migraineuses ont été définies selon des critères déjà publiés. Les apports alimentaires en macronutriments ont été estimés grâce aux enquêtes alimentaires de 24 h. Les apports quotidiens moyens (en g/jour) en glucides (simples, complexes, totaux), protéines et lipides (totaux, acides gras saturés, monoinsaturés, polyinsaturés) étaient les mesures d’exposition. A partir des 37 125 individus ayant répondu au questionnaire, un échantillon de 31 770 (8 042 hommes et 23 728 femmes) pour lesquels l’ensemble des données sociodémographiques et de mode de vie avaient été collectées ont été inclus. Des analyses transversales ont été réalisées à l’aide de modèles ajustés ANOVA stratifiés selon le sexe.

Au total, 9,2 % des hommes (âge moyen = 54,3 ± 13,3 ans) et 25,7 % des femmes (âge moyen = 49,6 ± 12,8 ans) ont déclaré souffrir de migraine. Dans les modèles ajustés, des apports plus faibles en protéines (p < 0,02) et des apports plus élevés en lipides totaux (p < 0,01) ont été observés chez les hommes migraineux par rapport aux hommes non migraineux (hommes sans maux de tête ou souffrant de céphalées non migraineuses). En revanche, les apports en lipides totaux (p < 0,0001) et en glucides totaux (p < 0,05) étaient légèrement plus élevés chez les femmes migraineuses par rapport aux femmes non migraineuses.

Ces résultats permettent d’actualiser les données sur les prévalences des céphalées en France, même si cet échantillon pourrait être sujet d’un biais de sélection. Des associations significatives ont été observées entre les apports en macronutriments et les céphalées, qui différaient selon le sexe. Des recherches longitudinales complèteront ces travaux et serviront à orienter le développement de stratégies de santé publique dans le cadre de la prévention primaire.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30223543


Impact des logos nutritionnels en face avant des emballages sur la sélection des tailles de portions : une étude expérimentale dans une cohorte française
Nutrients. 2018 Sep 8;10(9). pii: e1268
Egnell M, Kesse-Guyot E, Galan P, Touvier M, Rayner M, Jewell J, Breda J, Hercberg S, Julia C.

En Europe, 3 logos nutritionnels en face avant des emballages, 2 mis en place par des gouvernements (Nutri-Score et Feux Tricolores Multiples (FTM)) et l’un créé par un consortium d’entreprises agro-alimentaires (Evolved Nutrition Label (ENL)), sont en discussion. Contrairement au Nutri-Score et aux FTM basés sur le contenu nutritionnel au 100g d’un aliment, l’ENL est basé sur une portion d’aliment, se traduisant alors par un étiquetage plus favorable spécifiquement pour les aliments consommés en petites quantités. Or, l’effet de ces 3 logos sur la sélection des tailles de portion est inconnu. L’objectif de l’étude était donc d’évaluer l’effet de l’ENL, des FTM et du Nutri-Score sur la sélection des tailles de portions, pour des aliments de moins bonne qualité nutritionnelle, en comparaison à l’absence de logo.

Chaque participant, issu de la cohorte Nutri-Net Santé, était exposé à 3 catégories alimentaires pour lesquelles une consommation en quantité limitée est recommandée (biscuits, fromages, pâtes à tartiner), et 4 produits par catégorie où les 4 situations d’étiquetage (3 logos et l’absence de logo comme contrôle) étaient représentées. L’ordre d’apparition des produits ainsi que les combinaisons produit*logo étaient randomisées. Pour chaque produit, le participant choisissait une taille de portions, parmi 4 photos standardisées de taille croissante, et le nombre de portions qu’ils consommeraient dans une occasion réelle de consommation. Des tests de Kruskall-Wallis étaient réalisés pour comparer les tailles de portions moyennes choisies entre les différents logos et le contrôle sans logo, ainsi qu’entre les logos. L’effet des logos sur la portion était analysé à l’aide de modèles de régression logistique ordinale.

Comparé à l’absence de logo, le Nutri-Score conduisait à la sélection d’une portion significativement plus faible (OR = 0,76 (0,74-0,76), p-value < 0,0001), suivi des FTM (OR = 0,83 (0,82-0,84), p-value < 0,0001). Au global, l’ENL (OR = 0,99 (0,98-1,00), p-value = 0,2) n’était pas significativement différent du contrôle. Les effets du Nutri-Score et des FTM étaient similaires dans les 3 catégories d’aliments, avec la sélection de portions significativement plus petites. En revanche, les effets de l’ENL étaient différents en fonction de la catégorie considérée : alors qu’il conduisait à une portion plus faible pour les fromages (OR = 0,84 (0,83-0,87), p-value < 0,0001), il était également associé à une augmentation significative de la taille de portion pour les pâtes à tartiner (OR = 1,19 (1,15-1,22), p-value < 0,0001).

Le Nutri-Score, suivi des FTM, semblent être des outils efficaces pour augmenter la capacité du consommateur à identifier la qualité nutritionnelle des aliments et l’encourager à choisir des portions plus faibles pour des produits de moins bonne qualité nutritionnelle. En revanche, l’ENL semble avoir à un effet très limité pour diminuer les portions des produits de moins bonne qualité nutritionnelle comparé à l’absence de logo, et tendrait même à accroître la taille de portion pour les pâtes à tartiner.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30205548


Concentrations en pesticides dans les urines d’adultes français chez les faibles et forts consommateurs de bio : résultats de l’étude NutriNet-Santé
J Expo Sci Environ Epidemiol. 2018
Baudry J, Debrauwer L, Durand G, Limon G, Delcambre A, Vidal R, Taupier-Letage B, Druesne-Pecollo N, Galan P, Hercberg S, Lairon D, Cravedi JP, Kesse-Guyot E.

L’alimentation est la principale voie d’exposition aux pesticides dans la population générale. Des études ont montré que les aliments bio contenaient moins de résidus de pesticides que leurs homologues conventionnels. Toutefois, peu d’études observationnelles ont porté sur la comparaison des niveaux de pesticides dans les urines des consommateurs de bio et conventionnel. Afin de répondre à cette question, les concentrations urinaires de pesticides et de métabolites organophosphorés, pyréthroïdes et dérivés d’azole ont été évaluées dans deux groupes de 150 participants bio (part de bio > 50 % de l’alimentation) et non-bio (part de bio < 10 % de l’alimentation) issus de la cohorte nationale NutriNet-Santé, appariés sur de nombreux facteurs.

Ces analyses ont montré que les participants dont le régime alimentaire contenait majoritairement des produits bio présentaient moins de certains résidus de pesticides notamment marqueurs d’organophosphorés dans leurs urines que ceux consommant principalement des aliments issus de l'agriculture conventionnelle. Les deux groupes présentaient des niveaux d’exposition relativement élevés. Les résultats obtenus indiquent que l’exposition à certains pesticides via l’alimentation notamment organophosphorés et pyréthrinoïde peut être réduite par l’introduction d’aliments bio dans le régime. Les effets cliniques de telles différences doivent être approfondis.

http://​​​​​​​https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30185942


Impulsivité et perspectives temporelles en tant que modérateurs de l’association entre l’alimentation liée aux émotions et le statut pondéral
Int J Behav Nutr Phys Act. 2018 Sep 6;15(1):84.
Bénard M, Bellisle F, Etilé F, Reach G, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

Contexte : L’alimentation liée aux émotions (EmE) est caractérisée par une surconsommation d’aliments en réponse à des émotions négatives et est associée à une augmentation du statut pondéral. La considération des conséquences futures (CFC) ou un niveau faible d’impulsivité pourraient influencer l’association entre EmE et statut pondéral. L’objectif était l’influence potentiellement modératrice de la CFC et de l’impulsivité sur la relation entre EmE et IMC.

Méthodes : Un total de 9974 hommes et 39 797 femmes issus de l’étude de cohorte NutriNet-Santé ont complété la version révisée à 21 items du « Three-Factor Eating Questionnaire » pour estimer le score d’EmE, le questionnaire CFC (CFC-12) pour évaluer le niveau de perspective temporelle et le questionnaire Barratt Impulsiveness Scale (BIS-11) pour estimer l’impulsivité. Le poids et la taille ont été auto-déclarés chaque année pendant une période de suivi moyen de 5,3 ans. Les associations entre EmE et mesures répétées d’IMC ont été évaluées avec des modèles de régression logistique et linéaire multivariés stratifiés par genre, tertiles de CFC, ou tertiles de BIS-11, ajustés pour les facteurs sociodémographiques et de style de vie.

Résultats : Globalement, l’EmE était associée positivement à l’IMC. La CFC et l’impulsivité ne modulaient pas l’effet de l’EmE sur les changements d’IMC par an, mais modéraient quantitativement l’effet de l’EmE sur l’IMC global. Chez les femmes, l’intensité de l’association entre EmE et statut pondéral augmentait avec le niveau de CFC. La différence des pentes d’IMC entre un niveau faible et un niveau élevé de CFC était de - 0,43 kg/m² (IC 95 % : - 0,55, - 0,30) (p ˂ 0,0001). De plus, la force de l’association entre alimentation liée aux émotions et statut pondéral augmentait avec le niveau d’impulsivité. La différence des pentes d’IMC entre un niveau faible et un niveau élevé d’impulsivité était de + 0,37 kg/m² (IC 95 % : 0,24, 0,51) (p ˂ 0,0001). Chez les hommes, une association entre EmE et IMS a été observée seulement chez les individus avec un faible niveau de CFC.

Conclusions : L’impulsivité et la considération des conséquences futures modulaient l’association entre l’alimentation émotionnelle et le statut pondéral. Cette étude met en évidence l’importance de prendre en compte certains aspects psychologiques dans le cadre de la prévention de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30189878
 


Compréhension objective du logos nutritionnel Nutri-Score en face avant des emballages en fonction des caractéristiques individuelles des sujets : Comparaisons avec d’autres formats de logos
PLoS One. 2018; 13(8):e0202095
Egnell M, Ducrot P, Touvier M, Allès B, Hercberg S, Kesse-Guyot E, Julia C.


Contexte : Pour améliorer le statut nutritionnel et la prévention des pathologies chroniques en lien avec la nutrition, institutions internationales ont recommandé l’utilisation de multiples stratégies incluant la mise en place d’un logo nutritionnel en face avant des emballages. En France, le NutriScore a été sélectionné par les autorités de santé en mars 2017. Toutefois, pour être efficace, un logo doit retenir l’attention, être accepté et bien compris par le consommateur, un processus qui dépendrait non seulement du format du logo mais aussi des caractéristiques individuelles. L’objectif de cette étude était d’investiguer la compréhension objective du NutriScore en comparaison avec d’autres logos, en particulier au sein de sous-groupes de population.   

Matériel et méthodes : La compréhension objective de quatre logos nutritionnels – le NutriScore, le Multiple Traffic Lights (MTL), le Sens, et les Apports de Référence modifiés – a été étudiée sur un échantillon de la cohorte NutriNet-Santé (n=3,751). Des modèles mixtes ont été utilisées afin d’évaluer l’impact des quatre formats de logos nutritionnels, comparés à une situation contrôle sans logo, sur la capacité des consommateurs à classer un échantillon de trois produits de la même famille selon leur qualité nutritionnelle globale. Des potentielles interactions entre le logo et les caractéristiques sociodémographiques et de mode de vie ont été analysées.  

Résultats : Comparé à l’absence de logo, les 4 formats de logos nutritionnels étaient significativement associés à une augmentation de la capacité des consommateurs à classer les produits selon leur qualité nutritionnelle, avec des performances hétérogènes selon les formats. La meilleure performance était observée pour le NutriScore (OR=20,33 (17,68-23,37)), suivi du Sens (OR=9,57 (8,50-10,77)), du MTL (OR=3,55 (3,20-3,93)) puis les Apports de Référence (OR=1,53 (1,39-1,69)). Des différences significatives de compréhension objective ont également été observées en fonction des caractéristiques sociodémographiques. Les femmes, les jeunes, les individus avec un meilleur niveau d’éducation, non-fumeurs, et ayant des enfants, ont une meilleure capacité à classer les produits, avec pour chaque sous-population les mêmes tendances concernant l’impact du logo (meilleure performance du NutriScore, suivi du Sens, du MTL puis des Apports de Référence). Quelle que soit la population prise en compte, l’OR associé au NutriScore était supérieur à 10.

Conclusion : Les formats résumés, graduels et comprenant des couleurs à sémantique forte comme le NutriScore sont associées à une meilleure compréhension objective que les logos monochromes et nutriments-spécifiques. De plus, l’impact des logos sur la capacité à identifier les produits sains semble différer selon les caractéristiques individuelles des consommateurs. L’effet du Nutri-Score était d’une intensité élevée, même au sein des sous-groupes de population à risque.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30138359


Association entre adhésion au régime méditerranéen et sévérité du psoriasis : résultats de la cohorte NutriNet-Santé
JAMA Dermatol. 2018;154(9):1017-1024.
Phan C, Touvier M, Kesse-Guyot E, Adjibade M, Hercberg S, Wolkenstein P, Chosidow O, Ezzedine K, Sbidian E.


Contexte : Le psoriasis est une maladie chronique inflammatoire. Le régime méditerranéen a été associé à une diminution de l’inflammation chronique et à un effet bénéfique sur le risque de syndrome métabolique et d’évènements cardiovasculaires. Nous avons donc émis l’hypothèse d’un effet bénéfique sur l’apparition et/ou la sévérité du psoriasis.

Objectif : Etudier l’association entre un score qui reflète l’adhésion eu régime méditerranéen (MED-LITE) et l’apparition et/ou la sévérité du psoriasis.

Matériel et méthodes : NutriNet-Santé est une étude d’observation, une cohorte basée sur des questionnaires Internet lancée en France en mai 2009. Cette étude a été réalisée via l’étude NutriNet-Santé, avec des données collectées d’avril 2017 à juin 2017. Les sujets avec psoriasis ont été identifiés via un questionnaire validée auto-déclaratif en ligne et catégorisés en fonction de la sévérité de la pathologie : sévère, non-sévère, absent. Les données alimentaires (alcool compris) collectées pendant les 2 premières années de participation à la cohorte ont été utilisées pour calculer le score MED-LITE (allant de 0 pour une non adhésion à 18 pour une adhésion maximale). Les facteurs de confusion potentiels (âge, sexe, activité physique, indice de masse corporelle, statut tabagique, antécédents cardiovasculaires) ont également été pris en compte. Les analyses ont été réalisées par régression logistique multinomial pour estimer le risque d’avoir un psoriasis sévère ou non sévère.

Résultats : Parmi les 158 361 participants de NutriNet-Santé, 35 735 (23 %) ont répondu au questionnaire sur le psoriasis. L’âge moyen (ET) des répondants était 47,5 (14,0) ans ; 27 220 (76 %) des répondants étaient des femmes. Parmi ces 35 735 répondants, 3557 individus (10 %) ont déclaré un psoriasis. Le psoriasis était sévère pour 878 cas (24,7 %) et 299 cas incidents (8,4 %) ont été enregistrés (ceux arrivés plus de 2 ans après inclusion du participant à la cohorte). Après ajustement sur les différents facteurs de confusion potentiels, une relation inverse significative a été trouvée entre le score MED-LITE et avoir un psoriasis sévère : odds ratio (OR), 0,71 ; IC 95 %, 0,55-0,92 pour le second tertile du score MED-LITE (score de 8 et 9) ; et OR, 0,78 ; IC 95 %, 0,59-1,01 pour le 3ème tertile (score entre 10 et 18).

Conclusions et pertinence : Les patients avec un psoriasis sévère avaient des niveaux faibles d’adhésion au régime méditerranéen ; ces résultats supportent l’hypothèse que le régime méditerranéen pourrait ralentir la progression du psoriasis. Si ces résultats étaient confirmés, l’adhésion au régime méditerranéen devrait être intégrée dans la prise en charge en routine des psoriasis modérés et sévères. 


https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30046840


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Dilemme entre motivations "santé" vs. environnementales lors de l’achat de produits animaux : caractéristiques sociodémographiques et nutritionnelles des consommateurs concernés

Influence relative des caractéristiques socioéconomiques, psychologiques et sensorielles, de l’activité physique et de l’alimentation sur la prise de poids sur 5 ans chez des adultes français


11/04/2019 - Derniers résumés en français
Retrouvez ci-dessous les 10 derniers résumés d'articles scientifiques traduits en français :

Associations entre scores nutritionnels et risque de cancers : résultats issus de la cohorte prospective NutriNet-Santé

Associations entre scores alimentaires, les symptômes et le contrôle de l’asthme chez des adultes

Pratiques du jeûne et de régimes restrictifs pour perdre du poids parmi 2 700 survivants du cancer: résultats de la cohorte NutriNet-Santé

Modes de vie sains combinés et risque de symptômes dépressifs incidents dans la cohorte française NutriNet-Santé

Caractéristiques individuelles associées à l’évolution de la part de produits végétaux dans l’alimentation dans la cohorte prospective NutriNet-Santé

Associations différentielles entre marche et cyclisme et le poids corporel, l’adiposité corporelle et la répartition de la masse grasse - le projet ACTI-Cités

Association entre consommation d’aliments ultra-transformés et les troubles fonctionnels digestifs: résultats de la cohorte française NutriNet-Santé

La consommation d’aliments bio est-elle associée à la satisfaction avec la vie ? Une analyse transversale issue de l’étude NutriNet-Santé

Obésité et migraine : modulation de l’effet par le genre et le stress perçu

L’adéquation au modèle alimentaire français est inversement associée au surpoids et à l’obésité : résultats issus d’un large échantillon d’adultes français


Nouveau Logo
Chers Nutrinautes, 

Depuis maintenant 10 ans le logo que vous connaissez représente fièrement l’étude NutriNet-Santé. Témoin et porteur de cette aventure humaine et scientifique, nous avons choisi de lui offrir un nouveau coup de crayon afin qu’il continue de nous accompagner dans la suite de cette aventure ! 
En exclusivité, nous vous le présentons.

Nouveau logo plus moderne toujours rose bleu et vert
 


NutriNet-Sante : de l’épidémiologie nutritionnelle à la prévention
NutriNet-Santé, une étude épidémiologique

L’épidémiologie nutritionnelle est une discipline scientifique basée sur l’étude des problèmes de santé dans les populations et leurs déterminants nutritionnels. 
Sur la base des comportements nutritionnels et de l’état de santé déclarés par plus de 150 000 individus, l’étude NutriNet-Santé étudie les relations entre la nutrition et la santé. 


Quels liens entre la recherche et la prévention ?

Au sein de l’étude NutriNet-Santé, les chercheurs s’intéressent à tous les grands enjeux de santé publique actuels et émergents tels que l’obésité, l’hypertension artérielle, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers, les pathologies respiratoires, les troubles digestifs, etc. 

Leurs projets de recherche permettent premièrement de mieux comprendre les comportements alimentaires et leurs déterminants. Deuxièmement, de mesurer l’impact de la nutrition (apports alimentaires, activité physique, état nutritionnel) sur ces maladies.

Sur la base de ces résultats, l’équipe identifie des facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition, étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles et guider les politiques nutritionnelles de santé publique.

Vous aussi, faites avancer la recherche, devenez Nutrinaute en vous inscrivant sur https://www.etude-nutrinet-sante.fr/

L’étude NutriNet-Santé est soutenue par le Ministère des Solidarités et de la Santé, Santé Publique France, l'Université Paris 13, l'Inserm, l'Inra, le Cnam et le Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité.

 


Marques des produits alimentaires
A travers le dernier questionnaire adressé aux Nutrinautes, les chercheurs de l’étude s’intéressent aux marques des produits alimentaires consommés.
En effet, la composition (sucre ajouté, sel, additifs, fibres, etc.) des aliments variant d’une marque à l’autre, il est important de connaître les marques de produits alimentaires pour mieux évaluer l’impact de l’alimentation sur la santé.
Ne servant aucun objectif commercial ou marketing, ces questions viennent en complément d’autres questionnaires remplis au préalable. 

Si vous aussi, vous souhaitez faire avancer la recherche sur les liens entre la nutrition et la santé, devenez Nutrinaute en vous inscrivant ici : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/
 


22/03/2019 - Questionnaire Marques des produits alimentaires
Le questionnaire « Marques des produits alimentaires » est disponible !

Pourquoi ce questionnaire : la composition (sucre ajouté, sel, additifs, fibres, etc.) des aliments variant d’une marque à l’autre, il est important pour nos chercheurs de connaître les marques de produits alimentaires que vous consommez habituellement.

Ce questionnaire n’a évidemment aucun but commercial et vient en complément  des informations que vous nous fournissez lors des enregistrements alimentaires de 24 h.

Ce questionnaire sera disponible 6 mois.

Ensemble, nous faisons avancer la recherche sur les relations entre la nutrition et la santé. Merci pour votre engagement dans l'étude !


NutriNet-Santé dans la presse

Lutter contre l’obésité permet de réduire le nombre de cancers. Un article en français à lire dans The Conversation 

Consulter l'article en ligne



"Quels liens entre la nutrition et le cancer ?!"
L'expertise de l'étude NutriNet-Santé sur cet axe de recherche est particulièrement reconnue. Retrouvez ci-dessous les derniers résultats de recherche portant sur cette thématique : 

Consommation d'aliments ultra-transformés et risque de cancer : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé

Consommation d’acides gras saturés, mono et polyinsaturés et risque de cancer : résultats de la cohorte prospective française NutriNet-Santé

Nutrition et risque de cancer : nouveaux horizons ouverts par les régulations circadiennes dans l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé 

Association entre régime pro-végétal et risque de cancers dans la cohorte prospective NutriNet-Santé 

Associations entre scores nutritionnels et risque de cancers : résultats issus de la cohorte prospective NutriNet-Santé


 


Bonheur & Nutrition
Définitions du mot Bonheur par Larousse :

« Bonne chance, circonstance favorable » - « état de complète satisfaction » - « Joie, plaisir liés à une circonstance »

Et si le bonheur était aussi lié à la nutrition ? A NutriNet-Santé, nous étudions aussi l'impact de la nutrition sur la santé mentale ! 


La consommation d’aliments bio est-elle associée à la satisfaction avec la vie ?

Modes de vie sains combinés et risque de symptômes dépressifs incidents

Association prospective entre adhésion aux recommandations nutritionnelles et risque de symptômes dépressifs

La pleine conscience est associée au syndrome métabolique chez les individus avec une symptomatologie dépressive


Bonne journée à tous ! 


Snacking : une pratique alimentaire à laquelle nos chercheurs s’intéressent
Bien que courante, la pratique du snacking chez les adultes est encore peu étudiée et ses déterminants méconnus. 

Intéressés par cet axe de recherche, nos chercheurs étudient, sur la base de l’étude NutriNet-Santé ces comportements alimentaires et évaluent la qualité nutritionnelle des aliments consommés. 

Leur objectif : apporter de nouvelles données scientifiques sur la pratique du snacking et ses déterminants, essentielles pour la mise en place de projets de recherche innovants et de mesures de santé publique efficaces.

Retrouvez les deux derniers résumés sur le sujet (en français) :

Fréquence et contenu nutritionnel des prises alimentaires hors repas chez les adultes français (Etude NutriNet-Santé)

Facteurs socio-économiques et démographiques associés aux pratiques de snacking dans un large échantillon d’adultes français


Le Nutri-Score : une mesure de santé publique soutenue par les résultats scientifiques de l’étude NutriNet-Santé
Bientôt obligatoire dans les publicités pour l’alimentation, le Nutri-Score est une mesure de santé publique qui a vu le jour au sein de l’étude NutriNet-Santé. 

Le Nutri-Score

Le Nutri-Score est un indice nutritionnel présent sur la face avant des emballages.
Reconnaissable par son logo à 5 couleurs (de vert à rouge) et ses 5 lettres (de A à E), il informe les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des produits. 

 

Un projet issu de l’étude NutriNet-Santé

C’est sur la base des résultats de plusieurs travaux de recherche menés au sein de l’étude NutriNet-Santé que le Nutri-Score est né.

Validé pour son algorithme de base et son format graphique, il a en amont, fait l’objet de plusieurs études réalisées auprès des Nutrinautes via des questionnaires spécifiques (ex : le questionnaire « Logos nutritionnels et comportement alimentaire » en avril 2018). 
Ces études ont contribué à démontrer l'efficacité de ce logo et sa supériorité par rapport à d'autres logos existants dans d'autres pays ou soutenus par des groupes de pression. 

« La mise en place du Nutri-Score est un bon exemple d'une mesure de santé publique concernant toute la population issue de travaux de recherche réalisés dans le cadre de NutriNet-Santé » Pr Serge Hercberg






 


07/03/2019 - Complément d'enquête (NutriNet-Santé et Nutri-Score)
Applications et logos nutritionnels : Complément d'enquête revient sur ces différents indicateurs, désormais omniprésents dans les rayons.
Focus sur l'étude NutriNet-Santé et le Nutri-Score, un logo nutritionnel basé sur des résultats scientifiques validés.
Retrouvez l'émission


L’étude NutriNet-Santé dans la presse
Aliments ultra transformés et risque de mortalité: une étude publiée dans la revue scientifique JAMA Internal Medicine, reprise dans plusieurs médias nationaux et internationaux.
Consultez les retombées presse


Des élèves de 3ème convaincus de l'importance de l'étude NutriNet-Santé pour leur santé d'aujourd'hui et de demain !
Découverte de NutriNet-Santé ! 

Jeudi 21 février, l'équipe de NutriNet-Santé a accueilli Dhiya et Marieme, deux étudiants de 3ème venus découvrir l'étude.

Au programme : 
•    Découverte du monde de la recherche et des différents métiers que l'on peut y trouver
•    Immersion au cœur de NutriNet-Santé
•    Visite insolite

Tout au long de cette journée, les deux jeunes sont allés à la rencontre des différents services afin de comprendre ce qu'est l'épidémiologie nutritionnelle et les intérêts d'une étude comme NutriNet-Santé. 

Intéressés par les métiers autour de la santé, ils ont échangé avec les membres de l’équipe sur de multiples sujets : sur les liens entre l’alimentation et la santé, la question du bio, les études possibles pour travailler en santé publique, la sécurité des données… etc


« NutriNet-Santé : une étude qui prend du temps, mais qui aidera les générations futures » 

Convaincus de l’utilité d’une telle étude de santé publique, ils trouvent important de continuer à faire vivre cette étude et à la développer encore davantage, afin de faire progresser la recherche sur de nombreux sujets comme : 

« Le bio : accessibilité et impact sur la santé»

« Etudier les liens entre la nutrition de la femme enceinte et la santé des nouveaux nés »

« Comprendre les liens entre l’alimentation et la maladie de chron »

« Voir si les fibromes peuvent avoir un lien avec l’alimentation »


Motivés pour participer un jour à l’étude, ils comptent pour le moment sur les Nutrinautes actuels pour faire avancer la recherche sur les liens entre la nutrition et la santé ! 

 


Consommation d’aliments ultra-transformés et risque de mortalité : les résultats issus de l’étude NutriNet-Santé
Introduction : La consommation d'aliments ultra-transformés (AUT) est associée à une incidence augmentée des maladies chroniques (dyslipidémies, obésité, hypertension, cancer). L’objectif était d'évaluer l'association entre consommation d'AUT et risque de mortalité dans la cohorte NutriNet-Santé.

Méthode : Dans cette étude prospective observationnelle, nous avons analysé les données alimentaires de 44 551 participants d’âge ≥ 45 ans, ayant complété au moins 3 enregistrements alimentaires de 24h pendant leurs deux premières années de suivi. Les participants ont été suivis entre 2009 et 2017 (médiane : 7,1 ans). La proportion (en poids) des AUT dans l'alimentation (AUTp) a été calculée pour chaque individu. La mortalité a été évaluée avec le registre national de mortalité par cause (CépiDC). L'association entre quartiles d’AUTp et risque de mortalité globale a été estimée par modèles de Cox multivariés.

Résultats : 73,1% des inclus étaient des femmes, l'âge moyen à l’inclusion était 56,7 ans (±7,5). Les AUT représentaient 14,4% des aliments consommés en poids, soit 29,1% de l'apport énergétique total. Durant le suivi, 602 décès sont survenus. Après ajustement sur facteurs de confusion, une consommation plus élevée d’AUT était associée à un risque accru de mortalité toutes causes (HR pour 10% d’augmentation d’AUTp [IC 95%] : 1,14 [1,04-1,27], p = 0,01).

Conclusion : Ces résultats suggèrent qu'une augmentation de la consommation d'AUT est associée à un sur-risque de mortalité. D'autres études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats et analyser l’impact relatif des caractéristiques des AUT dans cette association.
 


05/02/2019 Questionnaire Compléments alimentaires
Ce nouveau questionnaire porte sur les compléments alimentaires. 

Il a pour objectif d'actualiser les données concernant votre consommation de compléments alimentaires.

Si vous n’en consommez pas, il est important que vous répondiez tout de même à ce questionnaire. Il vous suffira alors de répondre « non » à la première question.

Il restera disponible 6 mois.

Ensemble, nous faisons avancer la recherche ! Merci pour votre participation


Associations entre scores nutritionnels et risque de cancers : résultats issus de la cohorte prospective NutriNet-Santé
Cancer Res. 2018 Aug 1;78(15):4427-4435
Lavalette C, Adjibade M, Srour B, Sellem L, Fiolet T, Hercberg S, Latino-Martel P, Fassier P, Deschasaux M, Kesse-Guyot E, Touvier M.

Différentes autorités nationales et internationales ont proposé des recommandations nutritionnelles et de mode de vie dans le but de prévenir les maladies chroniques au sein de la population générale. Des scores d'adhésion à ces recommandations peuvent être calculés au niveau individuel. Nous avons étudié les associations entre quatre scores nutritionnels et le risque de cancer au global, du sein, de la prostate et du côlon-rectum : le score du World Cancer Research Fund/American Institute for Cancer Research (WCRF/AICR) - spécifique à la prévention des cancers, le score Alternate Healthy Eating Index 2010 (AHEI-2010), un score basé sur l'adéquation au régime méditerranéen (MEDI-LITE) et le Programme National Nutrition Santé-Guideline Score (PNNS-GS). 

Cette étude prospective comprenait 41 543 participants issus de la cohorte NutriNet-Santé (2009-2017) âgés de plus de 40 ans. 1 489 cas de cancers incidents ont été diagnostiqués au cours du suivi. 

Une augmentation d’1 point du score WCRF/AICR était significativement associée à une diminution du risque de cancer au global (12 %, IC 95 % [8 %-16 %], p < 0,0001), du sein (14 %, IC 95 % [6 %-21 %], p = 0,001), et de la prostate (12 %, IC 95 % [0 %-22 %], p = 0,05). Le HR pour le risque de cancers colorectaux était 0,86 (IC 95 %, 0,72-1,03, p = 0,09). Le score PNNS-GS était associé à une diminution du risque de cancers colorectaux (p = 0,04) et le score AHEI -2010 était associé à une diminution du risque de cancer au global (p = 0,03). 

Conclusion : Le score WCRF/AICR était le plus discriminant. Comparé aux autres scores, il a pris en compte une pénalité plus élevée pour l’alcool, qui est un facteur de risque majeur pour plusieurs localisations de cancer. Une meilleure adhésion aux recommandations nutritionnelles pourrait fortement contribuer à la prévention primaire des cancers. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30049821
 


Associations entre scores alimentaires, les symptômes et le contrôle de l’asthme chez des adultes
Eur Respir J. 2018 52(1):1702572
Andrianasolo RM, Kesse-Guyot E, Adjibade M, Hercberg S, Galan P, Varraso R.

Les associations entre la qualité nutritionnelle de l’alimentation et l’asthme ont été peu étudiées. Nos objectifs étaient d’étudier les relations entre la qualité nutritionnelle globale de l'alimentation évaluée par trois scores alimentaires (l’Alternative Healthy Eating Index 2010 [AHEI-2010],  le mPNNS-GS [score Programme National Nutrition Santé-Guideline modifié] et le MEDI-LITE [literature-based adherence score to Mediterranean diet])  en lien avec 1) le score de symptômes de l’asthme, et 2) le contrôle de l’asthme. 

En 2017, 34 766 adultes participants de la cohorte NutriNet-Santé ont répondu à un questionnaire validé sur la santé respiratoire. L’asthme a été évalué par un score de symptômes (somme des réponses positives à cinq questions) et le contrôle de l’asthme par l’Asthma Control Test (ACT).

Environ 25 % des participants ont rapporté au moins un symptôme d’asthme et une meilleure adhérence à une alimentation saine, estimée respectivement par AHEI-2010, MEDI-LITE et mPNNS-GS, était associée à une diminution des symptômes d’asthme (pour l’AHEI-2010, l’OR ajusté était 0,79 [IC 95 % 0,75-0,84] chez les femmes et 0,67 [IC 95 % 0,60-0,75] chez les hommes). Chez les participants avec de l’asthme (n=2609), une association négative a été observée entre une alimentation saine et asthme mal contrôlé. Ce résultat était significatif chez les hommes (OR 0,39 [IC 95 % 0,18-0,84] pour l’AHEI-2010) et à la limite de la significativité chez les femmes (OR 0,73 [IC 95 % 0,53-1,01] pour l’AHEI-2010 ; p tendance = 0,06).

Une meilleure adhérence à une alimentation saine était associée à moins de symptômes d’asthme et à un meilleur contrôle de l’asthme. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29997182


Pratiques du jeûne et de régimes restrictifs pour perdre du poids parmi 2 700 survivants du cancer: résultats de la cohorte NutriNet-Santé
Int J Cancer. 2018 143(11):2687-2697
Fassier P, Srour B, Raynard B, Zelek L, Cohen P, Bachmann P, Touillaud M, Druesne-Pecollo N, Bellenchombre L, Cousson-Gélie F, Cottet V, Féliu F, Mas S, Deschasaux M, Galan P, Hercberg S, Latino-Martel P, Touvier M.

La nutrition est souvent utilisée par les survivants du cancer comme un levier leur permettant d’être acteurs de leur propre santé. Cependant, certains comportements alimentaires ne sont actuellement pas recommandés pour les patients sans surveillance médicale. Cette étude avait pour objectif d’évaluer les régimes restrictifs pour perdre du poids et les pratiques de jeûne chez les survivants du cancer de la cohorte NutriNet-Santé, ainsi que les facteurs sociodémographiques et de mode de vie associés.

En octobre 2016, 2 741 survivants du cancer avaient complété un questionnaire spécifique sur leurs pratiques alimentaires. Les patients ayant déjà pratiqué un jeûne et ceux n’en ayant jamais pratiqué (respectivement ayant déjà effectué un régime pour perdre du poids et n’en ayant jamais effectué) ont été comparés à l'aide de modèles de régression logistique. Les analyses étaient redressées d'après la distribution de l'âge, du sexe et de la localisation des cas de cancers en France.

13.8% des survivants du cancer avaient déjà pratiqué un régime restrictif pour perdre du poids depuis leur diagnostic de cancer. Ils étaient plus susceptibles d'être des femmes (p<0.0001), professionnellement actifs (p<0.0001), en surpoids (p<0.0001), de consommer des compléments alimentaires (p=0.0007), d’avoir déjà pratiqué une période de jeûne (p=0.009) et d'avoir un cancer du sein (p=0.02). 6.0% avaient déjà pratiqué une période de jeûne, 3.0% depuis leur diagnostic de cancer. Ils étaient plus susceptibles d'être plus jeunes (p<0.0001), d’avoir un niveau d’étude plus élevé (p<0.0001), des revenus plus élevés (p=0.0008), de consommer des compléments alimentaires (p<0.0001), d’avoir un niveau d’activité physique élevé (p=0.004). Ils étaient moins susceptibles d’être en surpoids (p<0.0001). Le jeûne été associé à l'opinion selon laquelle une telle pratique pourrait améliorer le pronostic du cancer (p=0.02). Les patients qui ont reçu des informations nutritionnelles auprès des professionnels de la santé étaient moins susceptibles de pratiquer le jeûne ou un régime restrictif pour perdre du poids (0.42[0.27-0.66], p<0.0001 et 0.49[0.38-0.64], p<0.0001 respectivement).

Cette étude fournit des résultats originaux suggérant que les régimes restrictifs pour perdre du poids sont largement pratiqués par les survivants du cancer. La pratique du jeûne était moins répandue dans cette étude mais n’était pas négligeable. Les sources d'information nutritionnelle reçues depuis le diagnostic du cancer semblent être un facteur déterminant de ces pratiques.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29971783
 


Modes de vie sains combinés et risque de symptômes dépressifs incidents dans la cohorte française NutriNet-Santé
J Affect Disord. 2018 238:554-562
Adjibade M, Lemogne C, Julia C, Hercberg S, Galan P, Assmann KE, Kesse-Guyot E.

Contexte : Il a été suggéré que divers indicateurs de mode de vie modifiables tels que l’alimentation, le tabac, l'alcool, la corpulence et l'activité physique sont indépendamment associés à la dépression ; néanmoins, leurs effets combinés sur le risque de dépression ont été moins étudiés. L’objectif de ce travail était de calculer un indice de style de vie sain (Healthy Lifestyle Index ; HLI), tenant compte des 5 indicateurs mentionnés ci-dessus, et d'étudier son association avec le risque de symptômes dépressifs incidents. 

Méthodes : L'échantillon d'étude était composé de 25837 participants de l'étude NutriNetSanté, initialement sans symptômes dépressifs. Le HLI a été calculé en attribuant 1 point à chaque indicateur de style de vie sain : la qualité du régime alimentaire, l'indice de masse corporelle (IMC), l'activité physique modérée ou élevée, le statut tabagique et la consommation d'alcool. Les cas incidents de symptômes dépressifs ont été définis par une Center for Epidemiologic Studies-Depression Scale (CES-D). Les risques relatifs (RR) et les intervalles de confiance (IC) à 95 % ont été estimés à l'aide de modèles de Cox par intervalle et la proportion de risque attribuable (PAR) a été estimée pour chaque indicateur de style de vie et pour des indicateurs combinés. 

Résultats : Nous avons identifié 2112 cas de symptômes dépressifs incidents sur un suivi moyen de 5 ans. Après ajustement sur les différents facteurs de confusion potentiels, l’augmentation d’1 point d’HLI était associée à une réduction de 10 % (IC à 95 % : 6 %, 13 %) du risque de symptômes dépressifs. La PAR estimée, proportion de symptômes dépressifs dans la population attribuable à la non adhésion aux indicateurs spécifiques de style de vie sain, était de 8 % pour la composante alimentation saine, 5 % pour la composante IMC normal, 5 % pour la non consommation de tabac et 14 % pour la non adhésion à une combinaison d’alimentation saine, de non consommation de tabac et d’IMC normal. 

Limitations : Certains facteurs liés à la fois à la dépression et aux indicateurs du mode de vie, tels que les antécédents familiaux de troubles dépressifs, les évènements stressants de la vie, et les troubles du sommeil, n’ayant pas été pris en compte, un biais de confusion résiduel ne peut être totalement écarté.

Conclusions : Ces résultats suggèrent que la modification des modes de vie, en particulier l'alimentation, l’obésité et la consommation du tabac, pourrait être d’un intérêt majeur pour la prévention des symptômes dépressifs chez les adultes. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29940519
 


Caractéristiques individuelles associées à l’évolution de la part de produits végétaux dans l’alimentation dans la cohorte prospective NutriNet-Santé
Eur J Nutr. 2018 
Colombet Z, Allès B, Si Hassen W, Lampuré A, Kesse-Guyot E, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Contexte : Face au défi de l’évolution démographique et à la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire mondiale, un meilleur équilibre entre la part de produits végétaux et animaux dans l’alimentation des individus est essentiel pour atteindre une alimentation durable. Les caractéristiques individuelles associées à la part de produits végétaux dans l’alimentation ont été rarement investiguées. L’objectif de cette étude longitudinale était d’étudier le lien entre certaines caractéristiques sociodémographiques et géographiques et la part de produits végétaux dans l’alimentation à partir de l’étude NutriNet-Santé.

Méthodes : La part de produits végétaux a été évaluée, chez 15 615 sujets suivis durant au moins quatre ans, par deux indicateurs calculés à partir d’enregistrements de 24 heures :
1. pourcentage d’apport énergétique issu des protéines végétales dans l’alimentation
2. score d’adhérence au régime provégétarien (score de 12 à 60), mis au point par Martínez-González et al. en 2014.
Les relations entre l’évolution au cours du temps des indicateurs et certaines caractéristiques individuelles à l’inclusion (âge, sexe, niveau d’études, composition du foyer, taille de l’unité urbaine de résidence et IMC) ont été estimées par modèle linéaire mixte, ajusté sur la composition du foyer au dernier suivi.

Résultats : À l’inclusion, PEIPP and le score provégétarien étaient positivement associé avec l’âge [β65+ = 0,80, IC 95% = (0,71 ; 0.88), β65+ = 3,30, IC 95% = (2,97 ; 3,64), respectivement] et le niveau d’études [β>bac+3 = 0,23, IC 95% = (0,12 ; 0,34), β>bac+3 = 1,19, IC 95% = (0,75 ; 1,62)] mais inversement associé avec l’IMC [βobésité = − 0,48, IC 95% = (0,56 ; 0,41), βobésité = − 2,31, IC 95% = (− 2,63 ; − 1,98)]. Les hommes avaient un PEIPP plus élevé que les femmes [β = 0,06, IC 95% = (0,01 ; 0,11)]. Le score provégétarien augmentait significativement au cours du temps [β = 0,23, IC 95% = (0,08 ; 0,37)]. Plus l’individu était âgé à l’inclusion plus les deux indicateurs diminuaient au cours du temps. Le score provégétarien augmentait au cours du temps pour les participants obèses à l’inclusion.

Conclusions : Notre étude a mis en évidence des profils sociodémographiques associés à la part de produits végétaux dans l’alimentation. Cependant son évolution était différentielle seulement en fonction de l’âge et du statut pondéral. Ainsi, des leviers pour promouvoir les produits végétaux vs. animaux en vue d’un rééquilibrage n’ont pu être identifiés. Des informations complémentaires sur les motivations des individus à consommer plus de produits végétaux sont aujourd’hui nécessaires.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29915950
 


Associations différentielles entre marche et cyclisme et le poids corporel, l’adiposité corporelle et la répartition de la masse grasse - le projet ACTI-Cités
Obes Facts. 2018 11(3):221-231
Menai M, Charreire H, Galan P, Simon C, Nazare JA, Perchoux C, Weber C, Enaux C, Hercberg S, Fezeu L, Oppert JM.

Contexte : Les recherches sur les associations entre la marche et le cyclisme et les phénotypes liés à l’obésité sont de plus en plus nombreuses mais elles reposent pour la plupart sur l’utilisation de l’IMC. L’objectif de cette étude était d’analyser les associations entre marche et cyclisme estimés indépendamment et plusieurs indicateurs d’obésité chez des adultes français.

Méthodes : Chez 12776 participants adultes (71,3 % de femmes) de l’étude de cohorte sur internet NutriNet-Santé,  nous avons évalué par auto-déclaration le temps passé à la marche et au cyclisme (déplacement, courses et loisir) au cours du dernier mois. Les mesures liées à la corpulence ont été collectées à l’occasion d’une consultation clinique (poids, taille, tour de taille et pourcentage de masse grasse par bioimpédancemétrie).  

Résultats : Dans les analyses ne tenant pas compte des autres types d’activité physique (ménage, loisir), marcher plus de 2,5 h/semaine était associé chez les femmes à un poids (- 1,8 kg), un tour de taille (- 1,7 cm) et pourcentage de masse grasse (- 1,1 %) plus faibles (p tous ˂ 0,001). Pratiquer le cyclisme plus de 1,5 h/semaine était associé chez les hommes et chez les femmes à un poids (- 4,3 et – 1,4 kg respectivement), un tour de taille (- 4,4 et - 2,1 cm respectivement) et pourcentage de masse grasse (- 2,5 et - 1,9 % respectivement) plus faibles (p tous ˂ 0,001). Les résultats étaient inchangés après ajustement sur l’activité physique liée au ménage ou aux loisirs. 

Conclusion : Ces résultats montrent des différences importantes entre la marche et le cyclisme et leur association avec les indicateurs de la corpulence chez les hommes et chez les femmes. Ils mettent en évidence le besoin de considérer séparément la marche et le cyclisme lors de la mise en place de mesures de santé publique visant la prévention de l’obésité chez l’adulte.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29929198
 


Association entre consommation d’aliments ultra-transformés et les troubles fonctionnels digestifs: résultats de la cohorte française NutriNet-Santé
Am J Gastroenterol. 2018 113(8):1217-1228
Schnabel L1, Buscail C, Sabate JM, Bouchoucha M, Kesse-Guyot E, Allès B, Touvier M, Monteiro CA, Hercberg S, Benamouzig R, Julia C.

Objectif : La consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) a augmenté au cours des dernières décennies et des interrogations concernant des effets potentiellement délétères sur la santé ont été soulevées. Notre objectif était d’étudier l’association entre la consommation d’AUT et quatre troubles fonctionnels digestifs (TFD) : le syndrome de l’intestin irritable (SII), la constipation fonctionnelle (CF), la diarrhée fonctionnelle (DF) et la dyspepsie fonctionnelle (DyF).

Méthodes : Les données alimentaires de 33 343 participants de la cohorte NutriNet-Santé basée sur internet, ayant complété au moins trois enregistrements alimentaires de 24 h avant le remplissage du questionnaire de Rome III (auto-administré), ont été analysées. La proportion (en poids) d’UPF dans l’alimentation totale (UPFp) a été calculée pour chaque participant. L’association entre UPFp en quartiles et TFD a été évaluée via des modèles de régression logistique multinomiale multivariée. 

Résultats : Les participants inclus dans l’analyse étaient principalement des femmes (76,4 %) et l’âge moyen était de 50,4 ans (écart-type = 14,0). Les AUT représentaient 16,0 % des aliments totaux consommées en poids et à 33,0 % de l’apport énergétique total. Les AUT étaient associés à un âge plus jeune, au fait de vivre seul, à de plus faibles revenus, à un IMC plus élevé et à un niveau d’activité physique plus faible (tous p ˂ 0,0001). Au total, 3516 participants présentaient un SII (10,5 %), 1785 une CF (5,4 %), 1303 une DyF (3,9 %) et 396 une DF (1,1 %). Après ajustement sur les facteurs de confusion potentiels, une augmentation de l’AUT était associée à un risque plus élevé de SII (aORQ4 vs. Q1 [IC 95 %] : 1,25 [1,12-1,39], p de tendance ˂ 0,0001).

Conclusions : Cette étude suggère une association entre AUT et SII. Des études longitudinales sont nécessaires pour confirmer ces résultats et comprendre l’impact relatif de la composition nutritionnelle et des caractéristiques spécifiques des AUT dans cette association.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29904158


La consommation d’aliments bio est-elle associée à la satisfaction avec la vie ? Une analyse transversale issue de l’étude NutriNet-Santé
Prev Med Rep. 2017 8:190-196
Seconda L, Péneau S, Bénard M, Allès B, Hercberg S, Galan P, Lairon D, Baudry J, Kesse-Guyot E.

La recherche du bien-être est souvent mentionnée comme une motivation de la consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique. Pourtant, nous avons peu de connaissances sur les relations entre la consommation d’aliments bio et la satisfaction avec la vie*.

Les consommations d’aliments issus de l’agriculture conventionnelle ou biologique moyenne de 17 446 volontaires de la cohorte NutriNet-Santé âgés d’au moins 45 ans ont été évaluées grâce à un questionnaire semi-quantitatif de fréquence pour 264 items. Les volontaires ont complété un questionnaire permettant d’obtenir un score d’évaluation de la satisfaction avec la vie compris entre 5 et 35. En utilisant des ANCOVA, nous avons mesuré des moyennes ajustées du score de satisfaction avec la vie dans les quintiles de contribution des aliments bio au sein du régime alimentaire.

Nous avons observé dans le modèle principal, un score de satisfaction avec la vie allant de 24,98 [24,78-25,17] pour le quintile regroupant les personnes avec les consommations en aliments biologiques les plus faibles à 25,52 [25,33-25,71] pour le quintile avec les consommations en aliments biologiques les plus fortes (P de tendance < 0,0001). Ainsi, la satisfaction avec la vie est légèrement mais significativement (P linéaire<0,0001) associée avec une plus forte contribution des aliments bio au sein du régime alimentaire au global et aussi par groupe alimentaire.

Des hypothèses relatives aux caractéristiques hédoniste et eudémonique de la consommation d’aliments bio pourraient expliquer le rôle qu’elle pourrait jouer dans l’amélioration de la satisfaction avec la vie des participants à l’étude âgés d’au moins 45 ans.

*Edward Diener a attribué trois composantes distinctes et nécessaires au bien-être : les émotions positives, les émotions négatives qui fluctuent dans le temps et une composante cognitive, nommée la satisfaction avec la vie. Cette dernière composante est définie comme « une évaluation globale de la qualité de vie d'une personne selon ses propres critères ».

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29881668

 


Obésité et migraine : modulation de l’effet par le genre et le stress perçu
Neuroepidemiology. 2018 51(1-2):25-32
Andreeva VA, Fezeu LK, Hercberg S, Galan P.

Contexte : L’association entre obésité et migraine est établie ; cependant, on ne sait pas si cette association varie en fonction du stress ressenti chez les hommes et chez les femmes. 

Méthodes : Cette étude transversale a été réalisée grâce aux données de l’e-cohorte française NutriNet-Santé qui inclut des individus de la population générale. Les données anthropométriques et celles sur la migraine ont été collectées via des questionnaires auto-administrés (2013-2016). La migraine a été définie en utilisant des critères établis. Le stress ressenti a été évalué avec l’échelle « Cohen’s Perceived Stress-10 ». Les associations ont été estimées via des modèles de régression logistique polynomiale multivariée stratifiée sur le sexe et le stress. 

Résultats : Parmi les 32 835 participants avec des données complètes (75 % de femmes ; âge moyen = 51,9 ± 13,8 ans), 34 % ont déclaré ne pas avoir de maux de tête, 44 % des maux de tête sans migraine et 22 % des migraines avec ou sans aura au moins une fois dans sa vie. Dans ces groupes, l’obésité était présente à respectivement 8,6, 9,9 et 11,6 %. Le stress était un modulateur significatif de l’association obésité-migraine uniquement chez les femmes. Le plus significatif des odds ratio (aOR) pour l’obésité et la migraine a été observé chez les femmes avec un stress élevé (aOR 1,61, IC 95 % 1,35-1,91).  

Conclusions : Nous avons observé des associations sexe et stress dépendantes entre l’obésité et la migraine dans un large échantillon hétérogène d’adultes. Ces résultats mettent en évidence la nécessité de stratégies fondées sur des preuves pour la perte de poids et la réduction du stress chez les femmes migraineuses.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29843127
 


L’adéquation au modèle alimentaire français est inversement associée au surpoids et à l’obésité : résultats issus d’un large échantillon d’adultes français
Br J Nutr. 2018 120(2):231-239
Ducrot P, Méjean C, Bellisle F, Allès B, Hercberg S, Péneau S.

Peu de données existent sur le modèle alimentaire français, caractérisé par des repas structurés et la convivialité, bien qu’il ait été suggéré comme une explication potentielle au « French paradoxe ». Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer l’adéquation au modèle alimentaire français chez des adultes et de déterminer si elle est associée au statut pondéral.   

Différentes caractéristiques du modèle alimentaire français ont été évaluées : nombre de repas pris par jour, créneau horaire, durée, nombre de plats, situation physique du repas (debout ou assis), présence de convives et plaisir ressenti, ont été évalué en 2014 chez 47 219 participants de l’étude NutriNet-Santé. Un score global d’adéquation au modèle alimentaire français a été calculé sur la base de ces caractéristiques. La prévalence du modèle a été estimée sur un échantillon pondéré en fonction des données du recensement. Les associations entre l’adéquation au modèle alimentaire français (et ses composantes) et le surpoids (incluant l’obésité) ont été évaluées par des modèles de régression logistique multivariés ajustés sur les caractéristiques individuelles. 

Une majorité d’individus étaient en adéquation avec le modèle alimentaire français : 3 repas par jour, à heures fixes, assis à table en compagnie d’autres convives et considérant les repas comme un moment de plaisir. Les individus ayant des pratiques davantage en adéquation avec le modèle français avaient moins tendance à être en surpoids (OR : 0,90 IC 95 % : [0,87-0,92]) ou obèse (0,76 IC 95 % [0,74-0,79]). Des tendances similaires ont été observées pour les composantes suivantes : nombre de repas par jour, fréquence de snacking, horaire du repas, manger à heures fixes, prendre le temps de manger, prendre son repas assis et considérer le repas comme un moment de plaisir, alors qu’une tendance inverse a été observée avec les autres composantes. 

Bien que des études prospectives soient nécessaires pour conclure à une relation causale,  ces résultats suggèrent un bénéfice potentiel du modèle alimentaire français pour dans le cadre de la prévention de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29781419


Association prospective entre adhésion aux recommandations nutritionnelles et risque de symptômes dépressifs incidents dans la cohorte française NutriNet-Santé
Br J Nutr. 2018 120(3):290-300
Adjibade M, Lemogne C, Julia C, Hercberg S, Galan P, Assmann KE, Kesse-Guyot E.

Plusieurs études ont suggéré un rôle protecteur des habitudes alimentaires saines sur le risque de dépression, mais très peu se sont intéressées aux associations avec l’adhésion aux recommandations nutritionnelles (recommandations basées à la fois sur les aliments et les nutriments). Le but de ce travail était d’étudier ce type d’associations dans la cohorte NutriNet-Santé.

Cette étude comprenait 26225 participants âgés de 18-86 ans, initialement exempts de symptômes dépressifs et ayant les données nécessaires pour le calcul des scores nutritionnels.  L'adhésion aux recommandations nutritionnelles a été mesurée par quatre scores : la version modifiée du Programme National Nutrition Santé Guideline Score (mPNNS-GS), « Alternative Healthy Eating Index-2010 » (AHEI-2010), « Diet Quality IndexInternational » (DQI-I) et « Probability of Adequate Nutrient intake Dietary score » (PANDiet), en utilisant les données des enregistrements alimentaires non consécutifs au cours des 2 premières années de suivi (nombre moyen d’enregistrements de 24 h = 8, EC 2). Les cas incidents de symptômes dépressifs ont été définis par une Center for Epidemiologic Studies-Depression Scale (CES-D) ≥ 17 pour les hommes et ≥ 23 pour les femmes. Les modèles de Cox par intervalle ont été utilisés pour estimer les risques relatifs (RR) et les intervalles de confiance (IC) à 95 %, après standardisation des scores.   

Après un suivi moyen de 6 ans, 2166 cas de symptômes dépressifs ont été identifiés. Tous les scores nutritionnels, à l'exception de l'AHEI2010, étaient significativement inversement associés aux symptômes dépressifs incidents. Après ajustement sur les différents facteurs de confusion potentiels, l’augmentation d’1 EC des scores mPNNS-GS, PANDiet et DQI-I était respectivement associée à 8 % (IC à 95 % 4 %, 13 %), 5 % (IC à 95 % 1 %,  9 %) et 9 % (95 % IC 5 %, 13 %) de réduction du risque de symptômes dépressifs. 

Ces résultats suggèrent que le respect des recommandations alimentaires, nationales ou internationales, et des apports nutritionnels conseillés pourrait contribuer à la promotion de la santé mentale chez l’adulte. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29789039
 


Association entre régime pro-végétal et risque de cancers dans la cohorte prospective NutriNet-Santé
Int J Cancer. 2018 143(9):2168-2176
Kane-Diallo A, Srour B, Sellem L, Deschasaux M, Latino-Martel P, Hercberg S, Galan P, Fassier P, Guéraud F, Pierre FH, Kesse-Guyot E, Allès B, Touvier M.

Divers produits végétaux (ex : fruits, légumes…) sont associés à une diminution du risque de cancers tandis que la viande rouge et la charcuterie sont associés à une augmentation de risque de cancers. Un score reflétant une alimentation plus riche en produits végétaux et moins riche en produits animaux a récemment été développé et a été associé à une diminution de risque de mortalité globale, de diabètes de type 2 et de maladies cardiovasculaires chez des adultes omnivores. L’objectif de ce travail était d’étudier les associations prospectives entre ce score « pro-végétal » et le risque de cancers. 

Cette étude prospective a inclus 42 544 hommes et femmes, âgés de 45 ans et plus, issus de la cohorte prospective française NutriNet-Santé (2009-2016), qui avaient complété au moins 3 enregistrements alimentaires de 24 h pendant la première année de suivi. Le risque de développer un premier cancer a été estimé par un modèle de Cox multivariable par tertiles sexe-spécifiques du score « pro-végétal ».

Au total,  1 591 premiers cas de cancers incidents ont été diagnostiqués au cours du suivi, parmi lesquels 487 cas de cancers du sein, 243 cas de cancers de la prostate, 198 cas de cancers digestifs et 68 cas de cancers du poumon. Un score « pro-végétal » plus élevé était associé à une diminution du risque de cancers au global (HRt3vs.t1 = 0,85 ; IC 95 % 0,76 ; 0,97 ; ptendance = 0,02), de cancers digestifs (HRt3vs.t1 = 0,68 ;  IC 95 % 0,47 ; 0,99 ; ptendance = 0,04) et de cancers du poumon (HRt3vs.t1 = 0,47 ; IC 95 % 0,25 ; 0,90 ; ptendance = 0,02). Aucune association significative n’a été observée pour les cancers du sein et de la prostate.

Cette étude de cohorte suggère qu’un régime alimentaire plus riche en produits végétaux et moins riche en produits animaux, au sein d’un régime omnivore, contribuerait à la prévention des cancers. Ces résultats sont cohérents avec les données issues des études expérimentales.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29752709


Nutrition et risque de cancer : nouveaux horizons ouverts par les régulations circadiennes dans l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé
Int J Cancer. 2018 143(10):2369-2379
Srour B, Plancoulaine S, Andreeva VA, Fassier P, Julia C, Galan P, Hercberg S, Deschasaux M, Latino-Martel P, Touvier M.

La perturbation du rythme circadien a été qualifiée de probablement cancérogène chez l’Homme par l’IARC. Le rythme circadien est influencé par les facteurs environnementaux, en particulier aux rythmes d’exposition à la lumière et des apports alimentaires. Cependant, l’association entre les rythmes nutritionnels circadiens et le risque de cancer est peu connue. Nous avons investigué les associations prospectives entre l’heure et la qualité nutritionnelle de la dernière prise alimentaire, la fréquence des repas et la durée du jeûne nocturne, en lien avec le risque de cancers du sein et de la prostate, les deux principales localisations de cancer en termes de prévalence chez les femmes et les hommes.

41389 participants de la cohorte française NutriNet-Santé (2009-2016) travaillant de jour et ayant complété au moins trois enregistrements alimentaires des 24 h pendant les deux premières années de suivi ont été inclus. Le risque de survenue de cancers a été estimé grâce à des modèles de Cox.

1732 cancers incidents ont été diagnostiqués, parmi lesquels 428 cancers du sein et 179 cancers de la prostate. Après ajustement sur les facteurs confondants majeurs, dont la durée du sommeil, une dernière prise tardive (après 21 h 30) était associé à un risque accru de cancer du sein (HR = 1,48 (1,02-2,17), p = 0,03) et de la prostate (HR = 2,20 (1,28-3,78), p = 0,004). Aucune association n’a été retrouvée entre la fréquence des repas, la durée du jeûne nocturne, l’heure ou la qualité de la dernière prise, et le risque de cancers. 

Cette étude prospective suggère qu'une perturbation du rythme nutritionnel circadien, et notamment une dernière prise alimentaire tardive pourrait être impliquée dans la carcinogenèse pour différentes localisations. Au-delà de la qualité nutritionnel de l’apport alimentaire, la régulation du rythme nutritionnel circadien devrait également être étudiée dans le cadre de la prévention des cancers.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29744870


Étude sur les associations entre la santé bucco-dentaire et l’adéquation aux recommandations du Programme National Nutrition Santé
Nutrients. 2018 10(5):e527
Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Galan P, Feron G, Hercberg S, Hennequin M, Sulmont-Rossé C.

L’objectif de cette analyse était d’estimer l'association entre la santé bucco-dentaire, en termes de son impact sur la qualité de vie, et la qualité du régime alimentaire exprimée en termes d’adéquation aux recommandations nutritionnelles. 

Nous avons analysé les données transversales de l’e-cohorte française en population générale NutriNet-Santé (n = 18 263 adultes ; âge moyen = 56,5 ± 13,8 ans). La variable indépendante majeure, la qualité de vie liée à la santé bucco-dentaire, a été évaluée en 2016 grâce à l’échelle GOHAI (score maximum = 60). La variable dépendante principale, la qualité nutritionnelle du régime, a été évaluée grâce au score mPNNS-GS (score maximum = 13,5), mesurant l’adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises et calculé à partir d’enquêtes alimentaires de 24 h. Des modèles de régression linéaire ont été réalisés. 

Le score moyen GOHAI était de 54,5 ± 4,3 et le score moyen de mPNNS-GS était de 7,7 ± 1,6. Parmi les participants âgés de 18 à 64 ans, ceux ayant un score GOHAI ≤ 50 (indiquant une mauvaise santé bucco-dentaire avec un impact néfaste sur la qualité de vie) étaient moins susceptibles d'adhérer aux recommandations nutritionnelles par rapport aux participants ayant un score GOHAI compris entre 57 et 60 (indiquant une bonne santé bucco-dentaire) (bêta = -0,18 ; IC à 95 % : - 0,26, -0,09 ; p <0,0001). Parmi les participants âgés de plus de 65 ans, ceux ayant un score GOHAI compris entre 51 et 56 (indiquant une santé bucco-dentaire moyenne avec un impact négatif sur la qualité de vie) étaient moins susceptibles d'adhérer aux recommandations nutritionnelles par rapport aux participants ayant un score GOHAI compris entre 57 et 60 (bêta = -0,23 ; IC à 95 % : -0,33, -0,13 ; p <0,0001). 

Ces résultats suggèrent des associations modestes et dépendantes de l'âge entre la santé bucco-dentaire, y compris la qualité de vie qui y est liée, et l’adéquation aux recommandations du PNNS chez les adultes français. Dans l’avenir, des recherches longitudinales avec des échantillons représentatifs et tenant compte de l’évolution de la qualité du régime seraient nécessaires.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29695050
 


Consommation d’acides gras saturés, mono et polyinsaturés et risque de cancer : résultats de la cohorte prospective française NutriNet-Santé
Eur J Nutr. 2018 
Sellem L, Srour B, Guéraud F, Pierre F, Kesse-Guyot E, Fiolet T, Lavalette C, Egnell M, Latino-Martel P, Fassier P, Hercberg S, Galan P, Deschasaux M, Touvier M.

Objectif : Les apports en lipides tels que les acides gras saturés (AGS), mono-insaturés (AGMI) et polyinsaturés (AGPI) ont été largement étudiés en lien avec leurs effets sur la santé cardiovasculaire, mais leur association avec le risque de cancer est mal connue. La disparité des résultats épidémiologiques concernant les lipides et le risque de cancer pourrait s’expliquer par plusieurs mécanismes impliquant les AGPI et l’équilibre redox, le statut inflammatoire et la signalisation cellulaire, avec des interactions avec d’autres composés alimentaires, tels que les antioxydants, les fibres alimentaires et plus globalement les apports en fruits et légumes. Cette étude vise à étudier les associations entre la consommation de lipides et le risque de cancers, ainsi que les potentielles modulations de ces associations par la consommation de vitamine C, vitamine E, fibres alimentaires ou de fruits et légumes.

Méthodes : Cette étude prospective incluait 44 039 hommes et femmes âgés de plus de 45 ans et issus de la cohorte NutriNet-Santé (2009-2017). Les données alimentaires ont été collectées par des enregistrements répétés de 24 h. Les associations ont été étudiées par des modèles de Cox multivariés.

Résultats : La consommation d’AGS était associée à l’augmentation des risques de cancer global (n = 1722 cas, HRQ5vsQ1 = 1,44 [1,10-1,87], p-trend=0,008) et du sein (n = 545 cas, HRQ5vsQ1 = 1,98 [1,24-3,17], p-trend = 0.01). Les consommations d’AGPI oméga 6 (HRQ5vsQ1 = 0,56 [0,32-0,97], p-trend = 0,01) et d’AGMI (HRQ5vsQ1 = 0,41 [0,18-0.95], p-trend = 0,009) étaient inversement associées au risque de cancers digestifs (n = 190 cas). Les associations entre le risque de cancers digestifs et les consommations d’AGPI oméga 6, d’acide eicosapentaénoïque (EPA) et d’acide docosahexaénoïque (DPA) étaient modulées par la consommation de fibres alimentaires, de vitamine C et de fruits et légumes.

Conclusion : Ces résultats suggèrent que la consommation d’AGS  pourrait augmenter les risques de cancers du sein et de cancer global, tandis que la consommation d’AGPI pourrait diminuer le risque de cancers digestifs. Toutefois, cohérents avec les hypothèses mécanistiques, ces résultats suggèrent que la consommation de fruits et légumes et de leurs constituants (antioxydants, fibres) pourrait interagir avec les AGPI pour moduler ces associations.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29616321
 


Facteurs socio-économiques et démographiques associés aux pratiques de snacking dans un large échantillon d’adultes français
Int J Behav Nutr Phys Act. 2018 15(1):25
Si Hassen W, Castetbon K, Péneau S, Tichit C, Nechba A, Lampuré A, Bellisle F, Hercberg S, Méjean C.

Contexte : Peu d’études ont étudié les facteurs socio-économiques (PSE) et démographiques associés à la pratique du snacking chez les adultes, bien que leur identification pourrait être utile à la mise en place de mesures de santé publique efficaces. L’objectif de cette étude était d’examiner les associations de certains indicateurs de PSE avec la pratique quotidienne et le contenu nutritionnel des prises de snacking.

Méthodes : Cette étude transversale a été menée auprès de 84 692 femmes et 23 491 hommes inclus dans l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Les occasions de snacking, l’apport énergétique issu des snacks, les nutriments issus des snacks et les densités énergétiques  ont été estimés par des enregistrements de 24 h en semaine. Les associations entre les facteurs socio-économiques et démographiques (âge, présence d’enfants dans le foyer, éducation, revenus, profession) et la pratique du snacking ont été évaluées par régression logistique multivariée et des analyses de covariance, après stratifiées par sexe et ajustées sur l’apport énergétique total quotidien.

Résultats : Les individus plus âgés avaient plus tendance à prendre un snack dans la journée dans les deux sexes, de même que les individus avec un niveau d’études faible (OR = 0,79 (0,71 ; 0,87) chez les femmes ; OR = 0,71 (0,60 ; 0,83) chez les hommes), les femmes employées (OR = 0,94 (0,89 ; 0,99), et les femmes exerçant une profession libérale avaient moins tendance à prendre un snack dans la journée. Chez les individus plus âgés, en particulier les sujets d’âge moyen, la densité en nutriments des prises de snacking était plus élevée, et l’apport et la densité calorique plus faible que chez les jeunes adultes. La présence d’un enfant dans le foyer était associée à une densité énergétique plus élevée, une densité en nutriments plus faible (chez les femmes) et un apport énergétique issu des snacks plus faible (chez les hommes), comparés à ceux qui vivaient sans enfant dans le foyer. Chez les individus avec de faibles revenus et les travailleurs manuels, la densité en nutriments des prises de snacking était plus faible et le contenu énergétique plus élevé que dans les catégories socio-économiques plus élevées.  L’apport calorique des prises de snacking quotidiennes était plus important chez les femmes avec un niveau d’éducation plus faible.

Conclusions : Bien que la pratique de snacking était moins prévalente dans les catégories socio-économiques faibles et chez les jeunes adultes, leurs snacks avaient un contenu énergétique plus élevé et une densité en nutriments pauvre. Ces résultats fournissent des informations utiles sur les mécanismes impliqués dans les disparités sociales du comportement alimentaire.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29544552


Impacts environnementaux des régimes : Comment la consommation de produits issus de l’agriculture biologique contribue-t-elle à la durabilité environnementale ?
Front Nutr. 2018 5:8
Lacour C, Seconda L, Allès B, Hercberg S, Langevin B, Pointereau P, Lairon D, Baudry J, Kesse-Guyot E.

Contexte : La plupart des études portant sur les impacts environnementaux des régimes n’ont pas pris en compte le mode de production des aliments. L’objectif de cette étude, basée sur la cohorte NutriNet-Santé, était d’étudier les relations entre un score provégétarien et les impacts environnementaux des régimes alimentaires. Nous avons aussi évalué un potentiel effet modulateur de la consommation de produits issus de l’agriculture biologique sur cette association.

Méthodes : Cette étude incluait 34 442 adultes français. La consommation alimentaire et le niveau de consommation de produits issus de l’agriculture biologique ont été estimés à partir d’un questionnaire de fréquence de consommation sur l’année passée. Pour caractériser la structure des régimes des participants, un score provégétarien reflétant la part de produits d’origine végétale et d’origine animale dans l’alimentation a été calculé. Trois indicateurs environnementaux ont été estimés pour évaluer les impacts environnementaux des régimes : les émissions de gaz à effet de serre (eGES), la demande en énergie cumulée (CED) et la surface occupée. Ces indicateurs ont été évalués grâce à la méthode de l’analyse du cycle de vie, limité au niveau de l’exploitation agricole. L’association entre les quintiles de score provégétarien et les impacts environnementaux, pour les données globales puis stratifiées par niveau de consommation de produits biologiques, a été estimée grâce à des ANCOVA ajustées sur l’âge, le sexe et l’énergie. 

Résultats : Les participants avec un régime riche en produits d’origine végétale (5ème quintile) étaient plus âgés, diplômés, généralement citadins dans des grandes zones urbaines, et avaient des habitudes de vie plus saines. Un score provégétarien élevé était associé à des impacts environnementaux plus faibles (eGESQ5vsQ1 =  838/1664 kg CO2eq/an, -49,6 %, p ˂ 0,0001 ; CEDQ5vsQ1 =  4853/6775 MJ/an, -26,9 %, p ˂ 0,0001 ; surface occupéeQ5vsQ1 = 2420/4138 m2/an, -41,5 %, p < 0,0001). La consommation de produits issus de l’agriculture biologique était un important modulateur de l’impact environnemental des régimes lorsque ceux-ci étaient riches en produits d’origine végétale.

Conclusion : Ce travail suggère que la promotion et l’évaluation de la durabilité des régimes devraient prendre en compte aussi bien la structure de l’alimentation que le mode de production des aliments.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29479530


Fréquence et contenu nutritionnel des prises alimentaires hors repas chez les adultes français (Etude NutriNet-Santé)
Nutr J. 2018 17(1):33
Si Hassen W, Castetbon K, Tichit C, Péneau S, Nechba A, Ducrot P, Lampuré A, Bellisle F, Hercberg S, Méjean C.

Contexte : Le snacking suscite des inquiétudes car il pourrait conduire à un apport énergétique supplémentaire et une faible qualité en nutriments. Le snacking peut être défini comme prise alimentaire en dehors des repas principaux, indépendamment des quantités ou types d’aliments consommés. L’objectif de cette étude était de caractériser les prises de snacking au sein d’une large population d’adultes en estimant la proportion de la population ayant des prises de snacking, l’apport énergétique associé à ces prises et la contribution de différents groupes alimentaires.

Méthodes : Cette étude transversale a inclus 104 265 adultes de la cohorte NutriNet-Santé. Les apports alimentaires ont été estimés par des enregistrements de 24 h en semaine. Pour chaque prise alimentaire, la densité en nutriments,  l’apport et la densité énergétique  ont été calculés.

Résultats : Après pondération, 47,6 % de notre échantillon était des hommes et l’âge moyen de 45,6 (15,3). Globalement, 68 % des participants avaient mangé au moins un snack au cours de l’enregistrement, principalement dans la matinée ou l’après-midi. Globalement, un snack avait une densité en nutriments plus faible [22,8 écart type = 278,3)] que les plats principaux [25,8 (36.9) à 30,0 (30,4)] ; mais une densité énergétique plus élevée [222,2 (163,3) kcal/100 g] que les plats [133,9 (57,3) à 175,9 (99,6) kcal/100 g]. Le snacking de matinée représentait le snacking avec la densité énergétique la plus faible [211 kcal/100 g ], l’apport énergétique le plus faible [104,1 kcal] et la densité en nutriments la plus élevée [60,1]. Le snacking de l’après-midi ou du soir avait les charges énergétiques les plus élevées [192,4 kcal et 207,6 kcal], mais des scores en nutriments faibles [16 et 13, respectivement].  Les groupes alimentaires contribuant à l’apport énergétique des snacks étaient les produits gras et sucrés, les produits sucrés, les fruits, les boissons chaudes et le pain. 

Conclusions : Ces résultats ont mis en évidence une fréquence du snacking et une qualité nutritionnelle variable des snacks au cours de la journée. Le snack de la matinée a été observé comme plus favorable à la santé que ceux de l’après-midi et du soir.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29486784
 


La pleine conscience est associée au syndrome métabolique chez les individus avec une symptomatologie dépressive
Nutrients. 2018 10(2):e232
Guyot E, Baudry J, Hercberg S, Galan P, Kesse-Guyot E, Péneau S.

Le syndrome métabolique (MetS) est un problème majeur de santé publique. Certaines caractéristiques psychologiques individuelles pourraient être associées au MetS. La pleine conscience est définie par une prise de conscience de l’instant présent sans jugement de valeur. La disposition à la pleine conscience a été récemment associée de façon inverse au surpoids et aux troubles alimentaires et pourrait donc être associée au MetS. Nous avons étudié avec un design transversal les relations entre la pleine conscience, le MetS, et ses facteurs de risque dans un large échantillon d’adultes issus de la  population générale ainsi que l’influence d’une symptomatologie dépressive sur cette association. Les adultes participant à l’étude NutriNet-Santé qui avaient complété le questionnaire sur les 5 dimensions de la pleine conscience et participé au volet clinico-biologique ont été inclus. Des modèles de régression logistique multivariés ajustés sur des facteurs socio-démographiques et de mode de vie ont été réalisés. Au total, 17 490 individus ont été inclus. Parmi les individus avec une symptomatologie dépressive, ceux avec un niveau de pleine conscience plus élevé avaient une probabilité plus faible d’avoir un MetS (OR : 0,73, IC 95 % : 0,57-0,93), un tour de taille élevé, un faible taux de HDL-cholestérol et un taux de glycémie à jeun élevé (tous p ˂ 0,05). Parmi ceux sans symptomatologie dépressive, les individus avec une pleine conscience plus élevée avaient une probabilité plus faible d’avoir un tour de taille élevé (p ˂ 0,01). En conclusion, une pleine conscience plus élevée était associée négativement au MetS uniquement chez les individus avec une symptomatologie dépressive. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29462979

 


Consommation d'aliments ultra-transformés et risque de cancer : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé
BMJ. 2018 360:k322
Fiolet T, Srour B, Sellem L, Kesse-Guyot E, Allès B, Méjean C, Deschasaux M, Fassier P, Latino-Martel P, Beslay M, Hercberg S, Lavalette C, Monteiro CA, Julia C, Touvier M.

Objectif : Evaluer les associations entre consommation d’aliments ultra-trasnformés et risque de cancer.

Design : Etude de cohorte.

Participants et méthodes : Au total, 104 980 participants âgés de plus de 18 ans de la cohorte française NutriNet-Santé (2009-2017) ont été inclus. Les données alimentaires ont été recueillies à l'aide d'enregistrements de 24h répétés, conçus pour enregistrer la consommation habituelle des participants pour 3300 aliments différents. Ceux-ci ont été classés en fonction de leur degré de traitement par la classification NOVA. 

Mesures principales : Les associations entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de cancer total, du sein, de la prostate, et du côlon-rectum ont été évaluées par des modèles de Cox multivariés.

Résultats : La consommation d'aliments ultra-transformés était associée à un risque plus élevé de cancer au global (n = 2 228 cas, HR pour une augmentation de 10 % de la proportion d'aliments ultra-transformés dans l’alimentation = 1,12 (1,06-1,18), P de tendance < 0,001) et de cancer du sein (n = 739 cas, RR = 1,11 (1,02-1,22), P de tendance = 0,02). Ces résultats restaient significatifs après ajustement sur plusieurs marqueurs de la qualité nutritionnelle de l'alimentation (apport en lipides, sodium et glucides et/ou pattern alimentaire Western).

Conclusions : Dans cette grande étude prospective, une augmentation de 10 % de la proportion d'aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire était associée à une augmentation significative de 10% des risques de cancer au global et de cancer du sein. D'autres études sont nécessaires afin de mieux comprendre l'impact relatif des différentes dimensions de la transformation des aliments (composition nutritionnelle, additifs alimentaires, matériaux de contact et contaminants néoformés) dans ces relations.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29444771

 



Consommation et apports alimentaires chez 36 448 adultes et leurs associations avec le syndrome de l’intestin irritable : étude NutriNet-Santé
Therap Adv Gastroenterol. 2018 11:1756283X17746625 
Torres MJ, Sabate JM, Bouchoucha M, Buscail C, Hercberg S, Julia C.

Introduction : L’alimentation joue un rôle majeur chez les patients atteints du syndrome de l’intestin irritable (SII). L’objectif de cette étude était de comparer les consommations alimentaires et les apports en nutriments chez les sujets avec SII et des témoins au sein d’une large population française.

Méthodes : Cette étude incluait 36 448 sujets de l’étude de cohorte NutriNet-Santé ayant complété un questionnaire basé sur les critères de Rome III pour évaluer les troubles fonctionnels intestinaux. Les données alimentaires ont été obtenues à partir d’un minimum de 3 enregistrements de 24 h auto-déclarés via internet. Les associations entre le SII et le régime alimentaire ont été étudiées à l’aide de tests de comparaison ajustés sur le sexe, l’âge et l’apport énergétique total (tests ANCOVA).

Résultats : Les sujets inclus étaient principalement des femmes (76,9 %) et l’âge moyen était de 50,2 ± 14,2 ans. Parmi ces individus, 1870 (5,1 %) présentaient un SII. Comparés aux témoins en bonne santé, ils avaient des consommations significativement plus faibles de lait (74,6 versus 88,4 g/j ; p ˂ 0,0001), yaourts (108,4 versus 115,5 g/j ; p = 0,001), fruits (192,3 versus 203,8 g/j ; p ˂ 0,001) et une consommation plus élevée de boissons non-alcoolisées non-sucrées (1167,2 versus 1122,9 ml/j ; p ˂ 0,001). Ils avaient un apport énergétique total plus élevé (2028,9 versus 1995,7 kcal/j ; p ˂ 0,001), avec des apports plus élevés en lipides (38,5 versus 38,1 % de l’apport énergétique total ; p = 0,001) et des apports plus faibles en protéines (16,4 versus 16,8 % de l’apport énergétique total ; p ˂ 0,0001) ainsi qu’en micronutriments (calcium, potassium, zinc, vitamines B2, B5 et B9, tous p ˂ 0,0001).

Conclusions : Dans ce large échantillon, ces résultats suggèrent que les apports alimentaires des sujets souffrant de SII diffèrent de ceux des sujets contrôles. Il est possible qu’ils aient adapté leur régime alimentaire en fonction de leurs symptômes suite à des recommandations médicales ou non.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29399039


Association entre les perspectives temporelles et la consommation d’aliments bio dans un large échantillon d’adultes
Nutr J. 2018 17(1):1
Bénard M, Baudry J, Méjean C, Lairon D, Giudici KV, Etilé F, Reach G, Hercberg S2, Kesse-Guyot E, Péneau S.

Contexte : La consommation d’aliments bio a augmenté dans de nombreux pays au cours des dernières décennies. Bien que les motivations associées à un tel choix aient été étudiées, les traits de personnalité associés à ces motivations ont été très peu explorés. La considération des conséquences futures (CFC) représente l’ampleur avec laquelle les  individus considèrent les conséquences futures par rapport aux conséquences immédiates de leurs comportements. Une personnalité orientée vers le futur pourrait être une caractéristique importante des consommateurs d’aliments bio. L’objectif était d’analyser les associations entre la CFC et la consommation d’aliments bio dans un large échantillon de la population générale adulte. 

Méthodes : En 2014, un échantillon de 27634 participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé ont rempli le questionnaire CFC et le questionnaire de fréquence de consommation d’aliments bio. Pour chaque groupe d’aliments (17 groupes), les non-consommateurs d’aliments bio ont été comparés aux consommateurs d’aliments bio selon les quartiles de la CFC en utilisant des régressions logistiques multiples. De plus, les moyennes ajustées des proportions des apports d’aliments bio sur les apports alimentaires totaux ont été comparées selon les quartiles de la CFC. Les analyses ont été ajustées sur des facteurs sociodémographiques, de mode de vie et alimentaires.

Résultats : Les participants avec une CFC plus élevée avaient plus de chance de consommer des aliments bio (OR quartile 4 (Q4) vs. Q1 = 1,88, IC 95 % : 1,62-2,20). Globalement, les participants orientés vers le futur avaient plus de chance de consommer 14 groupes d’aliments. Les associations les plus fortes ont été observées pour les aliments à base de féculents raffinés (OR = 1,78, IC 95 % : 1,63-1,94) et les fruits et légumes (OR = 1,74, IC 95 % : 1,58-1,92). La contribution des apports issus d’aliments bio aux apports alimentaires totaux était de 33 % plus élevé dans le Q4 de la CFC comparé au Q1. Plus précisément, la contribution des aliments bio consommés était plus élevée dans le Q4 pour 16 groupes d’aliments. Les différences relatives les plus élevées entre Q4 et Q1 ont été observées pour les aliments à base de féculents raffinés (22 %) et les boissons alcoolisées (21 %). Le groupe des fruits de mer était le seul sans différence significative.

Conclusions : Cette étude fournit des informations sur la personnalité des consommateurs d’aliments bio dans un large échantillon de participants adultes. La considération des conséquences futures pourrait représenter un déterminant psychologique pertinent de la consommation d’aliments bio.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29304811


Comportements alimentaires des patients atteints de cirrhose compensée : une étude cas-témoins
Nutrients. 2018 10(1):E60
Buscail C, Bourcier V, Fezeu LK, Roulot D, Brulé S, Ben-Abdesselam Z, Cagnot C, Hercberg S, Nahon P, Ganne-Carrié N, Julia C.

Contexte : Il y a de plus en plus de données suggérant que le maintien d’un statut nutritionnel adéquat chez les patients atteints de cirrhose est approprié pour la prévention des complications. L’objectif de cette étude était de décrire les comportements alimentaires des sujets atteints de cirrhose compensée et non compliquée et de les comparer à ceux de témoins issus de la population générale. 

Méthodes : Dans cette étude cas-témoins, les cas étaient issus de l’étude ALICIR, une enquête nichée dans deux cohortes nationales prospectives de patients avec une cirrhose compensée histologiquement prouvée par biopsie liée soit à une consommation excessive d’alcool (CIRRAL) soit à une infection par le virus de l’hépatite B ou C (CirVir). Les témoins étaient issus de la cohorte NutriNet-Santé. Les données alimentaires étaient collectées à l’aide d’un même questionnaire de fréquence alimentaire semi-quantitatif validé. Les données alimentaires et nutritionnelles ont été comparées par des tests de Student pour données appariées multi-ajustées.

Résultats : Entre juin 2014 et février 2016, 174 patients d’ALICIR ont été appariés avec 348 témoins de la cohorte NutriNet en fonction du sexe, de l’âge, de l’IMC et du niveau d’éducation. Comparés aux témoins, les patients (moyenne ± écart type) consommaient plus de sodas (236,0 ± 29,8 mL vs. 83,0 ± 33,0 mL), d’eau (1787,6 ± 80,6 mL vs. 933,6 ± 85,3 mL), et des quantités plus faibles de snacks salés (4,2 ± 1,42 g vs. 9,0 ± 1,6 g) et de boissons alcoolisées (71,8 ± 23,4 g vs. 151,2 ± 25,9 g), avec toutes les valeurs p < 0,0001. Les comportements alimentaires variaient en fonction de l’étiologie de la cirrhose du foie.

Conclusions : Les comportements alimentaires des patients différaient significativement de ceux des sujets issus de la population générale.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29320416


Dilemme entre motivations "santé" vs. environnementales lors de l’achat de produits animaux : caractéristiques sociodémographiques et nutritionnelles des consommateurs concernés
BMC Public Health. 2017 17(1):876
Péneau S, Fassier P, Allès B, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Méjean C.

Contexte : Les recommandations nutritionnelles en France recommandent une consommation régulière de viande, poisson et produits laitiers alors même que les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par l’impact de la production de ces aliments sur l'environnement. Ces apparentes contradictions peuvent conduire à des dilemmes chez le consommateur lors de l'achat de produits alimentaires. L’objectif de cette étude était d’investiguer les profils sociodémographiques des personnes déclarant avoir des dilemmes entre santé et environnement au niveau de leurs motivations d‘achat de viande, de poisson et de produits laitiers, et de comparer la qualité de l’alimentation des individus avec et sans dilemme.

Méthodes : Un total de 22,936 personnes participant à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. Les participants ont complété un questionnaire évaluant leurs motivations d’achat pour la viande, le poisson et les produits laitiers, incluant des questions autour des dilemmes potentiels entre santé et environnement. Les dilemmes environnement vs. santé ont été estimés en utilisant des méthodes implicites et explicites. Les données socio-démographiques et de mode de vie ainsi que la consommation alimentaire utilisant des enregistrements de 24 h ont été recueillis. L'association entre les caractéristiques socio-démographiques et de mode de vie et les dilemmes a été évaluée en utilisant des modèles de régression logistique et l’association entre les dilemmes et la consommation de viande, poisson, produits laitiers ainsi qu’avec l'adhésion au score basé sur les recommandations du PNNS (mPNNS-GS) et la qualité nutritionnelle globale, en utilisant une analyse de covariance.

Résultats : Parmi les participants, 13 % étaient partagés entre acheter de la viande pour des raisons de santé et éviter d'en acheter pour des raisons environnementales, 12 % dans le cas du poisson et 5 % dans le cas des produits laitiers. Les participants plus âgés, les femmes et les individus avec de faibles revenus étaient plus susceptibles de déclarer des dilemmes. Les participants déclarant des dilemmes lors de l'achat de la viande et de produits laitiers consommaient moins de ces aliments (P ˂ 0,05 et P ˂ 0,0001, respectivement) et avaient une meilleure qualité nutritionnelle globale (P ˂ 0,0001). De plus, ceux ayant des dilemmes pour la viande spécifiquement ont montré une meilleure adhérence aux recommandations concernant la viande, le poisson et les produits laitiers (P <0,0001).
 

Conclusion : Les individus déclarant des dilemmes concernant les produits animaux avaient des caractéristiques sociodémographiques spécifiques et montraient une qualité nutritionnelle globale plus élevée comparés à ceux sans dilemme. Nos résultats suggèrent qu’avoir des préoccupations environnementales n’est pas en contradiction avec l’adhérence aux recommandations nutritionnelles.


https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29126385


Influence relative des caractéristiques socioéconomiques, psychologiques et sensorielles, de l’activité physique et de l’alimentation sur la prise de poids sur 5 ans chez des adultes français
Nutrients. 2017 9(11):e1179
Lampuré A, Castetbon K, Hanafi M, Deglaire A, Schlich P, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Les caractéristiques individuelles, les apports alimentaires et l’activité physique influencent le statut pondéral ; toutefois, la contribution de chaque facteur pour expliquer la variation de poids dans le temps n’a jamais été étudiée.

Notre objectif était d’établir un cadre conceptuel en estimant simultanément l’influence relative des caractéristiques socioéconomiques, psychologiques et sensorielles, de l’activité physique et des apports alimentaires sur la prise de poids sur 5 ans chez des adultes français.

Les caractéristiques individuelles, l’activité physique et les données alimentaires ont été estimées à l’inclusion pour 8014 participants de la cohorte NutriNet-Santé. Les données anthropométriques auto-déclarées ont été collectées à l’inclusion et 5 ans plus tard. Des modèles par équations structurelles, stratifiés par indice de masse corporelle (IMC) à l’inclusion, ont été utilisés pour réaliser les analyses.

Le prédicteur majeur de la prise de poids était la restriction alimentaire devant l’effet de l’âge ou la consommation d’aliments riches en énergie, à la fois chez les participants en surpoids et les sujets normo-pondéraux. Chez les individus normo-pondéraux seulement, la consommation d’aliments riches en nutriments et l’activité physique étaient inversement associés à la prise de poids. Concernant les facteurs individuels influençant les apports alimentaires, l’attirance pour le gras était prédicteur le plus important de la consommation d’aliments riches en énergie et était aussi inversement associée à la consommation d’aliments riches en nutriments.

Dans ces modèles, la restriction alimentaire était un prédicteur direct de la prise de poids et l’attirance sensorielle pour le gras un déterminant majeur des apports alimentaires. L’influence de la restriction alimentaire sur la prise de poids, non expliquée par l’alimentation, nécessite des études supplémentaires.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29143765


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Une étude de santé publique

L’étude Nutrinet-Santé est financée par les institutions publiques suivantes: 

-    le Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 
-    Santé Publique France, 
-    l'Université Paris 13, 
-    l'Inserm, 
-    l'Inra, 
-    le Cnam

De ce fait, l'étude NutriNet-Santé est une recherche publique, sans aucun intérêt économique ni aucun objectif "marketing". 

Vous aussi, faites avancer la recherche sur les liens entre la nutrition et la santé et contribuez à l'amélioration de la santé sur NutriNet-Santé


Bonne année 2019 !
Toute l’équipe vous souhaite une très bonne année 2019 !

Au programme de cette année : grâce à vous, de nouveaux résultats sur les relations nutrition-santé, de nouveaux programmes de recherche qui démarrent, des actualités, des publications scientifiques… et le 10ème anniversaire de l’étude NutriNet-Santé !

En 2019, restez connectés pour faire avancer la recherche !

Bonne année


14/11/2018 - Questionnaire Peau et alimentation

Ce questionnaire porte sur certaines maladies de peau.

Il a pour objectif d'étudier en détail les liens entre certaines maladies de peau inflammatoires ou auto-immunes c'est-à-dire secondaires à des dérèglements du système de défense de l'organisme et votre alimentation.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



03/10/2018 - Santé log

NutriNet-Santé dans la presse : Cancer : l'alimentation, le premier des facteurs de prévention ?

Cette nouvelle analyse de données de notre cohorte française NutriNet-Santé qui nous est proposée dans la revue Cancer Research, confirme la relation déjà très documentée, entre alimentation et risque de cancer...

Cependant ici, l'analyse apporte une précision de taille, l'alimentation est, avec la pratique de l'exercice, un facteur majeur de prévention ou de risque. Adhérer à un régime alimentaire sain est associé à un risque de cancer significativement réduit.

C'est l'analyse de 4 scores nutritionnels, calculés à partir de 41.543 participants âgés de 40 ans ou plus, qui n'avaient jamais reçu de diagnostic de cancer avant l'inclusion dans l'étude, qui aboutit à cette conclusion...

"Ainsi, parmi tous les facteurs de risque de cancer (outre le tabac), la nutrition et l'activité physique sont des facteurs de mode de vie modifiables qui peuvent impacter le risque de cancer", résume Mathilde Touvier, auteur principal et chercheuse à l'Inserm...

Consulter l'article en ligne



10/09/2018 - Nouvelles publications scientifiques NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a récemment publié une dizaine d'articles dans divers journaux scientifiques : BMJ Open, PLoS One, Int J Cancer, Br J Nutr, Eur J Public Health...

Ces articles portent sur différents thèmes de recherche :

  • Perception des différents logos nutritionnels en face avant des emballages en fonction des facteurs sociodémographiques, alimentaires et du mode de vie dans une population française : étude transversale parmi les participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Contribution des aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire des adultes de l’étude française NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Relations entre les caractéristiques individuelles, sociales et environnementales et les profils de transports actifs chez des femmes françaises Lire le résumé en français
  • Association entre consommation d’aliments bio et syndrome métabolique : résultats transversaux de l’étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Effets individuels et combinés des facteurs nutritionnels sur le risque d’hypertension artérielle incidente : analyse prospective de la cohorte NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Exposition aux contaminants et apports nutritionnels dans une population végétarienne française Lire le résumé en français
  • Association entre régime végétarien déclaré et syndrome de l’intestin irritable dans la cohorte française NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Association entre un profil alimentaire de type « occidental » et le syndrome de l’intestin irritable dans la cohorte française NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Consommation de viande rouge et transformée et risque de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Disparités sociales des pratiques culinaires : une étude DEDIPAC Lire le résumé en français
  • Apports en antioxydants issus de l’alimentation et des compléments alimentaires et risque de cancers digestifs chez les adultes de plus de 45 ans : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Comparaison des caractéristiques sociodémographiques et nutritionnelles entre les végétariens, végétaliens ou véganes et les consommateurs de viande auto-déclarés de l’étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Les motivations de choix alimentaires incluant la durabilité lors des achats sont associées à un profil alimentaire bénéfique pour la santé chez des adultes français Lire le résumé en français
  • Les associations sexe-spécifiques de différents indices anthropométriques avec l’insomnie aigüe ou chronique Lire le résumé en français

​​​​L'équipe NutriNet-Santé vous remercie car ces articles ont pu être publiés grâce aux données que vous nous avez permis de collecter.

Bonne lecture !



Les associations sexe-spécifiques de différents indices anthropométriques avec l’insomnie aiguë ou chronique

Eur J Public Health. 2017 27(6):1026-1031

Andreeva VA, Torres MJ, Druesne-Pecollo N, Léger D, Gonzalez R, Bayon V, Hercberg S, Galan P.

Contexte : Les troubles du sommeil, incluant l’insomnie, sont des facteurs de risque de prise de poids. Toutefois, peu d’études épidémiologiques ont investigué l’association entre des marqueurs anthropométriques et l’insomnie.

Méthodes : Dans cette étude transversale observationnelle, nous avons évalué l’association de 3 indices anthropométriques différents avec l’insomnie aigüe ou chronique. Nous avons utilisé les données des 13389 adultes français (âge moyen = 51,9 ± 13,1 ans ; 70,3 % de femmes) ayant participé au volet clinico-biologique de la cohorte NutriNet-Santé. Le poids, la taille, le tour de taille et le tour de hanches ont été mesurés au cours des examens cliniques (2011-2014). L’indice de masse corporelle (IMC), le tour de taille et le rapport taille hanche (RTH) ont été choisis comme variables indépendantes. L’insomnie aigüe (au cours des 8 derniers jours) et l’insomnie chronique (supérieur ou égal à 3 mois) ont été évaluées en 2014 via un questionnaire auto-déclaratif. Des modèles de régression logistique multivariée ont été appliqués pour déterminer les odds ratios (OR) et les intervalles de confiance à 95 % (IC).

Résultats : Une association inverse a été observée entre le surpoids (25,0 ≤ IMC ˂ 30,0 kg/m²) et l’obésité (IMC ≥ 30,0 kg/m²) et le risque d’insomnie aigüe chez les hommes (surpoids : OR = 0,80, IC à 95 % : 0,70, 0,92 ; obésité : OR = 0,78, IC à 95 % : 0,63, 0,98). Une association positive a été observée entre l’obésité, évaluée par l’IMC ou le RTH, et l’insomnie chronique chez les femmes (IMC : OR = 1,23, IC à 95 % : 1,04, 1,45 ; RTH : OR = 2,24, IC à 95 % : 1,07, 4,72). Aucune association n’a été observée avec le tour de taille dans les 2 sexes.

Conclusions : Ces résultats transversaux ont mis en évidence des associations sexe-spécifiques du surpoids/obésité avec différents types d’insomnie, et méritent d’être confirmés par des études longitudinales utilisant des paramètres d’évaluation du sommeil objectifs.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29069319



Les motivations de choix alimentaires incluant la durabilité lors des achats sont associées à un profil alimentaire bénéfique pour la santé chez des adultes français

Nutr J. 2017 16(1):58

Allès B, Péneau S, Kesse-Guyot E, Baudry J, Hercberg S, Méjean C.

Contexte : La durabilité est devenue d’un intérêt grandissant pour les consommateurs et pourrait influencer leurs apports alimentaires. Seules quelques études ont investigué les relations entre les motivations de choix alimentaires liées à la durabilité et l’alimentation et elles portaient sur des groupes spécifiques d’aliments.

Objectif : Cette étude transversale avait pour objectif d’évaluer les associations entre les motivations de choix alimentaires lors des’achats, incluant en particulier la durabilité, et les profils alimentaires dans un échantillon important d’adultes français.

Design : Les motivations de choix alimentaires ont été collectés chez 31842 adultes de l’étude NutriNet-Santé, en utilisant un questionnaire validé constitué de 63 items rassemblés en 9 scores de dimensions : éthique et environnement, production traditionnelle et locale, goût, prix, limitation d’achat liée à l’environnement (ex : ne pas acheter un aliment par préoccupationenvironnementale), santé, commodité, innovation et absence de contaminants. Les apports alimentaires ont été estimés à partir d’un minimum de trois enregistrements alimentaires de 24 h sur internet. Trois profils alimentaires ont été identifiés via une analyse factorielle utilisant l’analyse en composantes principales. Les associations entre les scores de dimension des motivations des choix alimentaires et les profils alimentaires ont été évaluées par des modèles de régression linéaire en stratifiant sur le sexe.

Résultats : Les individus avaient une probabilité plus élevée d’avoir un régime alimentaire bénéfique pour la santé quand ils avaient de plus grandes limites dans leurs achats liées à des préoccupations environnementales (seulement pour le 3ème tertile versus le 1er tertile βfemmes = 0,18, IC 95 % = 0,15-0,20, βhommes = 0,20, IC 95 % = 0,15-0,25), de plus grandes préoccupations pour l’éthique et environnement (chez les femmes seulement, β = 0,05, IC 95 % = 0,02-0,08), l’absence de contaminants (chez les femmes seulement, β = 0,05, IC 95 % = 0,01-0,07), la production locale (chez les femmes seulement, β = 0,08 IC 95 % = 0,04-0,11), la santé (chez les femmes seulement), l’innovation (chez les hommes seulement), et moins de préoccupations pour le prix des aliments. Les individus avaient une probabilité plus faible d’avoir un régime alimentaire de type traditionnel ou « occidental » quand ils avaient de plus grande motivations en relation avec la durabilité.

Les individus, en particulier les femmes, ayant plus de considérations pour les dimensions de durabilité telles que l’éthique et l’environnement et la production locale, semblaient avoir une alimentation plus bénéfique pour la santé. D’autres études longitudinales sont nécessaires pour mieux comprendre comment les considérations pour la durabilité pourraient influencer la qualité du régime alimentaire à long terme.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28923107



Comparaison des caractéristiques sociodémographiques et nutritionnelles entre les végétariens, végétaliens ou véganes et les consommateurs de viande auto-déclarés de l’étude NutriNet-Santé

Nutrients. 2017 9(9):e1023

Allès B, Baudry J, Méjean C, Touvier M, Péneau S, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Contexte : Il existe un intérêt grandissant pour les régimes végétarien et végane dans de nombreux pays occidentaux. De plus en plus de données épidémiologiques suggèrent que de tels régimes pourraient aider à rester en bonne santé. Néanmoins, les caractéristiques alimentaires et sociodémographiques des végétariens et des végétaliens ou véganes ne sont pas bien connues. L’objectif de cette étude transversale était de décrire les caractéristiques sociodémographiques et nutritionnelles des adultes végétariens et végétaliens ou véganes auto-déclarés, en comparaison de celles des consommateurs de viande au sein de l’étude française NutriNet-Santé.

Méthodes : Les participants ont été interrogés pour savoir s’ils suivaient un régime alimentaire spécifique. Ils ont ensuite été classés dans trois groupes auto-déclarés : 90664 consommateurs de viande, 2370 végétariens et 789 végétaliens ou véganes. Les données alimentaires ont été collectées via trois enregistrements alimentaires de 24 h. Des modèles de régression logistique polytomique multivariée ont été exécutés pour évaluer l’association entre les caractéristiques sociodémographiques et le type de régime alimentaire. La prévalence de l’inadéquation des apports en nutriments a été estimée par sexe et âge pour les micronutriments ainsi que par type de régime alimentaire auto-déclaré.

Résultats : Comparés aux consommateurs de viande, les végétariens avaient une probabilité plus élevée d’avoir un niveau d’éducation plus élevé, tandis que les végétaliens ou véganes avaient un niveau d’éducation plus faible. Comparés aux consommateurs de viande, les végétariens avaient une probabilité plus élevée d’être une femme, des individus plus jeunes, et travailleur indépendant ou n’ayant jamais eu un emploi plutôt que cadre. Les végétariens et les végétaliens ou véganes avaient substitué les produits riches en protéines animales par une consommation plus élevée de produits riches en protéines végétales (ex : produits à base de soja ou légumes). Les végétariens avaient le régime alimentaire le plus équilibré en termes de macronutriments et aussi une meilleure adhésion aux recommandations nutritionnelles françaises. Les végétariens montraient une prévalence estimée plus faible d’inadéquation pour les micronutriments tels que les vitamines antioxydantes (ex : pour la vitamine E, 28,9 % pour les femmes végétariennes âgées de moins de 55 ans vs. 41,6 % chez les consommateurs de viande) tandis que les végétaliens ou véganes montraient une prévalence estimée plus élevée d’inadéquation pour certains nutriments, en particulier la vitamine B12 (69,9 % chez les hommes et 83,4 % chez les femmes âgées de moins de 55 ans), comparés aux consommateurs de viande.

Notre étude met en lumière que, globalement, les végétariens et les végétaliens ou véganes devraient atteindre les recommandations nutritionnelles.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28926931



Apports en antioxydants issus de l’alimentation et des compléments alimentaires et risque de cancers digestifs chez les adultes de plus de 45 ans : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2017 118(7):541-549

Egnell M, Fassier P, Lécuyer L, Gonzalez R, Zelek L, Vasson MP, Hercberg S, Latino-Martel P, Pilar G, Druesne-Pecollo N, Deschasaux M, Touvier M.

Des études expérimentales suggèrent des effets protecteurs des antioxydants dans la prévention des cancers digestifs. Cependant, les résultats issus des études épidémiologiques sont contrastés et peu d’études ont pris en compte une évaluation quantitative de l’apport via les compléments alimentaires.

L’objectif de cette étude était d’examiner les associations entre les apports en antioxydants (alimentaires, compléments alimentaires, totaux) et le risque de cancers digestifs. Cette étude prospective a inclus 38812 sujets âgés de plus de 45 ans de la cohorte NutriNet-Santé (2009-2016). Les données alimentaires ont été collectées via des enregistrements répétés de 24 h. Un questionnaire spécifique a été utilisé pour évaluer la consommation de compléments alimentaires sur une période de 12 mois. Une table de composition incluant près de 8000 compléments alimentaires a été créée. Les associations entre les apports (codés en continu et en quartiles sexe-spécifiques) de vitamines C et E, β-carotène et sélénium et le risque de cancers digestifs ont été analysées par des modèles de Cox multivariés.

Un total de 167 cancers digestifs (120 colorectaux, 26 du pancréas, 9 de l’œsophage, 7 de l’estomac et 5 du foie) ont été diagnostiqués au cours du suivi. Les apports alimentaires (Risque Relatif (RR)Q4 v. Q1 = 0,56 ; IC 95% : 0,34-0,91, P-trend = 0,01) et totaux (RRQ4 v. Q1 = 0,51 ; IC 95% : 0,30-0,84, P-trend = 0,008) en vitamine C, les apports alimentaires (RRQ4 v. Q1 = 0,56 ; IC 95% : 0,34-0,92, P-trend = 0,005) et totaux (RRQ4 v. Q1 = 0,58 ; IC 95% : 0,36-0,94, P-trend = 0,003) en vitamine E, les apports alimentaires (RRpour un incrément de 10 µg/j = 0,92 ; IC 95% : 0,85-1,00, P = 0,04) et totaux (RRpour un incrément de 10 µg/j = 0,92 ; IC 95% : 0,86-0,99, P = 0,03) en sélénium étaient associés à une diminution du risque de cancers digestifs. Des interactions statistiquement significatives ont été observées entre les apports alimentaires et totaux en sélénium et la consommation d’alcool ainsi qu’entre l’apport total en vitamine E et le statut tabagique.

Cette étude prospective incluant une évaluation quantitative de l’apport en antioxydants issu des compléments alimentaires suggère un possible effet protecteur de plusieurs antioxydants (vitamines C et E et sélénium) vis-à-vis du risque de cancers digestifs ainsi qu’une modulation de certaines de ces associations par la consommation d’alcool et le statut tabagique.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28927476



Disparités sociales des pratiques culinaires : une étude DEDIPAC

Nutr J. 2017 16(1):62

Méjean C, Si Hassen W, Gojard S, Ducrot P, Lampuré A, Brug H, Lien N, Nicolaou M, Holdsworth M, Terragni L, Hercberg S, Castetbon K.

Le rôle spécifique des indicateurs socio-économiques majeurs sur les pratiques culinaires pourrait mettre en évidence des profils socio-économiques distincts, permettant de comprendre les mécanismes amenant aux inégalités sociales de santé. Cette étude a investigué s’il existait une association indépendante avec les pratiques culinaires pour chacun des indicateurs socio-économiques (éducation, profession, revenus).

Un ensemble de 62373 adultes participant à l'étude de cohorte NutriNet-Santé basée sur internet ont été inclus dans nos analyses transversales. Les compétences en cuisine, l’utilisation d’aliments bruts et l’équipement de cuisine ont été évalués par des scores compris entre 0 et 10 points ; la fréquence de préparation des repas, le plaisir de cuisiner et la volonté à cuisiner mieux ou plus fréquemment sont des variables catégorielles. Les associations indépendantes entre les facteurs socio-économiques (éducation, revenus et profession) et les comportements de préparation des aliments ont été estimées par analyse de covariance et des modèles de régression logistique stratifiés sur le sexe. Les modèles incluaient simultanément les trois indicateurs socio-économiques, et été ajustés sur l’âge et la composition du foyer et sur le fait que le sujet était ou non le principal cuisinier du foyer.

Les participants avec le plus faible niveau d’éducation, ceux ayant les revenus les plus faibles, les ouvrières et les employées consacraient plus de temps par jour à la préparation des repas que ceux ayant le niveau d’éducation le plus élevé, ceux avec les revenus les plus élevés et les cadres (P ˂ 0,0001). Les individus avec le plus faible niveau d’éducation avaient plus de risque de ne pas cuisiner que ceux avec le niveau d’éducation le plus élevé (femmes : OR = 3,36 (1,69-6,69) ; hommes : OR = 1,83 (1,07-3,16)) tandis que les ouvrières et les employées et les personnes n’ayant jamais travaillé avaient moins de risque de ne pas cuisiner (OR = 0,52 (0,28-0,97) ; OR = 0,30 (0,11-0,77)). Les ouvrières et les employées avaient les plus faibles scores d’utilisation d’aliments bruts et avaient moins risque de vouloir cuisiner plus, comparé aux cadres (P ˂ 0,001 et P ˂ 0,001). Les femmes appartenant au groupe des revenus les plus faibles avait un score plus faible pour l’équipement de cuisine (P ˂ 0,0001) et avaient un risque plus faible d’apprécier de cuisiner des plats quotidiennement (OR = 0,68 (0,45-0,86) que celles avec les revenus les plus élevés.

Les groupes socio-économiques les plus défavorisés, en particulier les femmes, consacraient plus de temps à préparer les repas que les groupes socio-économiques les plus favorisés. Néanmoins, les ouvrières et les employées utilisaient moins d’aliments bruts et frais pour préparer les repas que les cadres. Dans un contexte défavorable en France avec une diminution du temps consacré à la préparation des plats au cours de la dernière décennie, nos résultats ont mis en évidence des disparités socio-économiques dans les pratiques culinaires chez les femmes, tandis que peu de différences ont été observées chez les hommes.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28931416



Consommation de viande rouge et transformée et risque de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Int J Cancer. 2018 142(2):230-237

Diallo A, Deschasaux M, Latino-Martel P, Hercberg S, Galan P, Fassier P, Allès B, Guéraud F, Pierre FH, Touvier M.

Le Centre International de Recherche sur le Cancer (OMS-CIRC) a classé la viande rouge et les viandes transformées respectivement comme probablement cancérogène et cancérogène pour l’Homme. Ces conclusions étaient essentiellement basées sur des études sur le cancer colorectal mais les données scientifiques disponibles sont encore limitées pour les autres localisations de cancer.

Dans cette étude, nous avons investigué les associations prospectives entre les apports en viande rouge et en viandes transformées et le risque de cancer tous sites confondus, de cancer du sein et de cancer de la prostate. Cette étude prospective a inclus 61476 hommes et femmes de la cohorte française NutriNet-Santé (2009-2015) âgés de 35 ans ou plus qui avaient complété au minimum trois enregistrements alimentaires de 24 h au cours de la 1ère année de suivi. Le risque de développer un cancer a été comparé selon les quintiles sexe-spécifiques des apports en viande rouge et viandes transformées par modèles de Cox multivariés.

1609 cas de cancers primaires incidents ont été diagnostiqués au cours du suivi dont 544 cancers du sein et 222 cancers de la prostate. L’apport en viande rouge était associé à une augmentation du risque de cancer tous sites confondus [HRQ5vs.Q1 = 1,31 (1,10-1,55), ptendance = 0,01] et de cancer du sein [HRQ5vs.Q1 = 1,83 (1,33-2,51), ptendance = 0,002]. Cette dernière association a été observée chez les femmes non ménopausées [HRQ5vs.Q1 = 2,04 (1,03-4,06)] et ménopausées [HRQ5vs.Q1 = 1,79 (1,26-2,55)]. Aucune association n’a été observée entre l’apport en viande rouge et le risque de cancer de la prostate. L’apport en viandes transformées était relativement faible dans cette étude (seuil pour le 5ème quintile = 46 g/j chez les hommes et 29 g/j chez les femmes) et n’était pas associé au risque de cancer, tous sites confondus, du sein ou de la prostate.

Cette large étude de cohorte suggère que l’implication de la viande rouge dans la cancérogenèse pourrait concerner plusieurs localisations de cancer (autres que côlon-rectum), en particulier le cancer du sein. Ces résultats sont cohérents avec les données mécanistiques issues des études expérimentales.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28913916



Association entre un profil alimentaire de type « occidental » et le syndrome de l’intestin irritable dans la cohorte française NutriNet-Santé

Nutrients. 2017 9(9):e986

Buscail C, Sabate JM, Bouchoucha M, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Benamouzig R, Julia C.

Contexte : Il a été montré que l’alimentation joue un rôle majeur dans la pathogénèse du syndrome de l’intestin irritable (SII). Certains profils alimentaires seraient susceptibles de déclencher ou d’aggraver les symptômes de SII. La présente étude transversale avait pour objectif d’évaluer l’association entre différents profils alimentaires et le SII au sein d’une large population française, la cohorte NutriNet-Santé basée sur internet.

Méthodes : La population d’étude incluait les participants de l’étude NutriNet-Santé ayant complété un questionnaire basé sur les critères de Rome III pour évaluer le SII. Une analyse en composantes principales (ACP) basée sur la consommation de 29 groupes d’aliments a été réalisée pour identifier les principaux profils alimentaires (PA). Les associations entre les quintiles de profils alimentaires et SII ont été étudiées à l’aide de modèles derégressions logistiques multivariées.

Résultats : Au total, 44.350 participants ont été inclus dont 2.423 (5,5 %) présentaient un SII. Trois principaux profils ont été mis en évidence par l’ACP « sain », « occidental » et « traditionnel ». Après ajustement sur les facteurs de confusion, le profil « occidental » était positivement associé au SII (OR Q5 vs. Q1 = 1,38 IC 95 % 1,19-1,61, p trend ˂ 0,0001) et le profil « traditionnel » était positivement associé au SII chez les femmes (OR Q5 vs. Q1 = 1,29 IC 95 % 1,08-1,54, p trend = 0,001).

Dans cette étude, un profil alimentaire de type occidental - fortement corrélé à la consommation d’acides gras, de produits sucrés et de snacks – était associé à une augmentation modérée du risque de SII.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28880222



Association entre régime végétarien déclaré et syndrome de l’intestin irritable dans la cohorte française NutriNet-Santé

PLoS One. 2017 12(8):e0183039

Buscail C, Sabate JM, Bouchoucha M, Torres MJ, Allès B, Hercberg S, Benamouzig R, Julia C.

Contexte : Les patients atteints d’un syndrome de l’intestin irritable (SII) sont constamment en recherche de conseils nutritionnels pour atténuer leurs symptômes. Parmi les nouveaux régimes alimentaires émergents, les régimes végétariens (RV) font l’objet d’une grande popularité, en partie en raison des allégations santé qui y sont associées. Une étude récente, menée au sein d’une population rurale indienne, a montré qu’un régime essentiellement végétarien était associé à un SII.

Objectif : Cette étude transversale avait pour objectif d’évaluer l’association entre RV et SII au sein d’une large cohorte française, l’étude NutriNet-Santé.

Méthodes : Le sujets participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé ont complété un questionnaire basé sur les critères de Rome III (N = 41682). Les données anthropométriques, sociodémographiques et relatives au mode de vie, incluant la déclaration d’un RV, ont été collectées antérieurement au remplissage du questionnaire Rome III via des questionnaires auto-administrés. L’association entre RV et SII et ses sous-types a été investiguée par des modèles de régression logistique multivariée.

Résultats : Les sujets inclus étaient principalement des femmes (78,0 %) et l’âge moyen était 49,8 ± 14,3 ans. Parmi ces individus, 2264 (5,4 %) présentaient un SII et 805 (1,9 %) avaient déclaré un RV. Globalement, un RV n’était pas associé à un SII ou à un de ses sous-types. En revanche, un RV stable (c.à.d. déclaré minimum 3 fois dans Nutrinet) était associé au SII (ORa 2,60 IC 95 % [1,37-4,91]), au SII mixte (ORa 2,97 IC 95 % [1,20-7,36]) et au SII avec diarrhée prédominante (ORa 2,77 IC 95 % [1,01-7,59]).

Cette étude suggère qu’un RV pourrait être associé à long terme au SII. Toutefois, des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et investiguer les multiples aspects du régime végétarien potentiellement en lien avec le SII.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28841661



Exposition aux contaminants et apports nutritionnels dans une population végétarienne française

Food Chem Toxicol. 2017 109(Pt 1):218-229

Fleury S, Rivière G, Allès B, Kesse-Guyot E, Méjean C, Hercberg S, Touvier M, Bemrah N.

L’étude NutriNet-Santé a collecté, sur la base du volontariat, les consommations alimentaires d’une partie de la population de végétariens (N = 1766, incluant 188 individus véganes) de 18 à 81 ans (18-77 ans pour les véganes). En tenant compte de la disponibilité des données sur les contaminants générées dans le contexte de l’étude sur l’alimentation total (EAT), les expositions alimentaires de cette population à plusieurs contaminants ont été estimées. Les résultats montrent que les expositions aux polluants organiques persistants (PCBs, PCDD/Fs par exemple) étaient beaucoup plus faibles chez cette sous-population en raison de la non consommation d’aliments d’origine animale. D’autre part, les expositions aux phytoestrogènes, à certaines mycotoxines (toxines T2 et HT2) et à certains éléments trace (Cd, Al, Sn, Ni) étaient plus élevées chez les végétariens comparées à la population non végétarienne. Malgré certaines limites inhérentes à cette approche (l’enquête alimentaire et l’étude EAT n’avaient pas pour objectif d’estimer l’exposition alimentaire [aux contaminants] des populations végétariennes), cette étude a montré que les habitudes alimentaires peuvent fortement influencer l’exposition à certains contaminants.
N.B : Cependant, cette étude n’a pas pris en compte le fait que certains aliments puissent provenir de l’agriculture biologique et donc contenir moins d’aliments (données non disponibles au moment de l’étude). D’autres travaux viendront compléter de façon plus précise les estimations de l’exposition aux contaminants, à partir de l’étude BioNutrinet.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28754472



Effets individuels et combinés des facteurs nutritionnels sur le risque d’hypertension artérielle incidente : analyse prospective de la cohorte NutriNet-Santé

Hypertension. 2017 70(4):712-720

Lelong H, Blacher J, Baudry J, Adriouch S, Galan P, Fezeu L, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

L’alimentation est considérée comme un des déterminants majeurs du développement de l’hypertension artérielle. Les données sur ce sujet sont principalement issues d’études transversales. Notre objectif était d’évaluer l’association prospective entre (1) les facteurs nutritionnels individuels et (2) l’adhérence aux recommandations du PNNS en comparaison avec l’adhérence aux régimes DASH et MD.

Une étude transversale a conduite sur 11302 participants non traités de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française sur internet. Trois scores validés reflétant l’adhérence aux recommandations Dietary Approach to Stop Hypertension (DASH) et le risque d’hypertension incidente dans une large étude de cohorte. Nous avons examiné l’incidence d’hypertension parmi 80426 adultes français participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Des questionnaires auto-déclaratifs sur les données sociodémographiques, du mode de vie et de santé ainsi que 3 enregistrements alimentaires de 24 h ont été complétés à l’inclusion et ensuite tous les ans. Les associations entre quartiles de nutriments et groupes d’aliments et l’adhérence aux recommandations DASH et le risque d’hypertension ont été estimées par des modèles à risques proportionnels de Cox multivariés.

Au cours du suivi d’une moyenne de 3,4 ± 2,1 ans, 2413 cas d’hypertension incidente ont été répertoriés. Les apports alimentaires en sodium (Q4 versus Q1) : hazard ratio (HR) = 1,17 (intervalle de confiance [IC] 95 %, 1,02-1,35), potassium : HR = 0,82 (IC 95 %, 0,72-0,94), protéines animales : HR = 1,26 (IC 95 %, 1,11-1,43), protéines végétales : HR = 0,85 (IC 95 %, 0,75-0,95), fibres : HR = 0,81 (IC 95 %, 0,71-0,43), magnésium : HR = 0,77 (IC 95 %, 0,67-0,89), fruits et légumes : HR = 0,85 (IC 95 %, 0,74-0,97), céréales complètes : HR = 0,84 (IC 95 %, 0,76-0,93), fruits à coque : HR = 0,72 (IC 95 %, 0,63-0,83) et les viandes rouges et transformées : HR = 1,25 (IC 95 %, 1,11-1,42) étaient associés au risque d’hypertension. Par ailleurs, l’adhérence aux recommandations DASH était fortement et inversement associée à l’hypertension incidente : (Q4 versus Q1) : HR = 0,66 (IC 95 %, 0,58-0,75).

Nos résultats confirment l’association entre les apports de plusieurs facteurs nutritionnels et l’hypertension incidente et met en lumière qu’adopter un régime alimentaire globalement bénéfique pour la santé pourrait fortement contribuer à la prévention de l’hypertension.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28760943



Association entre consommation d’aliments bio et syndrome métabolique : résultats transversaux de l’étude NutriNet-Santé

Eur J Nutr. 2017

Baudry J, Lelong H, Adriouch S, Julia C, Allès B, Hercberg S, Touvier M, Lairon D, Galan P, Kesse-Guyot E.

Objectif : Le syndrome métabolique (MetS), une condition multifactorielle, est considéré comme un prédicteur des maladies cardiovasculaires. Bien que l’exposition aux pesticides agricoles ait été suggérée comme un contributeur potentiel aux taux en augmentation d’obésité, de diabètes de type 2 et d’autres marqueurs de désordres métaboliques, aucune étude n’a étudié l’association entre la consommation d’aliments bio (produits sans pesticides synthétiques) et le MetS. Notre objectif était d’étudier l’association transversale entre consommation d’aliments bio et MetS chez des adultes français.

Méthodes : Un total de 8174 participants de l’étude NutriNet-Santé s’étant rendus à la visite clinico-biologique at ayant répondu au questionnaire de fréquence alimentaire bio a été inclus dans cette analyse transversale. Nous avons évalué l’association entre la proportion d’aliments bio dans le régime alimentaire (totale ou par groupes d’aliments) et le MetS en utilisant des modèles de régression de Poisson à variance robuste et en ajustant sur les facteurs de confusion potentiels.

Résultats : Une consommation d’aliments bio plus élevée était négativement associée à la prévalence de MetS : le ratio de prévalence ajusté était 0,69 (IC 95 % 0,61, 0,78) en comparant le 3ème tertile de proportion d’aliments bio dans le régime alimentaire au 1er tertile (p value ˂ 0,0001). Une consommation plus élevée d’aliments bio d’origine végétale était également associée à la une probabilité plus faible de présenter un MetS. De plus, après stratification sur les facteurs du mode de vie (qualité nutritionnelle du régime alimentaire, statut tabagique et activité physique), une association inverse et significative a été observée dans chaque sous-groupe (p values ˂ 0,05), excepté chez les fumeurs.

Ces résultats montrent qu’une consommation plus élevée d’aliments bio était associée à une plus faible probabilité d’avoir un syndrome métabolique. Des études prospectives supplémentaires et des essais randomisés sont nécessaires pour confirmer les relations entre consommation d’aliments bio et désordres métaboliques.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28770334



Relations entre les caractéristiques individuelles, sociales et environnementales et les profils de transports actifs chez des femmes françaises

Biomed Res Int. 2017 2017:9069730

Perchoux C, Enaux C, Oppert JM, Menai M, Charreire H, Salze P, Weber C, Hercberg S, Feuillet T, Hess F, Roda C, Simon C, Nazare JA.

Les objectifs étaient (1) de définir des profils d’activité physique (AP) et de comportements sédentaires (CS) dans des situations de la vie quotidienne (travail, loisirs et transports) chez des femmes françaises actives de la cohorte basée sur Internet NutriNet-Santé et (2) d’identifier des profils de transports actifs et leurs corrélations individuelles, sociales et environnementales.

23432 participants ont complété deux questionnaires pour évaluer l’AP et les CS dans des situations de la vie quotidienne, les représentations individuelles des quartiers résidentiels et les modes de transport. Une analyse basée sur les clusters hiérarchiques a été réalisée et a identifié 6 profils de comportement de déplacement distincts : (i) profession active, loisirs très sédentaires, (ii) profession sédentaire, peu de loisirs, (iii) transports sédentaires, (iv) profession et loisirs sédentaires, (v) transports actifs, et (vi) loisirs actifs. Des régressions logistiques multivariées ont été effectuées pour identifier les corrélations du cluster « transports actifs ».

Les caractéristiques environnementales perçues positivement associées aux « transports actifs » incluaient « la forte disponibilité de destinations autour du domicile », « la présence de pistes cyclables » et « une faible circulation ». Une « image positive de la marche et du cyclisme », le « sentiment individuel d’être physiquement actif », et une « forte utilisation des modes de transport actifs par des proches/amis » étaient positivement associés aux « transports actifs », identifié comme le seul profil concernant les corrélations individuelles et environnementales.

L’identification de profils situations-spécifiques d’AP et de CS vont aider à comprendre les la complexité des comportements de déplacements et à définir des interventions pour promouvoir les transports actifs dans des sous-populations cibles.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28717653



Contribution des aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire des adultes de l’étude française NutriNet-Santé

Public Health Nutr. 2018 21(1):27-37

Julia C, Martinez L, Allès B, Touvier M, Hercberg S, Méjean C, Kesse-Guyot E.

Objectif : Des préoccupations ont été soulevées concernant l’effet potentiel sur la santé des aliments ultra-transformés (UPF) dans le régime alimentaire. Notre objectif était d’investiguer la contribution des UPF au régime alimentaire dans une large population française et son association avec les facteurs sociodémographiques et les profils alimentaires.

Design : une analyse transversale des données alimentaires de 74470 participants de la cohorte NutriNet-Santé basée sur internet. Les UPF ont été identifiés dans les enregistrements répétés de 24 h et la proportion (en poids) d’UPF dans l’alimentation totale (UPFp) a été calculée pour chaque participant. Les associations entre les caractéristiques sociodémographiques et UPFp en quartiles ont été évaluées par régression logistique multinomiale multivariée. La consommation de groupes d’aliments et les apports en nutriments dans les quartiles ont été estimés par régression linéaire ajustée sur les facteurs sociodémographiques et l’apport en énergie.

Contexte : France

Résultats : Les UPF contribuaient à 18,4 % des aliments consommées en poids et à 35,9 % de l’apport énergétique total. Une UPFp plus élevée était indépendamment associée au genre masculin, à un âge plus jeune, un niveau d’éducation plus faible, au tabagisme, et au surpoids et à l’obésité (tous P ˂ 0,0001).

Les sujets du quartile avec l’UPFp la plus élevée consommaient moins de fruits et légumes (différence d’UPFp entre quartile 4 et quartile 1, Δ = -180,3 g/j) et des quantités plus élevées de produits sucrés (Δ = 68,5 g/j) et de boissons sucrées (Δ = 98,6 g/j, tous P ˂ 0,0001). Ils avaient des apports énergétiques (Δ = 610 kJ/j (145,7 kcal/j)) et en sucres ajoutés plus élevés (Δ = 17,1 g/j), et des apports plus faibles en fibres (Δ = -4,04 g/j), β-carotène (Δ = -1019,6 µg/j) et calcium (Δ = -87,8 mg/j, tous P ˂ 0,0001).

Conclusions : Les UPF représentent une part importante de l’alimentation des adultes français issus de la population générale et sont associés à des apports nutritionnels plus déséquilibrés.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28703085



Perception de différents logos nutritionnels en face avant des emballages en fonction des facteurs sociodémographiques, alimentaires et du mode de vie dans une population française : étude transversale parmi les participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

BMJ Open. 2017 7(6):e016108

Julia C, Péneau S, Buscail C, Gonzalez R, Touvier M, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Objectif : Quatre formats de logos nutritionnels en face avant des emballages (FOP) ont fait l’objet de débat en France : le Nutriscore (ou logo nutritionnel 5-couleurs développé par une équipe de recherche publique), le SENS (soutenu par les distributeurs), le « Multiple Traffic Lights » (MTL, actuellement utilisé au Royaume-Uni) et une version modifiée des apports de référence (mARs, soutenu par l’industrie). Notre objectif était d’étudier la perception de ces logos en fonction des facteurs sociodémographiques, alimentaires et du mode de vie.

Design : étude transversale, cohorte française basée sur internet.

Résultat principal mesuré : perception des logos en FOP.

Participants : Les participants de la cohorte NutriNet-Santé ont reçu un questionnaire spécifique portant sur leur perception des 4 formats de logos identifiés. Les données sociodémographiques, du mode de vie et alimentaires (3 enregistrements alimentaires de 24 h) ont été collectées via des questionnaires auto-administrés. Des groupements de participant en fonction de la perception des logos ont été identifiés en utilisant une analyse en correspondances multiples suivie d’une procédure de regroupement hiérarchique. Les facteurs sociodémographiques, du mode de vie et alimentaires associés avec les groupements ont été explorés par régression logistique multinomiale multivariée. Toutes les analyses ont été pondérées selon les données de recensement françaises de 2009.

Parmi les 21702 sujets de l’étude, le Nutriscore a reçu le nombre le plus important de réponses favorables concernant les dimensions de perception favorable par les participants, suivi par le MTL et le SENS. Les 5 groupements identifiés étaient caractérisés par une préférence marquée pour le Nutriscore (groupement 1, 43,2 % des participants, brut n=9399), MTL (groupement 2, 27,3 %, brut n=6163), SENS (groupement 3, 17,05 %, brut n=3546), mRIs (groupement 4, 7,31 %, brut n=1632) et aucun des logos présentés (groupement 5, 5,10 %, brut n=965). Le groupement 1 (Nutriscore) était associé à une plus faible adhérence aux recommandations nutritionnelles, tandis que le cluster 2 (MTL) était associé à un âge plus jeune et à un niveau d’éducation plus élevé.

Le Nutriscore apparait avoir un large soutien dans la population et en particulier chez les sujets avec une plus faible adhérence aux recommandations nutritionnelles.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28619781



04/09/2018 - Questionnaire Expositions professionnelles

Ce nouveau questionnaire porte sur votre activité professionnelle actuelle et passée.

Il a pour objectif d'évaluer diverses expositions liées à votre environnement de travail et par la suite de pouvoir analyser ses relations avec la santé, l'alimentation etc.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



17/08/2018 - Questionnaire Changement de consommation de produits animaux et végétaux

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'en savoir plus sur d'éventuels changements dans votre consommation de viandes mais aussi de fruits et légumes et de légumineuses.

Plus d'informations sur ce questionnaire et son utilité pour nos recherches sont disponibles dans la vidéo suivante (durée : 85 secondes) :

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



25/07/2018 - Dossier Inserm

Les dents : miroirs de notre santé ?
 

Avoir des dents en bonne santé, c'est essentiel pour une bonne alimentation et un joli sourire. Mais pas seulement ! Car la cavité buccale n'est pas déconnectée du corps.

Et, comme le confirment un nombre croissant de travaux, les mauvaises bactéries buccales pourraient passer dans le sang et aller exacerber de multiples maladies à distance dans le reste de notre organisme...Dont des causes majeures de mortalité.

Heureusement, les chercheurs de l'Inserm entre autres tentent d'améliorer le diagnostic, la prévention et le traitement des troubles bucco-dentaires.
 

Consulter le magazine en ligne



23/07/2018 - Dossier Inserm

Bio-matériaux : la saga de l'Homme réparé

Des dents en bois au temps de l'Egypte ancienne aux céramiques qui renferment des cellules souches pour régénérer les os, en passant par les vaisseaux sanguins et le larynx artificiels, l'être humain a toujours tenté de remplacer des organes déficients.

Qu'en est-il aujourd'hui de la médecine réparatrice ? Quelles sont les dernières innovations ?

Quels sont les futurs biomatériaux ? A quoi vont-ils servir ?

Et quels sont les nouveaux défis que chercheurs, ingénieurs et médecins vont devoir relever, ensemble, pour réaliser les promesses de l'Homme réparé ?

Consulter le magazine en ligne



06/07/2018 - Le Monde

NutriNet-Santé dans la presse : Diabète et obésité : les pesticides pourraient augmenter le risque pour la population

Exposées pendant un an à des doses réalistes d’un cocktail de pesticides, des souris deviennent diabétiques. Des données cohérentes avec des études épidémiologiques menées sur les humains...

Il devient de plus en plus compliqué de contester l’existence d’effets sanitaires des pesticides sur les humains, par voie alimentaire. En témoignent de nouveaux travaux, rendus publics mercredi 27 juin, et publiés dans la revue Environmental Health Perspectives (EHP).

Conduits par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), ceux-ci montrent que des rongeurs mâles chroniquement exposés par leur alimentation à un cocktail de six pesticides courants, à des niveaux réputés sans risque, enregistrent une forte prise de poids, une augmentation du taux de masse grasse et un diabète...

...L’étude de cette cohorte, qui suit les habitudes alimentaires de plus de 50 000 personnes, a montré, en 2013 puis en 2017, que les plus gros consommateurs d’aliments bio ont moins de risque de souffrir d’un surpoids ou d’une obésité et de développer un syndrome métabolique (précurseur du diabète de type 2), par rapport aux non-consommateurs de ces aliments produits sans pesticides de synthèse.

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05/07/2018 - Pureactu.com

NutriNet-Santé dans la presse : Syndrome du côlon irritable : pourquoi il faut éviter les aliments ultra-transformés

Une nouvelle étude, qui vient d’être publiée dans l’American journal of gastroenterology laisse entendre que la consommation de ces aliments ultra-transformés (pains et brioches industriels, barres chocolatées, biscuits apéritifs, préparations alimentaires avec huile hydrogénée, sodas et boissons sucrées aromatisées… ) est à l’origine de troubles digestifs et plus particulièrement du syndrome du côlon irritable.

Ces derniers ont analysé les données alimentaires de plus de 33 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé, qui ont rempli au moins trois dossiers alimentaires sur 24 heures. Les participants étaient principalement des femmes (76,4%) d’une moyenne d’âge de 50,4 ans.

10 % des participants souffrent du côlon irritable.

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02/07/2018 - France Inter

NutriNet-Santé dans la presse : Rangez les vitamines au placard...

Selon l'étude NutriNet-Santé, 15 % des hommes et 28 % des femmes déclarent prendre des compléments alimentaires au moins trois fois par semaine et 60 % des personnes en consomment toute l'anné

Or, ce type d'habitude est loin d'être anodin.

Vous pouvez voir ou écouter l’édito carré "Vous allez nous aider à faire des économies en achetant moins de vitamines et de compléments alimentaires…".

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04/05/2018 - Questionnaire Troubles digestifs

Ce nouveau questionnaire a pour objectif de caractériser finement les symptômes digestifs que vous êtes susceptibles de présenter et de les lier aux comportements alimentaires.

Ce questionnaire, similaire à celui que vous avez déjà eu à compléter en 2013, nous permettra d'étudier l'évolution de vos symptômes sur une période de 5 ans.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



02/05/2018 - Vidéos sur l'étude de consommation d'aliments ultra-transformés et risque de cancer


18/04/2018 - Questionnaire Logos nutritionnels et comportement alimentaire

Ce nouveau questionnaire a pour objectif principal d'étudier le lien entre plusieurs logos nutritionnels et la consommation des aliments sélectionnés, en particulier en termes de quantité.

Remarque : l'objectif de ce questionnaire n'est pas d'estimer votre consommation personnelle pour ces produits (que vous ne consommez peut être pas) mais de vous mettre en situation, face à ce produit avec son emballage et éventuellement son étiquetage, et d'imaginer quelle portion vous consommeriez de ce produit avec les informations nutritionnelles dont vous disposez (indépendamment de votre consommation habituelle ou non de ces produits).

Attention, il ne restera disponible qu'1 mois.

Merci de votre participation !



18/04/2018 - Vidéos sur l'étude de consommation d'aliments ultra-transformés et risque de cancer
 


16/03/2018 - Le Figaro.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Cancer : la nourriture industrielle à risque

Une étude portant sur 105.000 personnes pendant huit ans pointe du doigt les aliments "ultra-transformés".

Bonbons, pizza surgelée, sauce ketchup, soda… Depuis les années 1980, les produits de l’industrie agroalimentaire inondent les rayons de nos supermarchés. Une avalanche d’aliments trop salés, trop gras et trop sucrés suspectés aujourd’hui de favoriser le développement des cancers.

Dans le Bristish Medical Journal (BMJ), des chercheurs français suggèrent pour la première fois un lien entre la consommation de ces produits ultra-transformés et l’apparition de tumeurs cancéreuses.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Le concept nutritionnel d'"aliment ultra-transformé"
  • La méthodologie
  • Les résultats...

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciencesRedAction.mediaNessma.tvEgora.frMutualistesThe Guardian, Le MondeTime MagazineLe Figaro et les autres retombées médiatiques nationales et internationales



14/03/2018 - Le Figaro.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Une étude lie plats industriels et cancer

Une étude scientifique menée auprès d'environ 105.000 Français établit un lien entre consommation de plats préparés par l'industrie et risque de cancer.

L'étude, appelée NutriNet-Santé, repose sur des questionnaires remplis sur Internet entre 2009 et 2017 par des participants dont l'âge médian approchait 43 ans. Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultratransformés", qui d'après eux "contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucres et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines".

"À notre connaissance, cette étude prospective a été la première à évaluer l'association entre la consommation de produits alimentaires ultratransformés et l'incidence du cancer, en se fondant sur l'étude d'une vaste cohorte avec une évaluation détaillée et à jour des apports alimentaires", ont écrit les auteurs dans la revue médicale britannique British Medical Journal.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • La conclusion des auteurs de cette étude
  • La liste des aliments à risque...

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13/03/2018 - Time Magazine

NutriNet-Santé dans la presse : Ultra-processed food linked to cancer, study says

Processed snacks, drinks and desserts may be associated with higher risk of cancer, according to a new study.

The research, published Wednesday in The BMJ, focused on ultra-processed foods,which tend to be high in fat, saturated fat, sugar and salt. (Past research has found that Americans get 61% of their calories from highly processed foods.) In the new study, researchers found that, among almost 150,000 French adults, a 10% increase in the proportion of ultra-processed foods in a person’s diet was correlated with a 12% higher risk of cancer. The paper is the first to explore the link between cancer and ultra-processed foods — that is, industrial formulations that typically contain many ingredients, including some not found in the typical kitchen — says study author Mathilde Touvier, an investigator at the Sorbonne Paris Cité Epidemiology and Statistics Research Center.

The research only uncovered patterns in the data, meaning it’s impossible at this point to say that ultra-processed foods cause cancer, Touvier cautions. Nonetheless, the correlation was striking...

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06/03/2018 - Le Monde.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Les aliments "ultratransformés" favoriseraient le cancer

Augmenter de 10 % sa consommation de nourriture contenant additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur, selon une étude.

Haro sur les aliments ultratransformés (AUT). D'une ampleur inédite, une étude française publiée jeudi 15 février dans la revue médicale britannique British Medical Journal (BMJ) observe un lien entre la consommation de ce type d'aliments et le risque de cancer. Cette recherche, qui porte sur 104 980 participants, suggère en effet qu'une augmentation de 10 % de la part d'AUT est associée à une hausse de 12 % du risque global de cancer, notamment du sein, l'un des plus fréquents...

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • De quoi s'agit-il ?
  • Comment les chercheurs ont-ils procédé ?
  • Comment expliquer la corrélation ?
  • Une étude d'observation
  • Des repères alimentaires actualisés

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02/03/2018 - The Guardian

NutriNet-Santé dans la presse : Ultra-processed foods may be linked to cancer, says study

Findings suggest increased consumption of ultra-processed foods tied to rise in cancers, but scientists say more research is needed...

A team, led by researchers based at the Sorbonne in Paris, looked at the medical records and eating habits of nearly 105,000 adults who are part of the French NutriNet-Santé cohort study, registering their usual intake of 3,300 different food items.

They found that 10% increase in the amount of ultra-processed foods in the diet was linked to a 12% increase in cancers of some kind...

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01/03/2018 - De nombreuses retombées dans les médias

NutriNet-Santé dans la presse : 

Suite à l'article scientifique publié le 14 février dernier dans le British Medical Journal, les résultats sur consommation d'aliments ultra-tranformés et risque de cancer, issus des données déclarées par près de 105 000 participants à la cohorte NutriNet-Santé, ont fait l'objet de nombreuses retombées médiatiques, nationales et internationales :

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23/02/2018 - Mutualistes.com

NutriNet-Santé dans la presse : Les aliments ultra-transformés favoriseraient le cancer

Dans son étude publiée le 14 février dernier dans le British Medical Journal, des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra et de l'Université Paris XIII ont trouvé un lien entre le risque de cancer et la consommation d'aliments ultra-transformés.

A la suite de la présentation de ces résultats, qui repose sur un panel de près de 105 000 Français pour la cohorte NutriNet-Santé, le débat sur la malbouffe est relancé.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Qu'appelle-t-on aliments ultra-transformés (AUT) ?
  • Des produits de plus en plus consommés

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22/02/2018 - Egora.fr

NutriNet-Santé dans la presse : La consommation d'aliments ultra-transformés augmente le risque de cancer

Les aliments ultra-transformés (par exemple, les sachets de pain industriel ou de biscuits ou les confiseries, les desserts industriels, les boissons sucrées et les sodas, les boulettes de viande, les nuggets et les autres produits à base de viande reconstitués, transformés avec addition de conservateurs autres que le sel comme les nitrites, ainis que les soupes et pâtes prêtes à l'emploi, les plats préparés) sont définis en opposition aux autres groupes d'aliments non transformés ou transformés de manière minimale (produits frais, congelés, pasteurisés ou fermentés...) et aux aliments peu transformés (conserves de légumes, fruits secs, viandes ou charcuteries conservées uniquement par salage, fromages, pain frais...).

Les aliments ultra-transformés sont souvent caractérisés par une qualité nutritionnelle inférieure et la présence d'additifs alimentaires et de substances issues de l'emballage en contact avec les aliments et de composés formés au cours de la production et du stockage.

Si quelques études ont analysé les liens entre les aliments ultra-transformés et la dyslipidémie qui semble plus fréquente ainsi que les risques supérieurs de surpoids, d'obésité et d'hypertension, on ne dispose pas de données sur les liens entre alimentation ultra-transformée et le cancer...

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciencesRedAction.mediaNessma.tv



19/02/2018 - Nessma.tv

NutriNet-Santé dans la presse : Les aliments "ultra-transformés" favoriseraient les risques de cancer

Selon une étude récente, la consommation de nourriture contenant des additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur.

Une étude française publiée, jeudi 15 février, dans la revue médicale britannique Bristish Medical Journal (BMJ) a identifié un lien entre la consommation de ce type d'aliments et le risque de cancer. Cette recherche, qui porte sur 104 980 participants, suggère en effet qu'une augmentation de 10 % de la part d'AUT est associée à une hausse de 12 % du risque global de cancer, notamment du sein.

Ces dernières années, les produits ultra-transformés ont envahi nos rayons. Ils représentent entre 25 % et 50 % de notre alimentation totale, jusqu'à plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Les aliments de la catégorie ultra-transformée et leurs propriétés
  • Les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique et de l'INCa

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciencesRedAction.media



19/02/2018 - RedAction.media

NutriNet-Santé dans la presse : Alimentation industrielle et cancer

Les aliments préparés de manière industrielle tiennent une part non négligeable de nos cuisines, y compris en Turquie. Cependant une récente étude souligne que le risque de cancer augmenterait de 6 à 18 % en cas de consommation de ces plats industriels.

Cette étude, appelée NutriNet-Santé, menée en France auprès de 105 000 citoyens reposait sur des questionnaires remplis sur internet entre 2009 et 2017 par des partciipants dont l'âge médian approchait 43 ans.

Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultratransformés", qui d'après eux contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucre et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Les aliments ultratransformés
  • Le statut tabagique et l'activité physique des participants

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciences

 



19/02/2018 - Futura-sciences.com

NutriNet-Santé dans la presse : Les aliments ultra-transformés augmentent le risque de cancer

100.000 volontaires de la cohorte NutriNet-Santé ont répondu à des questionnaires alimentaires.

Le suivi sur huit années montre qu'en augmentant de 10 % la part des aliments ultra-transformés dans son régime, on accroît aussi d'au moins 10 % son risque de cancer.

Au cours des dernières décennies, les aliments ultra-transformés ont gagné de la place dans nos assiettes...Des enquêtes menées en Europe, en Amérique du Nord et au Brésil suggèrent que les produits ultra-transformés représentent entre 25 et 50 % de nos apports énergétiques.

Des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra et de l'Université Paris-XIII ont mené une étude sur les participants de la cohorte NutriNet-Santé. Les 104.980 participants, tous adultes, ont répondu à des questionnaires alimentaires qui ont permis de connaître leur consommation en aliments ultra-transformés...

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Cancer du sein : les acides gras trans fortement suspectés
  • Additifs, emballages et produits cancérogènes au menu...

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et Avenir



16/02/2018 - Sciences et Avenir.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Consommation d'aliments industriels et risques de cancer seraient liés

La consommation de nourriture industrielle "ultratransformée" est corrélée à une augmentation du risque de cancer, en particulier du cancer du sein, d'après une étude française conduite auprès d'environ 105.000 Français et publiée jeudi 15 février 2018.

Un lien avéré mais dont la relation de cause à effet reste à démontrer.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Les aliments ultratransformés
  • + 10 % de consommation d'aliments ultratransformés = + 12 % de risque de développer un cancer
  • Ne pas confondre corrélation et conséquence...

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-france



16/02/2018 - Ouest-france.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Consommer des plats industriels aurait une incidence sur les risques de cancer

Une étude auprès d'environ 105 000 Français, publiée jeudi 15 février, établit un lien entre consommation de plats préparés par l'industrie et risque de cancer.

L'enquête, appelée NutriNet-Santé, repose sur des questionnaires remplis sur internet entre 2009 et 2017 par des participants dont l'âge médian approchait 43 ans.

Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultratransformés", qui d'après eux "contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucre et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines".

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Les effets des aliments ultratransformés
  • Les produits industriels sucrés et gras en cause
  • Un lien de causalité à démontrer
  • La consommation mondiale accrue de plats industriels

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, l'article de VOA Afrique



16/02/2018 - VOA Afrique.com

NutriNet-Santé dans la presse : Une étude lie plats industriels et risque de cancer

L'enquête, appelée NutriNet-Santé, conclut que "la consommation d'aliments ultra-transformés a été associée avec un risque global plus élevé de cancer".

Une étude scientifique réalisée en France auprès de 105.000 personnes, publiée jeudi, établit un lien entre consommation de plats préparés par l'industrie et risque de cancer.

L'enquête, appelée NutriNet-Santé, repose sur des questionnaires remplis sur internet entre 2009 et 2017 par des participants dont l'âge médian approchait 43 ans.

Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultra-transformés", qui d'après eux "contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucre et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines"...

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm



15/02/2018 - Inserm

NutriNet-Santé dans la presse : Consommation d'aliments ultra-transformés et risque de cancer

Une nouvelle étude associant des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra et de l'Université Paris 13 (Centre de recherche épidémiologie et statistique Sorbonne Paris Cité, équipe EREN) suggère une association entre la consommation d'aliments ultra-transformés et le sur-risque de développer un cancer.

Au total, 104 980 participants de la cohorte française NutriNet-Santé ont été inclus. Au cours du suivi (8 ans), 2 228 cas de cancers ont été diagnostiqués et validés.

Une augmentation de 10 % de la proportion d'aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire s'est révélée être associée à une augmentation de plus de 10 % des risques de développer un cancer au global et un cancer du sein en particulier.

Parmi les différentes hypothèses qui pourraient expliquer ces résultats, la moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés ne serait pas la seule impliquée, suggérant des mécanismes mettant en jeu d'autres composés (additifs, substances formées lors des process industriels, matériaux au contact des aliments etc.). 

Ces résultats doivent donc être considérés comme une première piste d'investigation dans ce domaine et doivent être confirmés dans d'autres populations d'étude. Notamment, le lien de cause à effet reste à démontrer

Cette étude est publiée le 15 février 2018 dans le British Medical Journal.

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08/02/2018 - Questionnaire Compléments alimentaires

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'évaluer votre consommation de compléments alimentaires.

Ce questionnaire, similaire à celui que vous avez déjà eu à compléter, nous permettra d'actualiser vos données de consommation de compléments alimentaires et donc de suivre l'évolution de cette consommation au cours du temps.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



02/02/2018 - Vidéo du Dr Philippine Fassier

Visionnez la vidéo du Dr Philippine Fassier concernant les opinions des survivants du cancer sur l'alimentation :



Les disparités du niveau d'éducation du quartier et le transport actif chez les femmes : l'effet de la distance entre le domicile et le travail (étude ACTI-Cités)

BMC Public Health. 2017 17(1):569

Perchoux C, Nazare JA, Benmarhnia T, Salze P, Feuillet T, Hercberg S, Hess F, Menai M, Weber C, Charreire H, Enaux C, Oppert JM, Simon C.

Contexte : Il a été montré que le transport actif est associé favorablement à différents indicateurs de santé. Les recherches antérieures ont mis en valeur l’influence du niveau d’éducation à l’échelle du quartier sur le transport actif. Cependant, on en sait moins sur les effets de la distance de transport sur les disparités sociales observées dans le transport actif domicile-travail. Dans ce contexe, les femmes ont très peu été étudiées. L’objectif de ce papier est d’évaluer la relation entre le niveau d’éducation du quartier et le transport actif pour aller au travail, et d’évaluer dans quelle mesure la distance modifie la relation chez les femmes adultes.

Méthodes : Cette étude transversale est basée sur un sous-échantillon de la web-cohorte Nutrinet-Santé (n=1169). Des régressions binomiales, log-binomiales et binomiales négatives ont été utilisées pour estimer les associations entre le niveau d’éducation du quartier et (i) la probabilité de déclarer une quelconque pratique de transport actif pour aller au travail et (ii) la part des temps de déplacement réalisée à l’aide de modes actifs. L’effet potentiel de la modification de la distance domicile-travail sur les associations mentionnées a été évalué sur les échelles additives et multiplicatives.

Résultats : Le niveau d’éducation du quartier est positivement associé à la probabiltié de déclarer du transport actif pour aller au travail (risque relatif = 1.774; p < 0.05) et à la part de modes actifs (risque relatif = 1.426; p < 0.05). L’impact du niveau d’éducation du quartier est plus grand pour les longues distances domicile-travail.

Conclusions : Nos résultats suggèrent que chez les femmes, les disparités du niveau d’éducation du quartier dans le transport actif domicile-travail tend à augmenter avec la distance. De nouvelles recherches sont nécessaires pour fournir un “guide géographique” de promotion de la santé visant à réduire les disparités dans le transport actif au sein de différents groupes socio-économiques.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28606118



23/01/2018 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans BMC Public Health...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal BMC Public Health sur la relation entre le niveau d'éducation du quartier et le transport actif pour aller au travail et d'évaluer dans quelle mesure la distance modifie cette relation chez les femmes adultes.  Lire le résumé en français



11/01/2018 - Questionnaire Exposition environnementale

L'objectif de ce questionnaire est d'évaluer votre exposition à certains polluants environnementaux. 

Si l'alimentation est un facteur clé de votre santé, l'environnement (activité professionnelle, habitat...) joue également un rôle essentiel que nous souhaitons maintenant prendre en compte.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



11/01/2018 - Dossier Inserm

Sexe et genre : mieux soigner les femmes et les hommes

Il n'y a pas si longtemps, les barboteuses des bébés filles étaient systématiquement roses, celles des garçons, bleues. Eh bien ce stéréotype reste d'actualité. Par exemple, les maladies cardiovasculaires sont auréolées de bleu, l'ostéoporose est quasi 100 % rose !

Bilan : diagnostic, prise en charge, traitements sont conçus pour une moitié de l'humanité, sans tenir compte de l'autre. Or, femmes et hommes sont différents tant au niveau biologique que dans leurs représentations sociales et culturelles, leurs modes de vie ; ces deux aspects, respectivement "sexe" et "genre", interagissent en permanence. Rien de surprenant donc à ce que les maladies s'expriment différemment et qu'il faille tenir compte de cette variabilité pour soigner l'ensemble de la population.

Une évidence qui peine pourtant à trouver un écho chez les chercheurs et les médecins. C'est pourquoi, dans le cadre de ses Journées recherche et santé (JRS), l'Inserm organise un colloque international sur le thème "Sexe et genre dans les recherches en santé : une articulation innovante", le 23 novembre à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris. L'objectif : mieux soigner les femmes et les hommes.

Consulter le magazine en ligne



03/11/2017 - Nouvelles publications scientifiques NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a récemment publié une dizaine d'articles dans divers journaux scientifiques : Br J Nutr, Nutrients, Int J cardiol, Int J Cancer... 

Ces articles portent sur différents thèmes de recherche :

  • Association prospective entre la fréquence de consommation d'aliments bio et la variation de poids corporel, le risque de surpoids ou d'obésité : résutats de l'étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Association entre impulsivité et statut pondéral en population générale Lire le résumé en français
  • Association entre un indice de qualité nutritionnelle fondé sur le profilage nutritionnel des aliments de la Food Standards Agency et le risque de maladies cardiovasculaires chez les adultes français Lire le résumé en français
  • Modifications des apports alimentaires et en alcool entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l'étude de cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Associations entre les déterminants des choix des plats lors de la préparation des repas et la qualité du régime alimentaire chez les adultes français : résultats de l'étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Habitudes de consommation de boissons dans la population européenne : associations avec les apports totaux en eau et en énergie Lire le résumé en français
  • Apports en vitamines B issus de l'alimentation et des compléments alimentaires et risque de cancer du sein chez les femmes de plus de 45 ans : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Les facteurs sociodémographiques et économiques sont associés à une prise de poids entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l'étude de cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Adéquation aux recommandations nutritionnelles et de mode de vie chez 13285 patients atteints d'une maladie cardiométabolique de l'étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Associations entre passage à la retraite et modifications des apports alimentaires chez des adultes français (étude de cohorte NutriNet-Santé) Lire le résumé en français
  • Les choix d'aliments défavorables à la santé sont-ils associés avec une augmentation du risque de cancer du sein ? Etude de cohorte prospective utilisant l'application du profil nutritionnel de la British Food Standards Agency Lire le résumé en français

L'équipe NutriNet-Santé vous remercie car ces articles ont pu être publiés en grande partie grâce aux données que vous nous avez permis de collecter.

Bonne lecture !



Les choix d’aliments défavorables à la santé sont-ils associés avec une augmentation du risque de cancer du sein ? Etude de cohorte prospective utilisant l’application du profil nutritionnel de la British Food Standards Agency

BMJ Open. 2017 7(6):e013718

Deschasaux M, Julia C, Kesse-Guyot E, Lécuyer L, Adriouch S, Méjean C, Ducrot P, Péneau S, Latino-Martel P, Fezeu LK, Fassier P, Hercberg S, Touvier M.

Les autorités françaises envisagent la mise en place d’un logo nutritionnel simplifié en face avant des emballages des produits alimentaires pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus favorables à la santé. L’un des candidats les plus documentés (logo nutritionnel 5-couleur/Nutri-score) est basé sur le système de profil nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency (FSA-NPS), un score calculé pour chaque aliment/boisson utilisant la quantité d’énergie, glucides, acides gras saturés, sodium, fibres, protéines et fruits et légumes. Pour évaluer sa pertinence en santé publique, des études ont été conduites sur l’association entre la qualité nutritionnelle du régime alimentaire, mesurée à un niveau individuel par une moyenne pondérée sur l’énergie de tous les scores FSA-NPS des aliments consommés habituellement (index alimentaire FSA-NPS (FSA-NPS DI)), et le risque de maladies chroniques. L’objectif de cette étude était d’investiguer l’association entre FSA-NPS DI et le risque de cancer du sein.
 
Design : étude prospective, cohorte NutriNet-Santé, France.
 
Participants : 46864 femmes âgées de plus de 35 ans ayant complété au minimum 3 enregistrements alimentaires de 24 h pendant les 2 premières années de suivi.
 
Outcome : Les associations entre FSA-NPS DI et le risque de cancer du sein (555 cas incidents de cancer du sein diagnostiqués entre 2009 et 2015) ont été analysées par modèles de Cox à risques proportionnels multivariés.
 
Un FSA-NPS DI plus élevé (plus faible qualité nutritionnelle du régime alimentaire) était associé à une augmentation du risque de cancer du sein (HRpour 1 point d’incrément = 1,06 (1,02-1,11), p = 0,005 ; HRQ5vs.Q1 = 1,52 (1,11-2,08), p-tendance = 0,002). Des tendances similaires ont été observées chez les femmes en pré-ménopause et en post-ménopause (HRpour 1 point d’incrément = 1,09 (1,01-1,18) et 1,05 (1,00-1,11), respectivement). Cette étude étant basée sur une cohorte observationnelle avec des données alimentaires auto-déclarées, des biais de confusion résiduels ne peuvent être totalement exclus. Enfin, cette approche holistique ne permet pas d’évaluer quel facteur alimentaire en particulier influence le risque de cancer du sein.
 
Ces résultats suggèrent que les choix d’aliments défavorables à la santé, caractérisés par le FSA-NPS, pourraient être associés à une augmentation de risque de cancer du sein, et sont en faveur de la pertinence en santé publique d’utiliser cette application de profil nutritionnel dans le cadre de mesures de santé publique.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28600360


Associations entre passage à la retraite et modifications des apports alimentaires chez des adultes français (étude de cohorte NutriNet-Santé)

Int J Behav Nutr Phys Act. 2017 14(1):71

Si Hassen W, Castetbon K, Lelièvre E, Lampuré A, Hercberg S, Méjean C.

Quelques études se sont intéressées à l’influence de la retraite sur les comportements alimentaires. L’objectif de notre étude était d’examiner les associations entre le passage à la retraite et les modifications des apports alimentaires chez des adultes français, en particulier en fonction de la retraite du conjoint et des revenus à l’inclusion.
 
Cette étude prospective a été menée sur 577 participants français de la cohorte NutriNet-Santé qui ont été retraités sur une période de suivi de 5 ans (2009-2014 ou 2010-2015). A l’inclusion et chaque année, les apports alimentaires ont été estimés avec des enregistrements de 24 h. Les mesures répétées des apports alimentaires ont été analysées avec des modèles mixtes ajustés sur l’énergie, l’effet aléatoire du temps et de la période (avant ou après la retraite) afin d’évaluer les modifications post-retraite pour chaque sexe.
 
Après la retraite, les apports en acides gras saturés et en sel augmentaient pour les deux sexes. Chez les femmes, des changements spécifiques ont été observés : diminution du score d’adéquation aux recommandations et des apports en fruits, protéines et vitamines ; augmentation des apports en produits sucrés-salés. Chez les hommes avec les plus faibles revenus à l’inclusion, des changements spécifiques en apports étaient associés à la retraite tels qu’une diminution des apports en produits laitiers et une augmentation des apports en lipides.
 
Le passage à la retraite était associé avec des apports alimentaires moins favorables à la santé. Ces résultats pourraient aider à définir des interventions au cours de cette période de vie vulnérable.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28558720


Adéquation aux recommandations nutritionnelles et de mode de vie chez 13285 patients atteints d’une maladie cardiométabolique de l’étude NutriNet-Santé

Nutrients. 2017 9(6):e546

Adriouch S, Lelong H, Kesse-Guyot E, Baudry J, Lampuré A, Galan P, Hercberg S, Touvier M, Fezeu LK.

Une alimentation favorable à la santé joue un rôle dans la prévention des complications des maladies cardiométaboliques. L’objectif de cette étude était d’estimer les apports alimentaires et l’adéquation aux recommandations nutritionnelles et de mode de vie chez des adultes français diagnostiqués avec une hypertension, un diabète, une dyslipidémie ou une maladie cardiovasculaire comparés aux individus témoins, exempts de toute maladie cardiométabolique.
 
Les données de 26570 sujets âgés de 35 à 70 ans (13285 patients et 13285 témoins appariés sur le sexe et l’âge) de la cohorte française NutriNet-Santé ont été collectées. Les apports alimentaires ont été estimés à partir d’au moins 3 enregistrements alimentaires de 24 h. Les apports moyens en aliments et nutriments ont été comparés à ceux des sujets en bonne santé via des modèles de régressions linéaire et logistique multivariables.
 
Comparés aux témoins, les adultes ayant déclaré une maladie cardiométabolique avaient des consommations plus faibles en produits sucrés, plus élevés en poissons et fruits de mer et une meilleure adéquation aux recommandations pour les produits laitiers. Dans l’ensemble, ils déclaraient, cependant, comparés aux témoins, des comportements alimentaires et de mode de vie moins favorables à la santé. En effet, ils étaient physiquement moins actifs et avaient des comportements similaires concernant la consommation de tabac et d’alcool. Ils avaient également des consommations plus faibles en fruits, plus élevées en viandes, viandes transformées et matières grasses ajoutées. Les sujets diabétiques tendaient à avoir de meilleures adéquations à la plupart des recommandations nutritionnelles (légumes, légumineuses et produits céréaliers complets), comparés aux témoins.
 
Notre étude met en évidence que certains aspects nutritionnels doivent encore être améliorés chez les individus atteints d’une maladie cardiométabolique. Des consommations plus élevées en fruits et légumes, produits céréaliers complets, des consommations plus faibles en viandes, matières grasses ajoutées et sel et des comportements de mode de vie plus favorables à la santé (activité physique, arrête tabagique et consommation limitée d’alcool) devraient être encouragés afin d’améliorer la santé cardiométabolique après diagnostic et prévenir les complications cardiovasculaires liées à leur maladie. De nouvelles stratégies de prévention et d’accompagnement sont donc nécessaires pour aider les patients à adopter et maintenir des pratiques alimentaires et de modes de vie sains.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28587108


Les facteurs sociodémographiques et économiques sont associés à une prise de poids entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Oncotarget. 2017 8(33):54640-54653

Fassier P, Zelek L, Bachmann P, Touillaud M, Druesne-Pecollo N, Partula V, Hercberg S, Galan P, Cohen P, Hoarau H, Latino-Martel P, Srour B, Gonzalez R, Deschasaux M, Touvier M.

Alors que de nombreux patients atteints de cancer sont affectés par une perte de poids, d’autres ont tendance à prendre du poids, ce qui pourrait influencer le pronostic et le risque de récurrence et de seconds cancers. L’objectif de cette étude prospective était d’investiguer la variation de poids entre avant et après le diagnostic de cancer ainsi que les facteurs sociodémographiques, économiques, du mode de vie et cliniques associés à une prise de poids modérée à sévère.
 
1051 cas incidents de cancers primaires ont été diagnostiqués au sein de la cohorte NutriNet-Santé entre 2009 et 2015. Le poids a été collecté prospectivement tous les 6 mois depuis l’inclusion (en moyenne 2 ans avant le diagnostic). Les poids moyens avant et après diagnostic ont été comparés par t-test de Student. Les facteurs associés à une prise de poids modérée à sévère (≥ 5 % du poids initial) ont été investigués par régressions logistiques ajustées sur l’âge et le sexe.
 
Une perte de poids a été observée chez les hommes (-3,54 ± 4,39 kg chez ceux ayant perdu du poids, p = 0,0002) et chez les patients atteints d’un cancer colorectal (-3,94 ± 4,40 kg, p = 0,001). Une prise de poids a été observée chez les patients atteints d’un cancer du sein et de la peau (2,83 ± 3,21 kg, p = 0,04 et 2,96 ± 2,75 kg, p = 0,04, respectivement). Les femmes (OR = 1,75 [1,06-2,87], p = 0,03), les patients plus jeunes (OR = 2,44 [1,51-3,70], p < 0,0001), ceux avec des revenus plus faibles (OR = 1,30 [1,01-1,72], p-trend = 0,007), un niveau d’étude plus faible (OR = 1,32 [1,03-2,70], p-trend = 0,03), un excès de poids avant diagnostic (OR = 1,64 [1,12-2,42], p = 0,01), un niveau d’activité physique plus faible (OR = 1,28 [1,01-1,64], p = 0,04) et ceux ayant arrêté de fumer (OR = 4,31 [1,99-9,35], p = 0,005) avait un risque plus élevé de prendre du poids. Chez les patientes atteintes de cancer du sein, une ménopause induite était associée à une prise de poids (OR = 4,12 [1,76-9,67]), mais aucune association n’a été observée avec les caractéristiques de la tumeur et les traitements.
 
Cette grande cohorte prospective met en évidence des résultats originaux sur les variations de poids entre avant et après le diagnostic de cancer, soulignant des trajectoires de poids différentes. Les facteurs sociodémographiques et économiques semblent influencer le risque de prise de poids, illustrant les inégalités sociales dans le domaine de la santé.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28903371


Association prospective entre la fréquence de consommation d’aliments bio et la variation de poids corporal, le risque de surpoids ou d’obésité : résultats de l’étude NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2017 117(2):325-334

Kesse-Guyot E, Baudry J, Assmann KE, Galan P, Hercberg S, Lairon D.

Un indice de masse corporelle moins élevé a été observé chez les consommateurs de produits bio, mais cette association n’a jamais été évaluée dans une étude avec un schéma prospectif. Notre objectif était d’étudier prospectivement l’association entre la fréquence de consommation d’aliments bio et la variation de poids. Nous avons analysé les données de 62224 participants de la cohorte NutriNet-Santé (78 % de femmes, âge moyen = 45 ans). Des données concernant la fréquence de consommation d’aliments bio, les apports alimentaires et les mesures anthropométriques répétées ont été collectées. Pour seize produits, les participants ont déclaré leur fréquence de consommation d’aliments bio (jamais, occasionnellement, la plupart du temps). Un score bio (OS) avec un maximum de trente-deux points a été calculé pour chaque individu.

Les associations entre le score OS (modélisé en quartiles (Q)) et la variation de poids au cours du suivi (en moyenne 3,1 ans) et le risque de surpoids et d’obésité ont été estimées par ANCOVA et régression logistique multivariée.

Une augmentation moins élevée de l’IMC a été observée à travers les quartiles d’OS (différence moyenne Q4 vs Q1 = - 0,16 (IC 95 % - 0,32, - 0,01). Une augmentation de l’OS était également associée à un plus faible risque de surpoids et d’obésité (parmi les participants non en surpoids et non obèses à l’inclusion). Une réduction de risque de surpoids et d’obésité était observée chez les plus grands consommateurs de bio : les odd-ratios Q4 vs. Q1 étaient respectivement 0,77 (IC 95 % 0,68, 086) et 0,69 (IC 95 % 0,58, 0,82). Concernant le risque d’obésité, l’association était plus forte chez les participants avec une adhérence aux recommandations nutritionnelles plus élevée.

Cette étude suggère un rôle protecteur fort de la fréquence de consommation d’aliments bio à l’égard du risque de surpoids et d’obésité qui dépend de la qualité globale du régime alimentaire. Si ces résultats sont confirmés, ils pourraient contribuer à affiner les recommandations nutritionnelles en tenant compte des modes de production agricoles.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28166859



Association entre impulsivité et le statut pondéral en population générale

Nutrients. 2017 9(3):e217

Bénard M, Camilleri GM, Etilé F, Méjean C, Bellisle F, Reach G, Hercberg S, Péneau S.

L’impulsivité est un trait de personnalité définit comme une prédisposition à des réactions rapides et non-planifiées sans considération de leurs conséquences négatives potentielles. L’impulsivité pourrait avoir un impact sur le comportement alimentaire et le statut pondéral mais les précédentes études ont été réalisées sur des petits échantillons et/ou des populations spécifiques, sans prendre en compte les facteurs de confusion potentiels de cette relation.
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre l’impulsivité et le statut pondéral dans un grand échantillon d’adultes issus de la population générale, et l’influence du sexe sur cette relation.
Un total de 11929 hommes et 39114 femmes participant à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale.
 
Le questionnaire Barratt Impulsiveness Scale (BIS-11) a été utilisé pour estimer l’impulsivité. La taille et le poids étaient auto-déclarés. L’association entre l’impulsivité et le statut pondéral a été évaluée avec des modèles de régression logistique ajustés sur des facteurs sociodémographiques et de mode de vie.
 
Les individus avec des niveaux d’impulsivité élevés (score BIS-11 total > 71) avaient une probabilité plus élevée d’être obèse (Odds ratio (OR) = 1,80, intervalle de confiance (IC) 95 % : 1,39-2,33 chez les hommes ; OR = 1,30, IC 95 % : 1,15-1,48 chez les femmes) comparés aux individus dans la catégorie moyenne d’impulsivité. Les plus fortes associations entre impulsivité et obésité ont été observées chez les hommes, où les participants les plus impulsifs avaient une probabilité plus élevée d’être obèse de classe III (IMC > 40 kg/m²) (OR = 3,57, IC 95 % : 1,86-6,85).
 
Cette analyse sur un grand échantillon montre une association positive entre impulsivité et statut pondéral, ainsi que l’importance de prendre en compte les facteurs psychologiques dans la prévention de l’obésité.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28257032


Association entre un indice de qualité nutritionnelle fondé sur le profilage nutritionnel des aliments de la Food Standards Agency et le risque de maladies cardiovasculaires chez des adultes français

Int J Cardiol. 2017 234:22-27

Adriouch S, Julia C, Kesse-Guyot E, Ducrot P, Péneau S, Méjean C, Assmann KE, Deschasaux M, Hercberg S, Touvier M, Fezeu LK.

En France, la mise en place en face avant des emballages du logo nutritionnel 5-couleurs (5-CNL) est actuellement à l’étude en tant qu’outil stratégique permettant aux consommateurs de faire des choix d’aliments plus favorables à la santé. Ce logo est fondé sur le système de profilage nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency (FSA-NPS), reflétant la qualité nutritionnelle globale des aliments. Au niveau individuel, une moyenne pondérée sur l’énergie de tous les scores FSA-NPS des aliments couramment consommés a été élaborée (FSA-NPS DI). Notre objectif était d’étudier l’association prospective entre le FSA-NPS DI et le risque de maladies cardiovasculaires (MCV).
 
Un total de 75801 participants de la cohorte NutriNet-Santé, ayant complété un minimum de 3 enregistrements alimentaires de 24 h au cours des deux premières années de suivi, entre 2009 et 2016, a été inclus dans nos analyses. Des modèles de Cox à risques proportionnels mutlivariables ont été utilisés pour caractériser les associations entre le score FSA-NPS DI et l’incidence des MCV.
 
509 évènements cardiovasculaires majeurs ont été diagnostiqués (262 maladies cardiaques coronariennes et 247 AVC) au cours du suivi. Un score FSA-NPS DI plus élevé, caractérisant un régime alimentaire de moindre qualité, était associé à une augmentation du risque de MCV (HRpour 1 point d’incrément = 1,08 (1,03-1,13) ; HRQ4vs.Q1 = 1,40 (1,06-1,84), PQ4-Q1 = 0,01). Cette association tendait à être plus forte chez les sujets en surpoids (HRpour 1 point d’incrément = 1,12 (1,04-1,19) ; Pinteraction = 0,003).
 
Ces résultats suggèrent qu’un régime alimentaire de plus faible qualité nutritionnelle, tel que reflété par un score FSA-NPS DI plus élevé, pourrait être associé à une augmentation significative du risque de maladie cardiovasculaire, en particulier dans les sous-populations à risque (individus en surpoids) accru de survenue de MCV. Ils supportent la pertinence en santé publique de développer un logo nutritionnel en face avant des emballages basés sur ce score.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28258849


Modifications des apports alimentaires et en alcool entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Int J Cancer. 2017 141(3):457-470

Fassier P, Zelek L, Lécuyer L, Bachmann P, Touillaud M, Druesne-Pecollo N, Galan P, Cohen P, Hoarau H, Latino-Martel P, Kesse-Guyot E, Baudry J, Hercberg S, Deschasaux M, Touvier M.

L’alimentation et la consommation d’alcool après le diagnostic pourraient être associées au pronostic de cancer, au risque de récidive et à la mortalité. L’objectif objectif était d’étudier les variations des apports en aliments, nutriments et alcool entre avant et après le diagnostic de cancer ainsi que leurs déterminants dans la cohorte prospective NutriNet-Santé.
 
Les sujets de la cohorte NutriNet-Santé ayant eu un cancer incident diagnostiqué entre 2009 et 2016 ont été inclus (n = 696). Les apports alimentaires, en nutriments et en alcool ont été collectés prospectivement à partir des enregistrements alimentaires de 24 h répétés et non consécutifs depuis l’inclusion (en moyenne 2 ans avant le diagnostic). Le nombre moyen d’enregistrements alimentaires par sujet était de 5,9 avant et de 8,1 après diagnostic. Toutes les données alimentaires avant et après diagnostic ont été comparées par des modèles mixtes. Les facteurs associés aux modifications alimentaires majeures observées ont été investigués par des régressions logistiques multivariées.
 
Nous avons observé une diminution des apports en légumes (diminution moyenne des apports chez les patients ayant diminué leur apport = - 102,4 ± 79,8 g/j), produits laitiers (- 93,9 ± 82,8 g/j), viandes/abats (- 35,5 ± 27,8 g/j), produits à base de soja laitiers (- 85,8 ± 104,1 g/j), boissons sucrées (- 77,9 ± 95,4 g/j) et boissons alcoolisées laitiers (- 92,9 ± 119,9 g/j) et une augmentation des apports en bouillon (42,1 ± 34,9 g/j) et matières grasses/sauces (18,0 ± 13,4 g/j). Nous avons observé une diminution des apports énergétiques (- 377,2 ± 243,5 kcal/j) et des apports en alcool (- 7,6 ± 9,4 g/j), protéines (- 17,4 ± 12,5 g/j) et plusieurs vitamines (p < 0,05) et micronutriments (p < 0,05). A l’inverse, les apports en lipides (19,4 ± 14,6 g/j), acides gras saturés (9,3 ± 7,0 g/j), acides gras mono-insaturés (8,3 ± 6,3 g/j) et vitamine E (3,9 ± 3,3 g/j) ont augmenté après diagnostic.
 
Cette grande étude prospective suggère que le diagnostic de cancer est une période clef pour des changements de l’alimentation. Elle met en évidence certains comportements favorables à la santé telle que la diminution de la consommation d’alcool et de boissons sucrées, mais aussi des tendances moins favorables telles que la diminution de la consommation de légumes et des apports en de nombreuses vitamines et minéraux. Ces résultats apportent des connaissances pour identifier et cibler des recommandations à proposer pour une meilleure prise en charge nutritionnelle des patients après leur cancer.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28335085


Associations entre les déterminants des choix des plats lors de la préparation des repas et la qualité du régime alimentaire chez des adultes français : résultats de l’étude NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2017 117(6):851-861

Ducrot P, Méjean C, Fassier P, Allès B, Hercberg S, Péneau S.

Un certain nombre de déterminants tels que les contraintes ou le plaisir ont été suggérés comme facteurs influençant le choix des plats lors de la préparation des repas dans le foyer. Cependant, aucune étude n’a évalué si l’importance conférée à ces déterminants influence la qualité du régime alimentaire.
 
Cette étude avait pour objectif d’évaluer la différence de qualité du régime alimentaire en fonction de l’importance accordée par les individus à plusieurs déterminants de choix des plats. L’importance de 27 critères impliqués dans les choix des plats les jours de semaine a été évaluée chez 48010 adultes français de l’étude NutriNet-Santé. Des analyses de covariance et des régressions logistique, ajustés sur les facteurs sociodémographiques et les modes de vie, ont été utilisés pour évaluer l’association entre l’importance accordée aux déterminants des choix des plats (oui vs. non) et les apports en énergie et groupe d’aliments ainsi que l’adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises (score PNNS modifié ; mPNNS-GS)).
 
Une meilleure adéquation aux recommandations nutritionnelles a été observée chez les individus accordant de l’importance au fait d’avoir une alimentation favorable à la santé (score mPNNS-GS 7,87 (SD 0,09) vs. 7,39 (SD 0,09)) et chez ceux attachant de l’importance à un régime spécifique (score mPNNS-GS 7,73 (SD 0,09) vs. 7,53 (SD 0,09)), comparés à ceux accordant peu/pas d’importance (tous P < 0,0001). Ces individus présentaient également des apports plus élevés en fruits et légumes, mais des consommations plus faibles de viande, lait et fromage, produits sucrés et plats préparés comparés à leurs pairs (tous P < 0,0001). Pour les autres déterminants que sont la contrainte, le plaisir et l’organisation, de faibles différences ont été observées. La différence majeure de qualité du régime alimentaire était associée à l’importance accordée à une alimentation favorable à la santé.
 
Bien que nos résultats ne permettent pas de conclure à une relation causale, ils suggèrent que les stratégies ayant pour objectif de permettre aux individus de prendre en compte la qualité du régime alimentaire pendant la préparation des repas dans le foyer pourraient constituer un levier pour promouvoir une alimentation favorable à la santé.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28393743


Habitudes de consommation de boissons dans la population européenne : associations avec les apports totaux en eau et en énergie

Nutrients. 2017 9(4):e383

Nissensohn M, Sanchez-Villegas A, Galan P, Turrini A, Arnault N, Mistura L, Ortiz-Andrellucchi A, Edelenyi FS, D'Addezio L, Serra-Majem L.

Les apports en eau et en boissons ont fait l’objet de peu d’attentions dans les études épidémiologiques. L’objectif de cette étude était de comparer la consommation journalière moyenne d’aliments et de boissons chez des adultes issus d’échantillons sélectifs de la population de l’union européenne (UE) afin de comprendre la contribution de ces derniers à l’apport total en eau (ATE), évaluer si la population adulte UE consommait des quantités totales en eau en adéquation avec les recommandations actuelles et pour illustrer les apports réels en eau en Europe.
 
3 enquêtes alimentaires nationales et européennes ont été sélectionnées : l’Espagne a utilisé la base de données « Anthropometry, Intake, and Energy Balance Study » (ANIBES), l’Italie a a analysé les données « Italian National Food Consumption Survey (INRAN-SCAI 2005-06) et les données françaises provenaient de la base de données NutriNet-Santé. La consommation moyenne journalière a été utilisée pour les comparaisons inter-individus. L’ATE ont été comparés avec les valeurs référence « European Food Safety Authority » (EFSA) des hommes et femmes adultes.
 
En moyenne, l’ATE était de 1,7 L (ES 22,9) chez les hommes et de 1,6 L (ES 19,4) chez les femmes en Espagne ; de 1,7 L (ES 16,9) chez les hommes et de 1,7 L (ES 14,1) chez les femmes en Italie et de 2,3 L (ES 4,7) chez les hommes et de 2,1 L (ES 2,4) chez les femmes en France. A l’exception des femmes en France, ni les hommes ni les femmes ne consommaient des quantités d’eau suffisantes selon les valeurs de références de l’EFSA.
Cette étude montre le besoin d’élaborer des politiques de santé et de nutrition appropriées visant à augmenter l’apport total en eau dans la population européenne. L’estimation des apports en boissons nécessite dans le futur l’utilisation de nouveaux outils et techniques et l’application des nouvelles technologies disponibles.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28406441


Apports en vitamines B issus de l’alimentation et des compléments alimentaires et risque de cancer du sein chez les femmes de plus de 45 ans : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé

Nutrients. 2017 9(5):e488

Egnell M, Fassier P, Lécuyer L, Zelek L, Vasson MP, Hercberg S, Latino-Martel P, Galan P, Deschasaux M, Touvier M.

Les études expérimentales suggèrent un effet protecteur des vitamines B sur le risque de cancer du sein, potentiellement modulé par les apports en alcool. Cependant, les études épidémiologiques disponibles sont limitées, en particulier concernant les vitamines B non foliques. De plus, peu d’études ont pris en compte une évaluation quantitative de l’apport via les compléments alimentaires.
 
L’objectif de cette étude était d’examiner les associations entre les apports en vitamines B (alimentaires, compléments alimentaires, totaux) et le risque de cancer du sein. 27 853 femmes âgées de plus de 45 ans participant à la cohorte NutriNet-Santé (2009-2016) ont été incluses, avec un temps de suivi médian de 4,2 ans. Les données alimentaires ont été collectées via des enregistrements alimentaires de 24 h. Un questionnaire spécifique a été utilisé pour évaluer la consommation de compléments alimentaires sur une période de 12 mois. Une table de composition incluant 8000 compléments alimentaires a été développée. Les associations ont été analysées par des modèles de Cox multivariés et 462 cas de cancer du sein incidents ont été diagnostiqués.
 
Les apports en pyridoxine via l'alimentation (HRQ4vs.Q1 = 0,74 (0,55-0,99), P-trend = 0,05), les compléments alimentaires (HRQ4vs.Q1 = 0,61 (0,38-0,98), P-trend = 0,05) et au total (HRQ4vs.Q1 = 0,67 (0,50-0,91), P-trend = 0,01) étaient inversement associés au risque de cancer du sein. L’apport total en thiamine était inversement associé, à la limite de la significativité, au risque de cancer du sein (HRpar unité d’incrément = 0,78 (0,61-1,00), P = 0,05). Des interactions statistiquement significatives entre la consommation d’alcool et l’apport en vitamines B (thiamine, riboflavine, niacine, acide pantothénique, pyridoxine, folate et cobalamine) via les compléments alimentaires ont été observées, ces dernières étant associées à une diminution du risque de cancer du sein chez les faibles ou non buveurs mais pas chez les forts consommateurs d'alcool.
 
Cette grande étude prospective, incluant une évaluation quantitative de l’apport issu des compléments alimentaires, suggère un possible effet protecteur de la pyridoxine et de la thiamine vis-à-vis du risque de cancer du sein chez les femmes de plus de 45 ans.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28505069


04/12/2017 - Topsante.com

NutriNet-Santé dans la presse : La viande rouge : facteur de risque de multiples cancers

La consommation en excès de viande rouge serait un facteur de risque de cancer colorectal, mais aussi des cancers en général...

Le risque de développer un cancer du sein augmente avec la consommation de viande rouge, et cette association existe aussi sur le risque de cancers, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale International Journal of Cancer.

Consulter l'article en ligne



22/11/2017 - Inserm.fr

NutriNet-Santé dans la presse : L'impact de la consommation de viande rouge ne serait pas limité au risque de cancer colorectal

Si l'on sait aujourd'hui que la consommation de viande rouge et de charcuterie est associée à un risque accru de cancer colorectal, qu'en est-il des autres localisations de cancer ?

Une nouvelle étude, réalisée grâce aux données des volontaires participant à la cohorte NutriNet-Santé, met en lumière un effet potentiellement plus global de cette consommation.

Viande rouge et charcuterie impliqués dans d'autres types de cancer ?

Consulter l'article en ligne



03/11/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Int J Behav Nutr Phys Act...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Int J Behav Nutr Phys Act sur planification des repas, diversité des aliments, qualité du régime alimentaire et statut pondéral. Lire le résumé en français

 



La planification des repas est associée à la diversité des aliments, la qualité du régime alimentaire et au statut pondéral dans un large échantillon d’adultes français

Int J Behav Nutr Phys Act. 2017 14(1):12

Ducrot P, Méjean C, Aroumougame V, Ibanez G, Allès B, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

La planification des repas pourrait être un outil pour pallier au manque de temps et donc encourager à la préparation des repas à domicile, potentiellement associée à une meilleure qualité du régime alimentaire. Cependant, jusqu’à présent, la planification des repas fait l’objet de peu de littérature scientifique. L’objectif de cette étude transversale était d’examiner les associations entre la planification des repas et la qualité du régime alimentaire, incluant l’adéquation aux recommandations nutritionnelles, la diversité alimentaire ainsi que le statut pondéral.

Le fait de planifier ses repas, ou autrement dit de décider à l’avance ce qui va être préparé et consommé pour les jours à venir, a été évaluée chez 40554 participants de la cohorte NutriNet-Santé, basée sur internet. La qualité de l’alimentation a été comparée sur la base des apports en énergie, nutriments, groupes d’aliments et l’adéquation aux recommandations nutritionnelles délivrées par le PNNS, (mPNNS-GS), estimées par des rappels de 24 h répétés. Un score de diversité des aliments a été calculé en utilisant le questionnaire de fréquences alimentaires. Le poids et la taille étaient auto-déclarés. Les associations entre la planification des repas et les apports alimentaires ont été estimée par analyses de covariance, tandis que les associations avec les quartiles des scores mPNNS-GS et de diversité et les catégories du statut pondéral (surpoids, obésité) ont été évaluées par des modèles de régression logistique.

Un total de 57 % des participants ont déclaré planifier des repas au moins occasionnellement. Les planificateurs de repas étaient plus susceptibles d’avoir un score mPNNS-GS plus élevé (OR quartile 4 vs. 1 = 1,13, IC 95 % : [1,07-1,20]), un score de diversité plus élevé (OR quartile 4 vs. 1 = 1,25, IC 95 % : [1,18-1,32]). Chez les femmes, la planification des repas était associée à un plus faible risque d’être en surpoids (OR = 0,92 [0,87-0,98]) ou obèse (OR = 0,79 [0,73-0,86]). Chez les hommes, l’association était significative seulement pour l’obésité (OR = 0,81 [0,69-0,94]).

La planification des repas était associée avec un régime alimentaire plus favorable à la santé et un prévalence plus faible d’obésité. Bien qu’aucune causalité ne puisse être déduite de ces associations, ces résultats suggèrent que la planification des repas pourrait être pertinente dans le cadre de la prévention de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28153017



25/10/2017 - e=m6 Spécial Nutrition

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Mathilde Touvier répond à cette interrogation :



24/10/2017 - e=m6 Spécial Nutrition

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Mathilde Touvier répond à cette interrogation :



06/10/2017 - Les Echos.fr

Santé : vive le bio !

Manger bio réduirait notablement le syndrome métabolique...

Les raisons ? Deux pistes à explorer, selon les chercheurs...

Consulter l'article en ligne



05/10/2017 - Reponse conso.fr

Oui, manger du bio c'est bon pour la santé !

L'étude NutriNet-Santé révèle que la consommation d'aliments bio réduirait les risques de syndrome métabolique.

Seule condition : en consommer en grande quantité.

Consulter l'article en ligne



02/10/2017 - Questionnaire Exposition au soleil

L'objectif de ce questionnaire est d'évaluer votre exposition au soleil. 

En complément des données alimentaires que vous nous avez transmises, vos réponses nous permettront d'estimer votre statut en vitamine D (qui résulte à la fois de vos apports alimentaires et de la synthèse endogène par votre peau à partir des rayons solaires).

Il restera disponible 4 mois.

Merci de votre participation !



02/10/2017 - BFMTV

Pour diminuer le risque de syndrome métabolique, consommez du bio...

Dans les cadre de l'étude NutriNet-Santé, qui vise à mieux comprendre les comportements alimentaires et les relations entre la nutrition et la santé, des chercheurs ont mis en avant un lien entre l'alimentation issue de l'agriculture biologique et une diminution du risque de syndrome métabolique.

Plus ce type d'alimentation est adoptée, plus les effets bénéfiques sont importants.

Consulter l'article en ligne



13/09/2017 - Allô docteurs, le magazine de la santé

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Mathilde Touvier et le Dr Bruno Raynard répondent, sur le plateau de l'émission, aux différents interrogations sur l'alimentation chez les patients atteints de cancer :

En particulier, sont abordées les questions suivantes :

  • Pourquoi perd-on l'appétit quand on est sous chimio ?
  • J'adorais la viande, et maintenant que je suis sous chimio, elle a un goût métallique. Pourquoi ? Que faire ?
  • Chimio et alcool font-ils bon ménage ?
  • Faut-il favoriser les légumes et les fruits pendant la chimio ?
  • Que pensez-vous du cannabis thérapeutique ?
  • Comment lutter contre les nausées quand on est sous chimio ?
  • Que pensez-vous du jeûne avant une séance de chimio ?
  • Comment ne pas perdre trop de poids quand on n'a plus goût à rien pendant le traitement ?
  • Les cellules cancéreuses aiment-elles le sucre ?
  • Manger bio a-t-il un réel intérêt quand on a un cancer ?
  • J'ai des champignons dans le tube digestif. Y a-t-il des aliments à éviter ou au contraire à privilégier ?
  • Après mon cancer, j'avais très faim, j'ai pris 20 kilos. Est-ce normal ?
  • Quelles sont les vertues du jus de groseilles à maquereaux ?
  • Les fibres alimentaires ont-elles un effet protecteur contre le cancer et si oui, à partir de quelle quantité quotidienne ?


05/09/2017 - Questionnaire Produits bio

L'objectif de ce questionnaire est d'évaluer vos habitudes de consommation en matière d'aliments issus de l'Agriculture Biologique. 

Même si vous ne consommez pas d'aliments bio, vos réponses à ce questionnaire nous intéressent pour connaître votre avis sur ce type de produits.

Il est rapide à remplir et restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



04/09/2017 - Dossier Inserm

Antibio-résistance : la guerre est déclarée !

Depuis la découverte de la pénicilline, le premier antiobiotique, en 1928 par Alexander Fleming, les bactéries n'ont eu de cesse de résister. Or, antibiotiques et bactéries résistantes sont partout : à l'hôpital, mais aussi dans le monde animal, et même dans l'eau des nappes phréatiques. Autant de milieux où les bactéries renforcent leur arsenal.

D'où la nécessité de lutter contre cette antibiorésistance galopante selon le concept One world, One health, littéralement "un monde, une santé".

En France, c'est dans cet esprit qu'en novembre 2016 une feuille de route interministérielle a été publiée afin de diminuer la consommation d'antibiotiques de 25 % d'ici 2018 et de réduire les conséquences sanitaires et économiques de l'antibiorésistance. Une feuille de route à laquelle est associée le deuxième plan Ecoantibio cantré sur la santé animale. Des défis ambitieux pour un enjeu colossal : éviter qu'une simple plaie devienne une maladie grave.

Consultez le magazine en ligne



18/07/2017 - Dossier Inserm

Fertilité : nos générations futures en danger ?

Les consultations de couples confrontés à l'infertilité augmentent de plus en plus en France et dans les pays industrialisés, à l'instar du nombre de naissances rendues possibles grâce aux techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP).

Notre fertilité serait-elle en berne ? Et pour quelles raisons ?

En dehors des causes génétiques ou infectieuses, le changement de notre mode de vie, le recul de l'âge de la procréation, les cancers, l'obésité, la consommation de tabac, d'alcool et autres drogues, ou encore la pollution sont régulièrement incriminés...

Consultez le magazine en ligne



10/07/2017 - Sciencesetavenir.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Le grignotage, un comportement à éviter

La prise de barres chocolatées, gâteaux, boissons sucrées...en dehors des repas comporte des risques pour la santé tels qu'obésité ou maladies cardio-vasculaires...

Retrouvez le nombre de calories supplémentaires absorbées en moyenne par les grignoteurs et les snacks les plus recherchés par les femmes dans l'étude NutriNet-Santé.

Consulter l'article en ligne



03/07/2017 - Ledauphine.com

NutriNet-Santé dans la presse : Les Français passent trop de temps assis

La sédentarité est dangereuse pour la santé physique et mentale. Et pourtant...

Retrouvez le temps passé assis des Français selon les données NutriNet-Santé.

 Consulter l'article en ligne



Variation de poids corporel sur 5 ans et le temps de sommeil total : étude des associations en fonction du sexe et de l’obésité

Int J Behav Med. 2017 24(4):493-500

Andreeva VA, Torres MJ, Léger D, Bayon V, Gonzalez P, de Edelenyi FS, Hercberg S, Galan P.

Nous avons estimé l’association entre une variation de poids ≥ 5 kg sur 5 ans et le temps de sommeil total (TST) en fonction du sexe et du surpoids/obésité.

Dans cette étude transversale, nous avons étudié 41610 adultes de la cohorte NutriNet-Santé. Un questionnaire sur le sommeil et sur le poids corporel a été passé en 2014. Les associations ont été étudiées grâce aux modèles de régression logistique multivariée.

Globalement, les femmes déclarant une perte de poids  5 kg avaient une probabilité plus élevée d’avoir un TST court ( 6 h) vis-à-vis les femmes déclarant un poids stable (OR = 1,15 ; IC à 95 % : 1,05-1,25). Les hommes et les femmes declarant une prise de poids majeure ( 5 kg) avaient une probabilité plus élevée d’avoir un TST court vis-à-vis ceux déclarant un poids stable (hommes : OR = 1,20 ; IC à 95 % : 1,05-1,37 ; femmes : OR = 1,24 ; IC à 95 % : 1,15-1,33). Les hommes déclarant une prise de poids majeure avaient moins de risque d’avoir un TST long vis-à-vis les hommes avec un poids stable (OR = 0,83 ; IC à 95 % : 0,70-0,97). Le surpoids et l’obésité ne modulaient pas ces associations.

Cette étude apporte de nouvelles connaissances dans les domaines de la santé publique et de la nutrition en mettant en évidence une association différente selon le sexe entre la variation de poids et le TST court ou long. Ces associations nécessitent des études supplémentaires dans un contexte longitudinal avec des mesures répétées et objectives, en tenant compte des changements des comportements de santé au cours du temps.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28127709



27/06/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Int J Behav Med...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Int J Behav Med sur la variation de poids corporel sur 5 ans et le temps de sommeil total chez 41610 Nutrinautes. Lire le résumé en français



16/06/2017 - Dossier Inserm

Sommeil : la santé vient en dormant

Nous consacrons un tiers de notre vie à dormir. Le sommeil apparaît indispensable à une bonne récupération physique. On sait aussi depuis peu qu'il est nécessaire à l'apprentissage. 

Mais que ce passe-t-il dans notre cerveau après l'endormissement ?

A l'occasion de la 17ème Journée nationale du sommeil, organisée le 17 mars 2017 par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), le magazine Science & Santé fait le point sur les dernières découvertes qui lèvent peu à peu le voile sur le rôle des différentes phases du sommeil, qu'il soit léger, profond ou paradoxal. L'occasion également de décrypter les répercussions, à moyen et long terme, d'une altération du sommeil sur la santé.

Consulter le magazine en ligne



Les motivations intervenant dans les choix alimentaires lors d’achats chez des groupes de consommateurs bio et conventionnels : focus sur les préoccupations liées à la durabilité (l’étude de cohorte NutriNet-Santé)

Nutrients. 2017 9(2):e88

Baudry J, Péneau S, Allès B, Touvier M, Hercberg S, Galan P, Amiot MJ, Lairon D, Méjean C, Kesse-Guyot E.

L’objectif de cette étude était d’examiner les motivations des choix d’aliments associées à différents profils alimentaires bio ou conventionnels parmi 22366 participants de l’étude NutriNet-Santé.

Les apports alimentaires ont été collectés via un questionnaire de fréquence de consommation. Les motivations des choix d’aliments ont été évaluées via un questionnaire validé de 63 items permettant de calculer un score pour les 9 dimensions suivantes : « absence de contaminants », « limitations environnementales », « éthique et environnement », « goût », « innovation », « production locale et traditionnelle », « prix », « santé » et « praticité ». Cinq groupes de consommateurs ont été identifiés : « les petits mangeurs standards d’aliments conventionnels », « les gros mangeurs conventionnels d’aliments défavorables à la santé », « les petits mangeurs standards d’aliments bio », « les mangeurs écolos d’aliments bio » et « les mangeurs modérés d’aliments bio hédonistes ». Les associations entre les scores des dimensions des motivations des choix d’aliments et les clusters de consommateurs ont été estimées à l’aide de modèles d’analyse de covariance (ANCOVA) ajustés sur les facteurs sociodémographiques.

Les « mangeurs écolos d’aliments bio » avaient le score moyen le plus élevé pour les dimensions « santé », tandis que les « gros mangeurs d’aliments conventionnels défavorables à la santé » ont obtenu le plus faible score pour la dimension « absence de contaminants ». Les « petits mangeurs standards d’aliments bio », « les mangeurs écolos d’aliments bio » et « les mangeurs modérés d’aliments bio hédonistes » avaient des scores comparables pour la dimension « goût ». Les « gros mangeurs conventionnels d’aliments défavorables à la santé » avaient le score le plus élevé pour la dimension « prix » tandis que les « mangeurs écolos d’aliments bio » obtenaient les plus faibles scores pour les dimensions « innovation » et « praticité ».

Ces résultats apportent de nouvelles connaissances sur les motivations des choix d’aliments de différents profils de consommateurs dont des profils comme les mangeurs « écolos » et « hédonistes ».

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28125035



15/06/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Nutrients...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les les motivations intervenant dans les choix alimentaires lors d'achats chez les consommateurs bio et conventionnels, avec un focus sur les préoccupations liées à la durabilité chez 22366 Nutrinautes. Lire le résumé en français

A voir aussi : BDLes caractéristiques des consommateurs de bioLa contribution des produits bio dans le régime alimentaire, Typologie de mangeurs basée sur la consommation d'aliments conventionnels ou bioApports alimentaires et qualité nutritionnelle en fonction du niveau de consommation d'aliments bio 



29/05/2017 - Capital

Les produits bio sont-ils vraiment meilleurs pour la santé ?

Une majorité de Français achète des aliments bio par peur des pesticides. Un choix souvent justifié par les analyses...même si nos tests réservent parfois quelques surprises !

Consulter l'article en ligne 

 



18/05/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Public Health Nutr...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Public Health Nutr sur les associations entre les indicateurs socio-économiques et les consommations d'aliments d'origine animale chez 92036 Nutrinautes. Lire le résumé en français



Les indicateurs socio-économiques sont indépendamment associés aux consommations d’aliments d’origine animale chez les adultes français

Public Health Nutr. 2016 19(17):3146-57

Méjean C, Si Hassen W, Lecossais C, Allès B, Péneau S, Hercberg S, Castetbon K.

La réduction de la consommation d’aliments d'origine animale étant un défi actuel de santé publique, une meilleure compréhension des relations spécifiques de l'éducation, de la profession et du revenu avec leur consommation est utile. Nous avons donc étudié les associations indépendantes de chaque indicateur avec les consommations de différents aliments d’origine animale et leur effet modificateur.

Dans cette étude transversale, les consommations d’aliments d’origine animale ont été estimées chez 92036 adultes inclus dans l'étude NutriNet-Santé par 3 enregistrements alimentaires de 24 h. Les associations entre les facteurs socio-économiques et les consommations d’aliments d’origine animale et les interactions entre les indicateurs socio-économiques ont été évaluées par des analyses de covariance ajustées sur l’âge et l’apport énergétique. Les analyses ont été réalisées séparément chez les hommes et les femmes du fait d’interactions significatives observées.

Les personnes avec un faible niveau d’éducation avaient des consommations plus élevés en viande rouge (+ 9-12 g/j), charcuterie (+ 6-9 g/j) et volaille (chez les hommes, + 7 g/j) comparés à ceux de niveau d’éducation plus élevé. Le pourcentage de consommateurs de poisson était plus faible dans les catégories de revenus les plus faibles comparées à celles plus élevées. Les ouvriers avaient des consommations de crèmes desserts plus élevés (chez les hommes, + 14 g/j) que les cadres. Quelques interactions significatives ont été observées. Les analyses stratifiées sur le niveau d’éducation montrent que les sujets ayant les revenus les plus élevés consomment plus de yaourts que ceux ayant de plus faibles revenus, seulement chez les personnes de faible niveau d’éducation.

Les disparités socio-économiques des consommations d’aliments d’origine animale varient en fonction de l’indicateur socio-économique, suggérant une influence spécifique de chaque indicateur sur l’apport en aliments d’origine animale. En particulier, un niveau d’éducation faible est associé à des consommations plus élevés en viande rouge, charcuterie et crèmes desserts, et avait un effet modificateur sur l’association entre les revenus et les consommations d’aliments d’origine animale.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27373677



15/05/2017 - Questionnaire Attitudes alimentaires

Ce nouveau questionnaire est disponible dans votre espace membre.

L'objectif de ce questionnaire est d'étudier les attitudes susceptibles de conditionner différents comportements alimentaires, et en particulier, à évaluer les raisons qui poussent à manger et qui motivent ou orientent les choix alimentaires.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



Que sait ou croit savoir la population à propos de la vitamine D ?

Nutrients. 2016 8(11):e718

Deschasaux M, Souberbielle JC, Partula V, Lécuyer L, Gonzalez R, Srour B, Guinot C, Malvy D, Latino-Martel P, Druesne-Pecollo N, Galan P, Hercberg S, Kesse-Guyot E, Fassier P, Ezzedine K, Touvier M.

La population a été exposée à de nombreuses informations sur la vitamine D, suggérant que la vitamine D pourrait jouer un rôle sur la santé, suscitant donc un intérêt pour l’insuffisance en vitamine D. Que sait réellement la population à ce sujet ?

Dans une étude transversale, nous avons investigué les connaissances et les opinions liées à la vitamine D chez 59 273 adultes français (cohorte NutriNet-Santé) via un questionnaire spécifique portant sur différents aspects de la vitamine D, comme par exemple les sources d’information, les sources de vitamine D, les effets santé de la vitamine D et l’opinion vis-à-vis du statut en vitamine D. Les réponses à ce questionnaire ont été pondérées en fonction de la distribution sociodémographique française et comparées en termes de caractéristiques individuelles (ex : sexe, âge, niveau d’éducation, revenu) en utilisant des tests χ².

Les médecins et les médias ont été identifiés comme les informateurs principaux. Les participants n’ont pas toujours cité précisément les sources de vitamine D (ex : 72 % seulement pour l’exposition au soleil, poisson gras : 61 %) ou les effets santé établis (ex : santé des os : 62-78 %). En revanche, ils ont mentionné des sources incorrectes (ex : poulet) et des effets santé pour lesquels il n’y a actuellement pas de consensus (ex : cancer, maladies cardiovasculaires ou cognitives). Globalement, un meilleur niveau de connaissance était observé chez les femmes, les participants plus éduqués, ceux avec un meilleur niveau de revenu, et lorsque le médecin était cité comme source d’information. Une forte incohérence a également été observée entre le statut réel en vitamine D des participants (concentration plasmatique en 25-hydroxyvitamine D) et leur opinion à ce sujet : par exemple, 16 % seulement de ceux présentant une insuffisance en vitamine D (statut en vitamine D < 20 ng/ml) pensaient avoir un statut en vitamine D trop bas et seuls 30 % de ceux qui pensaient avoir un statut en vitamine D trop bas présentaient effectivement une insuffisance en vitamine D. Cette étude, la 1ère en Europe sur un large échantillon, montre le besoin de supports de communication simples et actualisés sur les sources et les effets santé de la vitamine D pour la population générale et les professionnels de santé.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27845705



11/05/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Nutrients...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les connaissances et les opinions liées à la vitamine D à partir des données recueillies chez 59273 Nutrinautes. Lire le résumé en français



03/05/2017 - Allô docteurs, le magazine de la santé

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Mathilde Touvier et le Dr Jacques Fricker répondent, sur le plateau de l'émission, aux différents interrogations sur les compléments alimentaires :

En particulier, sont abordées les questions suivantes :

  • On sort bientôt de l'hiver, est-ce toujours utile de faire une cure de magnésium ?
  • Prendre des vitamines le soir peut-il empêcher de dormir ?
  • Depuis une fausse couche, je suis très fatiguée, on m'a prescrit du fer ; est-il nécessaire de faire une cure de vitamines en même temps ?
  • L'acide folique est-il encore nécessaire pendant une grossesse ? A quoi sert-il ?
  • Je suis végétarienne. J'ai entendu dire que je pouvais avoir des carences en vitamine B12. Faut-il que je me supplémente ?
  • Quels sont les bienfaits de la spiruline ? A-t-elle des contre-indications ?
  • Est-il préférable de consommer des oranges entières ou pressées, voire les deux ?
  • Les vitamines vendues en pharmacie sont-elles d'aussi bonne qualité que les vitamines présentes dans les fruits et les légumes ?
  • Je prends tous les matins une ampoule de ginseng, gelée royale et acerola dans un verre de jus d'orange. Cela peut-il expliquer une prise de poids ?
  • Quelle est la quantité de vitamines à prendre par jour un enfant ?
  • Comment savoir si on manque de vitamine D ?
  • Quand on s'expose au soleil, est-il vrai que le visage seul, ne permet pas d'absorber suffisamment de vitamine D et qu'il faut aussi exposer ses bras ?


28/04/2017 - Le Parisien Magazine

Ces bénévoles au service des chercheurs

Loin des labos, de plus en plus de bénévoles aident les chercheurs en leur fournissant de précieuses données qu'ils recueillent au quotidien. Rencontre avec trois d'entre eux.
Retrouvez le témoignage d'un Nutrinaute...

Consulter l'article en ligne



27/04/2017 - Questionnaire Compléments alimentaires

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'évaluer votre consommation de compléments alimentaires.

Ce questionnaire, similaire à celui que vous avez déjà eu à compléter, nous permettra d'actualiser vos données de consommation de compléments alimentaires et donc de suivre l'évolution de cette consommation au cours du temps.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



Comparaison des apports alimentaires dans la cohorte web NutriNet-Santé avec les données représentatives françaises de l'étude ENNS : la question de la généralisabilité dans l'e-epidemiology

Am J Epidemiol. 2016 184(9):660-9

Andreeva VA, Deschamps V, Salanave B, Castetbon K, Verdot C, Kesse-Guyot E, Hercberg S

Nous avons comparé les apports alimentaires entre la cohorte Web NutriNet-Santé et une enquête représentative au niveau national (Etude Nationale Nutrition Santé, ENNS). Nous avons étudié 49 443 volontaires français âgés de 18 à 74 ans recrutés en 2009-2010. L’étude ENNS (2006-2007), avec un échantillon national représentatif de 2 754 adultes français âgés de 18 à 74 ans, a servi de référence. Les données récoltées grâce aux rappels alimentaires de 24 h ont été pondérées et comparées entre les deux études via des tests t de Student. Nous avons observé des apports alimentaires très similaires en ce qui concerne les glucides, les lipides totaux, les protéines et l'énergie totale. Cependant, la consommation de fruits et légumes, de fibres, de vitamines B6, B9, C, D, E, de fer et de magnésium était plus élevée tandis que la consommation d'alcool et de boissons non alcoolisées était plus faible dans la cohorte Web que dans l’étude ENNS. Des différences par sexe ont été observées en ce qui concerne les vitamines A et B12, le zinc et le potassium. De vraies différences entre les apports alimentaires ainsi que le biais lié au bénévolat peuvent chacun contribuer à expliquer ces résultats.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27744386



Les dimensions de l’alimentation intuitive sont associées de façon différentielle aux apports alimentaires dans la population générale de l’étude NutriNet-Santé

J Nutr. 2017 147(1):61-69

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

L’alimentation intuitive est caractérisée par le fait de manger en réponse aux signaux de faim ou de satiété plutôt qu’aux signaux émotionnels, sans s’interdire d’aliments spécifiques. Les données suggèrent une association inverse entre l’alimentation intuitive et le poids, mais très peu de données sont disponibles sur l’association entre l’alimentation intuitive et les apports alimentaires.

L’objectif était d’étudier la relation entre l’alimentation intuitive et la consommation alimentaire dans un grand échantillon d’adultes issus de la population générale.

Un total de 9581 hommes et 31955 femmes âgés de plus de 18 ans participant à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. L’alimentation intuitive  a été estimée en utilisant une version française validée de l’« Intuitive Eating Scale-2 » (modélisée en quartiles). Les apports alimentaires ont été estimés à partir d’au moins 6 enregistrements alimentaires de 24 h auto-déclarés (2009-2015). Les associations entre les différents dimensions de l’alimentation intuitive (Manger pour des raisons physiques plutôt qu’émotionnelles « Raisons physiques », Dépendance aux signaux de faim ou de satiété « Signaux » ; Permission inconditionnelle de manger « Permission ») et les apports alimentaires ont été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale.

Chez les femmes, des scores aux sous dimensions « Raisons physiques » et « Signaux » plus élevés étaient associés à un apport énergétique plus faible (P < 0,0001). Un score de « Raisons physiques » plus élevé était associé à des apports plus faibles en aliments sucrés et gras chez les femmes (143 g/j dans le quartile 1 comparé à 124 g/j dans le quartile 4) et chez les hommes (153 comparé à 138 g/j), et à des apports plus faibles en produits laitiers et viande, poisson, et œufs chez les femmes (P < 0,0001). Un score de « Signaux » plus élevé était associé à des apports plus faibles en produits laitiers, viande, poisson, et œufs chez les hommes et femmes, et à un apport plus élevé en céréales complètes chez les femmes (P < 0,0001). A l’inverse, des scores de  »Permission » plus élevés étaient associés à un apport énergétique plus élevé et à des apports alimentaires moins favorables à la santé incluant des apports plus faibles en fruits, légumes, et céréales complètes (P < 0,0001).

Les dimensions de l’alimentation intuitive « Raisons physiques » et « Signaux » étaient associées à des apports alimentaires globalement plus favorables à la santé tandis que la dimension « Permissioné était associée à des apports moins favorables à la santé. Ces résultats suggèrent l’intérêt de développer des stratégies nutritionnelles de santé publique qui encouragent le fait de manger en réponse aux signaux de faim et de satiété.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27798333



20/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans J Nutr...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal J Nutr sur les dimensions de l'alimentation intuitive, associées de façon différentielle aux apports alimentaires à partir des données de plus de 41000 participants de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français

A voir aussi : Alimentation intuitive et statut pondéral



12/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

 

Un article scientifique dans JMIR Public Health Surveill...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal JMIR Public Health Surveill sur les enseignements tirés de la recherche de validation méthodologique en E-épidémiologie à partir des résultats de 150000 Nutinautes. Lire le résumé en français



Les enseignements tirés de la recherche de validation méthodologique en E-épidémiologie

JMIR Public Health Surveill. 2016 2(2):e160

Kesse-Guyot E, Assmann K, Andreeva V, Castetbon K, Méjean C, Touvier M, Salanave B, Deschamps V, Péneau S, Fezeu L, Julia C, Allès B, Galan P, Hercberg S.

Les méthodes traditionnelles de recherche épidémiologique présentent une charge important sur le plan logistique, humain et financier. Le développement d’outils numériques innovants présente un  potentiel pour surmonter ces difficultés. Néanmoins, les études basées sur internet restent peu fréquentes en partie à cause des problèmes de validité et de généralisation des résultats.

L’objectif de ce travail est de résumer les résultats des études méthodologiques menées dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française basée sur internet.

Sur la base des résultats issus de la cohorte sur internet NutriNet-Santé (qui compte plus de 150000 participants inclus), ont été synthétisés dans ce travail les travaux méthodologiques sur la représentativité de l’échantillon, les stratégies de recrutement favorables et la qualité des données.

Globalement, les résultats sont en faveur de l’utilité de telles études basées sur internet pour surmonter certaines limites méthodologiques dans la recherche épidémiologique, en particulier concernant la qualité des données (ex : la concordance pour la classification de l’indice de masse corporelle [IMC] était de 93 %), la réduction du biais de désirabilité social, l’accès à une large variabilité de profils de participants, incluant des sous-groupes souvent difficiles à recruter tels que les jeunes (12,30 % [15, 118/122, 912] moins de 25 ans) et les personnes âgées (6,60 % [8112/122, 912] de plus de 65 ans), les personnes sans emploi ou au foyer (12,60 % [15, 487/122, 912] et ceux faiblement éduqués (38,50 % [47, 312/122, 912]). Cependant, un biais de sélection demeure car 78,00 % [95, 871/122, 912] des participants étaient des femmes et 61,50 % [75, 590/122, 912] avaient un niveau d’études postsecondaire. Ceci est inhérent au recrutement sur la base du volontariat dans une cohorte..

Considérant l’expansion de l’accès à internet dans toutes les strates sociales, le recrutement de participants avec différents profils socio-économiques et différent niveaux d’expositions à des facteurs de risque pour la santé semble très faisable. Des recherches sur l’identification de biais spécifiques aux cohortes sur internet et la collecte de données exhaustives et valides sont nécessaires. Ce résumé des résultats méthodologiques issus de la cohorte NutriNet-Santé peut contribuer à aider les chercheurs à développer de futures études épidémiologiques sur internet.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27756715



Apports alimentaires et qualité nutritionnelle du régime alimentaire associés à différents niveaux de consommation d’aliments bio chez des adultes français : résultats d’une étude transversale de la cohorte NutriNet-Santé

Public Health Nutr. 2016 20(4):638-648

Baudry J, Allès B, Péneau S, Touvier M, Méjean C, Hercberg S, Galan P, Lairon D, Kesse-Guyot E.

L’objectif de cette étude était de déterminer les profils alimentaires d’individus de la cohorte NutriNet-Santé associés à différents niveaux de consommation d’aliments bio à partir de données auto-déclarées sur les consommations d’aliments bio.

Les apports alimentaires ont été collectés via un FFQ (questionnaire de fréquence de consommation) bio. Un total de 28245 participants a été classé dans 5 groupes (quintiles redressés, Q) suivant la proportion d’aliments bio dans leur régime alimentaire. Pour déterminer la qualité du régime alimentaire, 2 scores ont été calculés représentant l’adhérence aux recommandations nutritionnelles du PNNS (mPNNS-GS) et la probabilité d’un apport satisfaisant en nutriments (PANDiet). Les associations entre les niveaux de consommation d’aliments bio et les caractéristiques alimentaires ont été estimées avec de modèles ANCOVA ajustés sur le sexe, l’âge et l’apport énergétique.

Les consommations d’aliments d’origine végétale augmentaient avec la contribution d’aliments bio au régime alimentaire tandis qu’une tendance inverse a été observée pour les produits laitiers, biscuits et sodas (P-de tendance < 0,0001). Les scores de qualité du régime alimentaire augmentaient de Q1 (mPNNS-GS : 7,89 (et 0,02) ; PANDiet : 63,04 (et 0,11)) à Q5 (mPNNS-GS : 8,78 (et 0,02) ; PANDiet : 69,37 (et 0,10)). Globalement, les grands consommateurs d’aliments bio présentaient une meilleure qualité nutritionnelle du régime alimentaire. Néanmoins, les individus ayant des consommations intermédiaires d’aliments bio présentaient une meilleure adhérence aux recommandations nutritionnelles concernant les produits d’origine animale.

Cette étude contribue à une meilleure compréhension de la consommation d’aliments bio en tant qu’élément d’un meilleur régime alimentaire plus favorable à la santé et les profils alimentaires des différentes catégories de consommateurs d’aliments bio. Ces résultats mettent donc en évidence de fortes associations entre le comportement alimentaire et la consommation d’aliments bio et plaident pour la réalisation de futures études étiologiques entre consommation d’aliments bio et santé.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27731291



06/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Public Health Nutr...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Public Health Nutr sur les apports alimentaires et la qualité nutritionnelle du régime alimentaire associés à différents niveaux de consommation d'aliments bio chez 28245 Nutinautes. Lire le résumé en français

A voir aussi : BDLes caractéristiques des consommateurs de bioLa contribution des produits bio dans le régime alimentaire, Typologie de mangeurs basée sur la consommation d'aliments conventionnels ou bio 



04/04/2017 - Questionnaire Conduites alimentaires

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'étudier certaines conduites alimentaires spécifiques assez fréquemment rencontrées et la perception du poids.

Il est très court (5 questions à remplir par "oui" ou "non").

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



Caractéristiques des habitudes de consommation de boissons dans un grand échantillon d’adultes français : associations avec les apports totaux en eau et en énergie

Nutrients. 2016 8(10):e627

Szabo de Edelenyi F, Druesne-Pecollo N, Arnault N, Gonzalez R, Buscail C, Galan P.

Une hydratation satisfaisante est un facteur clef pour un fonctionnement correct des processus cognitifs et physiques. En France, les recommandations de santé publique concernant les apports totaux en eau sont d’avoir des apports en fluides suffisant, avec une attention particulière à l’hydratation des seniors, spécialement en périodes de canicules. L’objectif de cette étude était de calculer la quantité totale d’eau provenant des aliments et des boissons et d’analyser les caractéristiques de consommation chez les participants d’une grande cohorte nationale française.

L’apport total en eau, ainsi que la contribution des aliments et boissons à cet apport, a été estimé chez 94939 adultes participant à la cohorte NutriNet-Santé (78 % de femmes, âge moyen 42,9 (erreur standard : ES 0,04)) à partir de 3 enregistrements alimentaires de 24 h à l’inclusion. Les différences statistiques des apports en eau dans les différents groupes d’âge, saisons et jour de la semaine ont été estimées.

L’apport total en eau moyen était de 2,3 L (ES 4,7×10-3) chez les hommes et de 2,1 L (ES 2.4×10-3) chez les femmes. La majorité des individus respectait la recommandation de l’EFSA (European Food Safety Authority), en particulier les femmes. L’apport énergétique total moyen était de 1884 kcal/jour (ES 1,5) (2250 kcal/jour (ES 3,6) chez les hommes et 1783 kcal/jour (ES 1,5) chez les femmes). La contribution des boissons à l’apport énergétique total était de 8,3 %. L’eau était la boisson la plus consommée, suivie par les boissons chaudes. Le score de variété, défini par le nombre de catégories différentes de boissons consommées lors des 3 enregistrements de 24 h parmi les 8, était positivement corrélé avec l’apport total en eau (r = 0,4) et avec l’apport énergétique total (r = 0,2) suggérant que la variété de boissons consommées est un indicateur des consommations d’aliments et de boissons plus élevées. Des différences de consommation de boissons et d’apport en eau ont été observées avec l’âge et la saisonnalité.

Cette étude donne une vue d’ensemble des caractéristiques des apports en eau dans une grande population d’adultes français. L’apport total en eau était globalement en adéquation avec les recommandations de santé publique.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27727164



30/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Nutrients...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les habitudes de consommation de boissons, ses caractéristiques et les associations avec les apports totaux en eau et en énergie chez 94939 sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français 



Variations de l’activité physique et des comportements sédentaires entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Medicine. 2016 95(40):e4629

Fassier P, Zelek L, Partula V, Srour B, Bachmann P, Touillaud M, Druesne-Pecollo N, Galan P, Cohen P, Hoarau H, Latino-Martel P, Menai M, Oppert JM, Hercberg S, Deschasaux M, Touvier M.

L’activité physique (AP) et la réduction des comportements sédentaires pourraient être associées à un meilleur pronostic et à un plus faible risque de récurrence chez les patients atteints de cancer. Notre objectif était de quantifier les variations d’AP et du temps passé à des activités sédentaires entre avant et après le diagnostic à partir des données prospectives d’adultes français. Les facteurs sociodémographiques et du mode de vie associés à ces variations ont également été étudiés.

Les sujets de la cohorte NutriNet-Santé ayant eu un cancer incident diagnostiqué entre 2009 et 2015 ont été inclus (n=942). L’activité physique et les comportements sédentaires ont été collectés prospectivement avec le questionnaire IPAQ version courte sur 7 jours tous les ans depuis l’inclusion (en moyenne 2 ans avant le diagnostic). Toutes les dates de collecte des données sur l’APet les activités sédentaires avant et après diagnostic ont été comparées par modèle mixte. Les facteurs associés à une diminution de l’AP ou à une augmentation du temps passé assis ont été investigués par régressions logistiques.

L’AP totale et intense diminuait après diagnostic (P = 0,006, -32,8 ± 36,8 MET-heure/semaine en moyenne chez ceux qui avaient diminué leur AP totale, et P = 0,005, -21,1 ± 36,8 MET-heure/semaine pour l’AP intense, respectivement), en particulier pour les cancers de la prostate (-39,5 ± 36,3 MET-heure/semaine) et de la peau (-35,9 ± 38 MET-heure/semaine, chez les hommes (-40,8 ± 46,3 MET-heure/semaine) et les sujets professionnellement inactifs (-34,2 ± 37,1 MET-heure/semaine) (P < 0,05). Les patients avec une AP plus élevée avant diagnostic avaient un risque plus élevé de diminuer leur AP (Odds ratio [OR] : 4,67 [3,21-6,81], P < 0,001). Les patients en surpoids avaient un risque plus élevé de diminuer leur AP modérée (OR : 1,45 [1,11-1,89], P = 0,006) et la marche (OR : 1,30 [1,10-1,70], P = 0,04). Le temps passé assis (P = 0,02, +2,44 ± 2,43 heure/jour en moyenne chez ceux qui avaient augmenté leur temps passé assis), en particulier chez les femmes (+2,48 ± 2,48 heure/jour), les patients plus âgés (+2,48 ± 2,57 heure/jour) et les sujets professionnellement inactifs (+2,41 ± 2,40 heure/jour) (P < 0,05). Les sujets les moins sédentaires avant diagnostic avaient un risque plus élevé d’augmenter leur temps passé assis (OR : 3,29 [2,45-4,42], P < 0,0001).

Les résultats issus de cette étude prospective suggèrent que le diagnostic de cancer est une période clef pour changer l’AP et les comportements sédentaires. Ils donnent des éléments utiles pour cibler des sous-groupes de patients qui sont exposés à un risque plus élevé de diminuer leur AP et d’augmenter leurs comportements sédentaires après leur diagnostic de cancer.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27749527



09/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Medicine...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Medicine sur les variations de l'activité physique et des comportements sédentaires entre avant et après le diagnostic de cancer chez les sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



Prévalence de la déficience en vitamine D dans la polyarthrite rhumatoïde et associations avec l’activité de la maladie et les facteurs de risque cardiovasculaires : données de l’étude COMEDRA

Clin Exp Rheumatol. 2016 34(6):984-990

Cecchetti S, Tatar Z, Galan P, Pereira B, Lambert C, Mouterde G, Sutton A, Soubrier M, Dougados M.

L’association entre vitamine D et l’activité de la polyarthrite rhumatoïde (RA) est controversée. RA est un facteur de risque cardiovasculaire. Un taux faible en vitamine D pourrait augmenter la pression artérielle (PA) et diminuer le cholestérol-HDL. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de la déficience en vitamine D chez les patients atteints de RA comparée aux sujets contrôles et également d’étudier les associations entre vitamine D et l’activité RA et entre vitamine D et les facteurs de risque cardiovasculaires.

Les patients de l’étude COMEDRA avec une RA non active (critères ACR de 1987) ont été appariés à des sujets de la cohorte NUTRINET-SANTE (âge, sexe, latitude, saison de prélèvement des échantillons). La déficience en vitamine D a été définie comme < 10 ng/mL et l’insuffisance entre 10 et 29,9 ng/mL.

894 patients avec RA ont été inclus dont 861 appariés à  des sujets témoins. La prévalence de l’insuffisance et de la déficience en vitamine D était plus faible chez les patients avec RA que chez les sujets contrôles : 480 (55,8 %) vs. 508 (59 %) et 31 (3,6 %) vs. 45 (5,23 %) respectivement, p=0,04. Une corrélation inverse a été observée entre les taux de vitamine D et l’activité RA estimée par DAS28-CRP (p =  0,01), SDAI (p < 0,001) et CDAI (p = 0,001), mais pas par DAS28-CRP après ajustement sur l’âge, le sexe, la saison d’inclusion, l’indice de masse corporelle (IMC), la supplémentation en vitamine D, la durée de la maladie, les statuts RF ou anti-CCP et les traitements RA. Les taux en vitamine D étaient inversement corrélés à l’IMC (p < 0,001), mais pas à la PA, au cholestérol total, cholestérol-LDL, cholestérol-HDL et glycémie.

Cette étude montre que la vitamine D est inversement corrélée à l’activité RA et à l’IMC mais pas aux autres facteurs de risque cardiovasculaires.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27749232



02/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a co-publié un nouvel article dans le journal Clin Exp Rheumatol sur la prévalence de la déficience en vitamine D et ses associations avec l'activité de la polyarthrite rhumatoïde et les facteurs de risque cardiovasculaires chez des patients de l'étude COMEDRA appariés à des volontaires de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



24/02/2017 - Dossier Inserm

Maladies auto-immunes : dompter le système immunitaire

Les maladies auto-immunes sont dues à des dysfonctionnements du système immunitaire, conduisant ce dernier à s'attaquer à tort à des composants de l'organisme. Face à ces maladies, l'enjeu pour les médecins et les chercheurs est d'arriver à contrôler le système immunitaire tout en conservant sa fonction normale.

Pour nous protéger efficacement contre les agressions extérieures, le système immunitaire doit faire la différence entre les intrus qu'il doit éliminer, et les composants de l'organisme qu'il doit ignorer. Cependant, il lui arrive de manquer de discernement. Il retourne alors ses armes anti-intrusion contre l'organisme, provoquant des maladies auto-immunes. Certaines lésions qui en découlent n'apparaissent que dans un seul organe ou tissu, comme dans le diabète de type 1 ou la myasthénie. D'autres affectent l'ensemble de l'organisme. C'est le cas du lupus érythémateux systémique.

Pour traiter ces pathologies, il s'agit d'identifier précisément les dysfonctionnements qui sont à leur origine, afin de les contrecarrer. Or l'affaire est complexe. D'une part, les attaques sont multiples. D'autre part, il faut parvenir à calmer le système immunitaire sans qu'il baisse la garde vis-à-vis des agents pathogènes...

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Les déterminants sociodémographiques des profils alimentaires dans un large échantillon de personnes âgées françaises

Nutrients. 2016 8(8):e484

Andreeva VA, Allès B, Feron G, Gonzalez R, Sulmont-Rossé C, Galan P, Hercberg S, Méjean C.

Cette analyse transversale fournit des informations actualisées sur les profils alimentaires (DP) et sur leurs déterminants sociodémographiques chez des personnes âgées.

6686 participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé, âgés de plus de 65 ans, ont été étudiés. Le régime alimentaire a été estimé à partir de 3 enregistrements de 24 h. Les déterminants selon le sexe ont été identifiés par régressions linéaires. En utilisant 22 groupes d’aliments prédéfinis, 3 DP ont été extraits.

Le DP « bon pour la santé » (fruits, légumes, céréales, fruits à coque, poisson) était positivement associé avec le niveau d’éducation, le fait de vivre seul(e) et d’être ancien fumeur ; il était négativement associé avec le surpoids, le tabagisme (chez les hommes), un âge de plus de 75 ans, l’hypertension et l’obésité (chez les femmes). Le DP « occidental » (viande, produits apéritifs, fromage, alcool) était positivement associé avec l’indice de masse corporelle (chez les hommes) et le tabagisme (actuel ou ancien) ; il était négativement associé à un âge de plus de 75 ans (chez les femmes) et le fait de vivre seul(e). Le DP « traditionnel » (pain, pommes de terre, lait, légumes, beurre, potage) était positivement associé avec l’âge et négativement associé avec le tabagisme (actuel ou ancien), le niveau d’éducation (chez les hommes) et le fait de résider dans une zone urbaine/semi-urbaine.

Ces résultats montrent une diversité des typologies alimentaires chez les personnes âgées et mettent en évidence des différences selon le sexe. De futures études pourraient élargir et comparer ces résultats au niveau international.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27509523



23/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les déterminants sociodémographiques des profils alimentaires dans un échantillon de 6686 participants âgés de plus de 65 ans de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



16/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Am J Hypertens sur la relation entre pression artérielle et adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises dans un échantillon de 11302 participants de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français 

A voir aussi : Alimentation et pression artérielle



Relation entre pression artérielle et adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises

Am J Hypertens. 2016 29(8):948-58

Lelong H, Blacher J, Menai M, Galan P, Fezeu L, Hercberg S, Kesse-Guyot E

Adopter un régime alimentaire favorable à la santé tel que le régime DASH (Dietary Approach to Stop Hypertension) ou le régime méditerranéen (MD) représente un facteur majeur du mode de vie pour le contrôle de la pression artérielle (PA) en population générale. Des politiques nutritionnelles, telles que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) en France ont été mises en place dans de nombreux pays avec pour objectif la prévention des maladies chroniques. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre la PA et l’adéquation aux recommandations du PNNS en comparaison avec l’adhérence aux régimes DASH et MD.

Une étude transversale a conduite sur 11302 participants non traités de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française sur internet. Trois scores validés reflétant l’adéquation aux recommandations PNNS, aux régimes DASH et MD ont été calculés à partir d’enregistrements répétés de 24 h. Trois mesures de la PA ont été effectuées en suivant un protocole standardisé. Les associations entre les scores alimentaires et la PA ont été estimées par régressions linéaires multiples.

Chez les femmes, indépendamment de l’âge, du statut socio-économique, de l’indice de masse corporelle, de la consommation de tabac et d’alcool et de l’activité physique, l’adéquation aux recommandations du PNNS était inversement associée à la PA systolique (β = -0,63, P < 0,0001). Cette association inverse était d’une amplitude similaire pour l’adhérence aux régimes DASH (β = -0,66, P < 0,0001) ou MD (β = -0,63, P = 0,0002). Aucune association significative n’a été observée chez les hommes.

L’adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises était inversement associée à la PA avec une amplitude similaire à celle observée pour l’adhérence à des régimes alimentaires bien connus pour la prévention et le traitement de l’hypertension.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26908464



09/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Br J Nutr sur les différentes typologies de mangeurs identifiées sur la base de leur consommation d'aliments conventionnels ou bio dans l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français

A voir aussi : BDLes caractéristiques des consommateurs de bioLa contribution des produits bio dans le régime alimentaire



Typologie de mangeurs basée sur la consommation d’aliments conventionnels ou bio : résultats de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2016 116(4):700-9

Baudry J, Touvier M, Allès B, Péneau S, Méjean C, Galan P, Hercberg S, Lairon D, Kesse-Guyot E.

Des informations limitées sont disponibles sur des populations à grande échelle concernant les profils sociodémographiques et en nutriments ainsi que le comportement alimentaire des consommateurs en tenant compte des aliments conventionnels et bio. Les objectifs de cette étude étaient d’établir une typologie de consommateurs selon leurs habitudes alimentaires, basée à la fois sur leur profil alimentaire et le mode de production des aliments consommés (conventionnel ou bio), et de déterminer leurs caractéristiques sociodémographiques, comportementales et alimentaires.

Les données ont été collectées auprès de 28245 participants à l’étude NutriNet-Santé. Les données alimentaires ont été obtenues via un FFQ bio semi-quantitatif comportant 264 items. Pour identifier les clusters de consommateurs, une analyse en composantes principales a été appliquée sur seize groupes d’aliments conventionnels et seize bio, suivi par une procédure de clustering. Cinq clusters de consommateurs ont été identifiés : (1) un cluster caractérisé par un faible apport énergétique, une faible consommation d’aliments bio et une forte prévalence d’apports inadéquats en nutriments ; (2) un cluster de gros mangeurs d’aliments conventionnels avec des apports élevés en acides gras saturéset cholestérol ; (3) un cluster présentant des individus avec une consommation élevée d’aliments bio et une qualité nutritionnelle du régime alimentaire relativement adéquate ; (4) un groupe de forts consommateurs d’aliments bio dont 14 % de végétariens ou végétaliens caractérisés par une qualité nutritionnelle élevée du régime alimentaire et une faible prévalence d’apports inadéquats pour la plupart des vitamines excepté la B12 ; et (5) un groupe de consommateurs modérés d’aliments bio avec un apport particulièrement élevé en protéines et en alcool et une faible qualité nutritionnelle du régime.

Ces résultats sont importants pour les futures études étiologiques investiguant l’impact potentiel de la consommation d’aliments bio.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27311793



08/02/2017 - Interview du Dr Sandrine Péneau

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Sandrine Péneau présente son travail, ses projets sur les déterminants psychologiques du comportement alimentaire, quelques résultats et perspectives :



Associations entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le statut pondéral dans l’étude NutriNet-Santé

Nutrients. 2016 8(7):e413

Ducrot P, Fassier P, Méjean C, Allès B, Hercberg S, Péneau S.

Bien que le fait de cuisiner à domicile a été associé à un indice de masse corporelle plus faible dans quelques études, aucune donnée n’est disponible sur l’association entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le surpoids.

Cette étude avait pour objectif d’évaluer cette association chez 50003 participants de la cohorte NutriNet-Santé. Les dimensions sous-jacentes à 27 critères influençant potentiellement les choix des plats ont été déterminées par analyse factorielle exploratoire. L’association entre les déterminants des choix des plats et le surpoids (incluant l’obésité) a été estimée par des modèles de régression logistique ajustés sur les caractéristiques sociodémographiques et de mode de vie.

Cinq dimensions des motivations des choix des plats sont apparues : alimentation saine (ex : « équilibre nutritionnel du plat »), contraintes (ex : « mes compétences culinaires »), plaisir (ex : « originalité du plat »), régimes spécifiques (ex : « mon statut santé ») et organisation (ex : « ce que j’ai prévu de manger »).  Une association négative a été observée entre le facteur alimentation saine et le surpoids (OR=0,65 (IC 95 % : 0,62-0,67)), tandis qu’une association positive a été observée entre les facteurs concernant le plaisir (OR=1,14 (IC 95 % : 1,10-1,19)) et les régimes spécifiques (OR=1,19 (IC 95 % : 1,17-1,22)) et le surpoids. Aucune association n’a été observée pour les contraintes et l’organisation.

Les associations significatives entre les déterminants des choix des plats et le surpoids soulignent l’intérêt de cibler ces déterminants afin de promouvoir des choix d’aliments et de plats plus favorables à la santé lors de la préparation des repas à domicile.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27399764



03/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les associations entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le statut pondéral dans l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



27/01/2017 - Bande dessinée BioNutriNet



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27/01/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Int J Behav Nutr Phys Act sur les associations entre l'attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et le risque d'obésité au sein de la cohorte prospective NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



Associations entre l’attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et le risque d’obésité chez des adultes français : une étude de cohorte prospective

Int J Behav Nutr Phys Act. 2016 13:74

Lampuré A, Castetbon K, Deglaire A, Schlich P, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Les préférences sensorielles individuelles apparaissent comme un déterminant majeur des consommations alimentaires et pourraient en conséquence influencer le statut pondéral. Des études transversales ont montré une association positive entre l’attirance pour le gras et le statut pondéral et des résultats contradictoires concernant l’attirance pour le salé et le sucré. De plus, la contribution des consommations alimentaires pour expliquer cette association n’a jamais été investiguée. Nous avons étudié l’association prospective entre l’attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et l’apparition de l’obésité sur 5 ans chez des adultes ainsi que l’effet médiateur des consommations alimentaires sur cette relation.

Nous avons prospectivement examiné le risque d’obésité auprès de 24776 adultes français participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Les scores d’attirance et les données alimentaires ont été estimés à l’inclusion via un questionnaire sur internet et des enregistrements de 24 h respectivement. Les données anthropométriques auto-déclarées ont été collectées via un questionnaire sur internet chaque année pendant 5 ans. Les associations entre les quartiles d’attirance pour le gras, le sucré et le salé et le risque d’obésité, et l’effet médiateur du régime alimentaire ont été évalués avec des modèles de Cox à risques proportionnels mutlivariables stratifiés sur le sexe et ajustés sur les facteurs sociodémographiques et du mode de vie.

Chez les hommes et les femmes, l’attirance sensorielle pour le gras était positivement associée à un risque plus élevé d’obésité (hazard ratios pour le quartile 4 comparé au quartile 1, hommes : HR (Q4 vs. Q1)=2,39 (IC 95 % 1,39-4,11) P-trend=0,0005, femmes : HR (Q4 vs. Q1)=2,02 (IC 95 % 1,51-2,71) P-trend<0,0001). De plus, les consommations alimentaires contribuaient à expliquer respectivement 32 % et 52 % de l’effet de l’attirance sensorielle pour le gras sur le risque d’obésité, chez les hommes et les femmes. L’attirance sensorielle pour le sucré était associée à un plus faible risque d’obésité (hommes : HR (Q4 vs. Q1)=0,51 (0,31-0,83) P-trend=0,01, femmes : HR (Q4 vs. Q1)=0,72 (0,54-0,96) P-trend=0,035). En revanche, aucune association significative n’a été mise en évidence entre l’attirance pour le salé et le risque d’obésité.

Contrairement à l’attirance pour le sucré et le salé, une attirance élevée pour le gras apparait comme un facteur de risque majeur d’obésité, expliqué en grande partie par les consommations alimentaires. Nos résultats soulignent la nécessité de davantage considérer l’attirance sensorielle dans la prévention de l’obésité. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27378200



Le logo nutritionnel 5-C apparait comme un outil efficace pour réussir à substituer certains aliments afin d’améliorer le régime alimentaire dans les différents profils nutritionnels

PLoS One. 2016 11(6):e0157545

Julia C, Méjean C, Péneau S, Buscail C, Alles B, Fézeu L, Touvier M, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Les logos nutritionnels en face avant des emballages sont considérés comme des outils utiles pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus favorables à la santé, et donc à améliorer leur régime alimentaire. L’objectif de cette étude était d’évaluer les profils nutritionnels dans une population française adulte utilisant le logo 5-C et de déterminer son effet potentiel sur l’amélioration du régime alimentaire via la substitution des aliments de moins bonne qualité nutritionnelle.

Les sujets de la cohorte NutriNet-Santé qui avaient complété trois enquêtes alimentaires ont été inclus dans cette étude transversale. Des groupes de sujets (clusters) d’individus ont été identifiés en utilisant le pourcentage d’énergie provenant des aliments de chaque couleur du logo 5-C comme variables de discrimination. Trois scenarios de substitution d’aliments pour une alternative plus favorable à la santé utilisant le 5-C ont été testés. Les consommations et apports alimentaires et les données sociodémographiques et du mode de vie ont été comparés dans les différents clusters par test ANOVA ou Chi-square.

Nous avons identifié trois groupes de sujets, ayant des profils alimentaires différents : « favorable à la santé » (N=28095, 29,3 % de l’échantillon total) avec une consommation élevée de fruits, légumes, produits céréaliers complèts et poisson ; « occidental » (N=33386, 34,8 %) avec une consommation élevée de boissons sucrées, céréales du petit déjeuner, fromage, aliments gras et sucrés ; « traditionnel » ( N=34461, 35,1 %) avec une consommation élevée de pommes de terre, pain, viande et desserts lactés. Globalement, les stratégies de substitution ont conduit à une augmentation du nombre de sujets atteignant les apports recommandés en énergie, macro et micronutriments. Les augmentations étaient particulièrement fortes dans le profil « occidental » pour les apports en lipides et acides gras saturés : de 16,2 % atteignant les apports recommandés en lipides (13,5 % pour les acides gras saturés) à 60,6 % et 85,7 % respectivement.

L’utilisation du logo 5-C comme indicateur des choix alimentaires permet de caractériser des profils alimentaires et apparait comme un outil efficace pour aider à améliorer la qualité nutritionnelle du régime alimentaire par le biais de substitutions d’aliments.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27322033



17/01/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal PLoS One sur l'efficacité du logo nutritionnel 5-C pour substituer certains aliments et améliorer le régime alimentaire dans les différents profils nutritionnels au sein de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



11/01/2017 - Questionnaire Perception, personnalité et comportements (Partie 2)

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'évaluer votre perception de certains aspects de vos comportements et de votre personnalité afin d'étudier les associations entre ces caractéristiques et votre alimentation.

Il s'agit de la deuxième partie du questionnaire Perception, personnalité et comportements.  

Il comprend des questions sur la qualité de votre alimentation, sur vos conditions de vie et sur votre personnalité. En complément de la première partie, il permettra aux chercheurs de compléter notre compréhension de certains aspects déterminant les comportements et choix alimentaires susceptibles de jouer un rôle sur la santé.

Vous pouvez tout à fait compléter cette partie même si vous n’avez pas complété la première partie.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



11/01/2017 - Questionnaire Peau et alimentation

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'étudier les associations entre alimentation et certaines maladies de la peau inflammatoires ou auto-immunes (ex : acné, psoriasis, eczéma...).

De plus en plus d'études suggèrent qu'il existerait un lien entre certaines maladies de peau (psoriasis, eczéma, acné…) et l'alimentation. Les modifications de l’alimentation dans les pays Occidentaux (régimes souvent plus riches en aliments transformés, en graisses, en sucres, pauvre en micronutriments…) pourraient en partie expliquer l’augmentation du nombre de maladies allergiques et inflammatoires observée dans la population.

Ce questionnaire porte sur certaines maladies de peau dont le point commun est qu’il s’agit de maladies inflammatoires ou auto-immunes c’est-à-dire secondaires à des dérèglements du système de défense de l’organisme (ou immunité). Vos réponses permettront aux chercheurs d'étudier en détail les liens entre ces maladies de peau et les consommations alimentaires.

Il restera disponible 6 mois.

Merci par avance de votre participation !



01/01/2017 - Très bonne année 2017 à tous !

Bonne année 2017

 

Toute l'équipe NutriNet-Santé vous présente ses meilleurs voeux pour la nouvelle année.

Nous profitons de cette occasion pour vous annoncer le basculement définitif de l'étude NutriNet-Santé sur ce nouveau site.

Nous remercions tous les Nutrinautes qui se sont reconnectés et qui nous ont apporté une aide préciseuse en nous signalant les problèmes rencontrés sur cette nouvelle application.

Un grand merci à vous pour votre participation, votre soutien et votre aide.

L'année 2017 sera synonyme d'évolution pour l'étude et nous espérons de tout coeur que ce sera avec vous !

L'équipe NutriNet-Santé



Utilisation d’Internet pour la recherche d’informations en nutrition-santé : résultats sur une large population d’adultes français (cohorte NutriNet-Santé)

Br J Nutr. 2016 115(11):2039-46

Fassier P, Chhim AS, Andreeva VA, Hercberg S, Latino-Martel P, Pouchieu C, Touvier M.

Internet est aujourd’hui devenu une source majeure d’informations dans le domaine de la santé et de la nutrition. Peu de connaissances ont été publiées sur le type de sites Internet consultés (sites institutionnels/officiels vs non-institutionnels). En outre, les connaissances sont également limitées sur la propension des internautes à discuter avec un professionnel de santé des informations trouvées sur le net. L’objectif était d’étudier l’utilisation d’Internet liée à la santé et à la nutrition dans une large population d’adultes français.

Les données ont été collectées en 2013 par auto-questionnaire auprès de 42 113 sujets participant à l’étude NutriNet-santé (âge moyen=21,2 ans, 76 % de femmes). Les comparaisons ont été effectuées par des régressions logistiques multivariées non-conditionnelles.

85,1 % des sujets ont déclaré avoir utilisé Internet pour obtenir des informations sur la santé et la nutrition et 23 % pour lire ou poster des messages sur des forums santé/nutrition. Seulement 16 % des participants discutaient des informations obtenues en ligne avec un professionnel de santé. Cette proportion était d’autant plus faible chez les sujets ayant un niveau d’étude plus bas et des compétences informatiques moindres (p<0.0001). Parmi les 8 038 sites Internet cités par les participants comme source d’information privilégiée dans lesdomaines santé et/ou nutrition, les sites institutionnels ne représentaient que 12,9 % des sites. Seulement 1 site institutionnel (Mangerbouger.fr) était présent dans le top 10 des sites nutrition/santé les plus cités. Les sujets plus âgés (p<0,0001), ayant un plus faible niveau d’étude (p<0,0001), des compétences informatiques moindres (p=0,0001) et de moins bonnes connaissances des recommandations nutritionnelles officielles (p=0,0002) avaient plus tendance à consulter des sites de type non-institutionnel.

Cette étude montre que les sites institutionnels/officiels sont globalement peu fréquentés et que la proportion des personnes discutant des informations obtenues sur Internet avec un professionnel de santé est faible. Ces tendances sont d’autant plus marquées chez les personnes les plus vulnérables (e.g. plus faible niveau d’étude) vis-à-vis de la qualité et de la fiabilité des informations délivrées sur le net. Ces résultats confirment la nécessité de remettre au centre du dispositif des sites institutionnels attractifs délivrant une information fiable et validée dans le domaine de la santé et de la nutrition.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27081008



Impact des différents logos nutritionnels en face avant des emballages sur les intentions d’achats du consommateur : un essai contrôlé randomisé

Am J Prev Med. 2016 50(5):627-36

Ducrot P, Julia C, Méjean C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Fezeu L, Hercberg S, Péneau S.

Malgré les éléments suggérant l’utilité des logos nutritionnels en face avant des emballages pour aider les consommateurs à évaluer la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, les travaux de recherche sur le choix des aliments sont peu nombreux. L’objectif de cette étude était de comparer l’impact relatif de différents logos nutritionnels en face avant des emballages sur les intentions d’achats des consommateurs.

Un essai randomisé contrôlé à 5 bras a été conduit en utilisant un supermarché virtuelavec des participants de l’étude française NutriNet-Santé. Le critère d’éligibilité était l’implication dans l’achat de denrées alimentaires. Le but de l’intervention était de simuler une situation d’achats avec des logos nutritionnels apposés à des produits alimentaires (décembre 2014 à mars 2015). Les participants ont été aléatoirement assignés à un des 5 conditions d’exposition via une plateforme informatique : « Guideline Daily A mounts » (GDA), Multiple Traffic Lights (MTL), logo 5-couleurs (5-C), « Green Tick » (Tick) ou contrôle (sans logo en face avant des emballages). L’objectif principal était l’évaluation de la qualité nutritionnelle générale du contenu du panier d’achats estimée à partir du profil nutritionnel des aliments de la « British Food standards Agency ». Les objectifs secondaires étaient le contenu en énergie et en nutriment du panier d’achats.

Un total de 11981 participants a été inclus dans les analyses (avril 2015). Le logo 5-C était associé à la meilleure qualité nutritionnelle du panier avec les scores « Food standards Agency » (FSA) les plus bas (score FSA = 8,72 ± 2,75) suivi par le MTL (8,97 ±2,68)  et le « Green Tick » (8,99 ±2,71) comparé au contrôle (9,34 ±2,57) (p < 0,0001). Le logo 5-C était le seul logo à être associé à un panier avec une faible teneur en lipides, acides gras saturés et sel (p < 0,05). L’impact des différents logos était équivalent dans tous les sous-groupes sociodémographiques considérés.

Le logo 5-C basé sur une échelle avec un code couleur graduel pour indiquer la qualité nutritionnelle est particulièrement efficace pour promouvoir des choix alimentaires favorables à la santé dans tous les sous-groupes de population.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26699246



L’alimentation intuitive est inversement associée au statut pondéral dans une population générale issue de l’étude NutriNet-Santé

Obesity. 2016 24(5):1154-61

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

L’objectif était d’étudier la relation entre l’alimentation intuitive (AI) et le statut pondéral dans un large échantillon d’adultes. L’AI correspond au fait de manger en réponse aux signaux de faim ou de satiété plutôt qu’aux signaux émotionnels, et ce sans s’interdire certains aliments.

Un total de 11774 hommes et 40389 femmes âgés de plus de 18 ans participants à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. La taille et le poids auto-déclarés ont été collectés ainsi que le niveau d’AI en utilisant une version française validée de « Intuitive Eating Scale-2 ». L’association entre l’AI et le statut pondéral a été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale.

Les scores d’AI était négativement associés auxsurpoids ou à l’obésité à la fois chez les hommes et chez les femmes. Les associations les plus fortes ont été observées chez les femmes pour le surpoids [quartile 4 vs. 1 AI : OR, IC 95 % : (0,19, 0,17-0,20)] et l’obésité (0,09, 0,08-0,10). Les associations chez les hommes étaient les suivantes : pour le surpoids (0,43, 0,38-0,48) et l’obésité (0,14, 0,11-0,18).

Nos données ont montré une association inverse entre l’’AI et le surpoids et l’obésité. Bien qu’aucune causalité ne puisse être déduite de ces associations, ces données suggèrent que la prise en compte de l’AI pourrait être pertinente dans le cadre de la prévention et la prise en charge de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26991542



Développement d’un outil de mesure des performances cognitives auto-administré par internet

J Med Internet Res. 2016 18(4):e68

Assmann KE, Bailet M, Lecoffre A, Galan P, Hercberg S, Amieva H, Kesse-Guyot E.

La démence est un problème de santé publique. La mesure répétée des performances cognitives dans grandes études épidémiologiques est nécessaire pour contribuer à élaborer des mesures de prévention précoce. La collecte de données par des outils en ligne auto-administrés pourrait réduire considérablement la logistique et le coût financier de ce type d’investigation.

Un outil de mesure a été développé et testé puis comparé à un mode de passation traditionnel par un neuropsychologue.

La batterie de tests inclut des mesures de la vitesse psychomotrice, de l'attention, des fonctions exécutives, de la mémoire épisodique, de la mémoire de travail et de la mémoire associative. Les deux versions de la batterie cognitive ont été complétées par 189 volontaires (Cross-over équilibré).

La concordance entre les deux versions variait selon la tâche avec des corrélations de Spearman allant de 0,42 et 0,73. Environ la totalité des participants a déclaré que la durée de la batterie auto-administré était acceptable (99,5 %), que les tâches étaient ludiques (87,6 %), que les instructions étaient suffisamment détaillées (90,8 %) et compréhensibles (88,7 %). La version auto-administrée de la batterie de tests cognitifs NutriCog a fourni des informations similaires à celle de la version supervisée.

Ainsi, l'intégration des évaluations cognitives répétées dans de grandes cohortes via la mise en œuvre d’outils auto-administrés semble faisable et présente des avantages.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27049114



Pratique de techniques de relaxation et statut pondéral dans un large échantillon d’adultes

Am J Prev Med. 2016 50(4):e101-9

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

Dans les pays industrialisés caractérisés par une forte prévalence d’obésité et de stress chronique, les techniques de relaxation telles que le yoga ou la méditation pourraient faciliter le contrôle du poids. Cependant, quasiment aucune donnée n’est disponible pour déterminer si la pratique de techniques de relaxation est réellement associée au statut pondéral. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral dans un large échantillon d’adultes.

Un total de 61704 individus âgés de plus de 18 ans participants à l’étude NutriNet-Santé (2009-2014) a été inclus dans cette analyse transversale conduite en 2014. Les données sur la pratique de techniques de relaxation ont été collectées, ainsi que la taille et le poids auto-déclarés. L’association entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral a été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale et linéaire multiples ajustés sur les facteurs sociodémographiques, alimentaires et de mode de vie.

Après ajustement sur les facteurs sociodémographiques et de mode de vie, les individus pratiquant des techniques de relaxation de façon régulière (au moins une fois par semaine depuis au moins un an) étaient moins en surpoids (OR=0,68, IC 95 %=0,63-0,74) ou obèses (OR=0,55, IC 95 %=0,50-0,61) par rapport aux personnes ne pratiquant pas ces techniques. De plus, les individus pratiquant de façon régulière avaient un indice de masse corporelle inférieur à celui des non utilisateurs (-3,19, IC 95 %=-3,71, -2,68).

Ces données apportent de nouveaux arguments concernant une relation inverse entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral. Si des relations causales étaient démontrées dans de futures études prospectives, cette pratique pourrait être promue dans le cadre de la prévention et de la prise en charge de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26657183



Les indicateurs socio-économiques sont associés aux apports nutritionnels de façon indépendante chez les adultes français : une étude DEDIPAC

Nutrients. 2016 8(3). pii: E158

Si Hassen W, Castetbon K, Cardon P, Enaux C, Nicolaou M, Lien N, Terragni L, Holdsworth M, Stronks K, Hercberg S, Méjean C.

Une position socioéconomique (PSE) moins favorisée est associée à des comportements alimentaires plus défavorables à la santé. Certaines études montrent que les 3 principaux indicateurs de PSE (niveau d’éducation, catégorie socio-professionnelle (CSP) et revenu) n’ont pas des niveaux équivalents d’association avec les consommations alimentaires, associations qui pourraient se cumuler. Peu d’études utilisent les 3 indicateurs simultanément, en particulier pour l’étude des apports en nutriments. L’objectif était d’examiner les associations indépendantes de chaque indicateur de PSE avec les apports en nutriments. L’effet modificateur du niveau d’éducation et de la CSP sur les associations entre apports en nutriments et revenus a été investigué.

Cette analyse transversale a été menée auprès de 91 900 adultes français inclus dans l’étude Nutrinet-Santé entre 2009 et 2013. Les apports en nutriments ont été estimés à partir de 3 enregistrements alimentaires de 24 h. Les indicateurs socioéconomiques ont été collectés par un questionnaire à l’inclusion. Des modèles de régression linéaire ajustés sur l’âge et l’apport énergétique total ont été utilisés pour analyser les associations entre les indicateurs de PSE et les apports en nutriments. Lorsque l’interaction entre 2 indicateurs de PSE était significative, des analyses stratifiées ont été réalisées.

Les hommes et les femmes de niveau d’éducation le plus élevé avaient des apports plus élevés en fibres, β-carotène et vitamine C (6-9 %) et moins élevés en protéines (-6 %) que ceux du niveau éducatif le plus bas. Les sujets ayant les plus hauts revenus consommaient moins de glucides complexes (-6 %) et avaient des apports en magnésium (6 %), vitamine B9 (5 %) et vitamine C (12-14 %) plus élevés que ceux aux plus faibles revenus. Enfin, les femmes cadres avaient des apports plus élevés en vitamine D (12 %), magnésium et β-carotène (7 %) que les ouvrières. Des interactions significatives entre niveau d’éducation et revenus ont été observées : parmi les hommes et les femmes d’éducation faible, ceux ayant les plus hauts revenus avaient des apports plus élevés en magnésium, β-carotène et vitamine B9 que ceux aux revenus les plus bas, alors qu’aucune différence n’a été observée chez ceux du niveau d’éducation supérieur. Par ailleurs, les hommes, les ouvriers et les employés aux plus hauts revenus avaient des apports plus élevés en potassium que les autres catégories de revenus, tandis qu’aucune différence n’a été observée chez les cadres.

L’utilisation simultanée des 3 indicateurs de PSE et l’étude de leurs interactions ont permis de souligner leurs effets propres, ce qui montre que les disparités sociales en nutrition résultent de mécanismes complexes. Notre étude a mis en évidence un effet modificateur du niveau d’éducation sur les relations entre revenus et apports en nutriments. Ces résultats permettront d’orienter plus finement les interventions alimentaires de santé publique, en particulier au sein des populations de faible niveau d’éducation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26978393



Corrélations entre fruits, légumes, poisson, vitamines et acides gras estimés par des enregistrements alimentaires non consécutifs sur internet et les biomarqueurs correspondants du statut nutritionnel

J Acad Nutr Diet. 2016 116(3):427-38

Lassale C, Castetbon K, Laporte F, Deschamps V, Vernay M, Camilleri GM, Faure P, Hercberg S, Galan P, Kesse-Guyot E.

Il est d’une importance majeure de mesurer la validité des apports alimentaires auto-déclarés via des outils internet avant de les utiliser à plus grande échelle.

L’objectif de cette étude était de valider les apports auto-déclarés en poisson, fruits et légumes et certains micronutriments estimés par un enregistrement alimentaire auto-déclaré sur internet utilisé dans le cadre de la cohorte prospective NutriNet-Santé par rapport aux concentrations plasmatiques des biomarqueurs suivants : bêta-carotène, vitamine C, acides gras polyinsaturés n-3 (AGPI n-3).

Cent quatre vingt dix huit volontaires adultes (103 hommes et 95 femmes, âge moyen : 50,5 ans) ont été inclus dans le protocole : ils ont complétés 3 enregistrements alimentaires non consécutifs et échantillons sanguins ont été prélevés à 3 semaines d’intervalle. L’étude a été conduite dans la région parisienne (France) entre octobre 2012 et mai 2013. Les apports déclarés en poisson, fruits et légumes et certains micronuriments et les taux plasmatiques en bêta-carotène, vitamine C et AGPI n-3 ont été comparés. Les coefficients de corrélation de Spearman simples ou avec ajustements ont été estimés après dé-atténuation pour la variation intra-individuelle.

Concernant les groupes d’aliments chez les hommes, les corrélations ajustées étaient comprises entre 0,20 pour les légumes et la vitamine C plasmatique et 0,49 pour les fruits et la vitamine C plasmatique ; entre 0,40 pour le poisson et c20:5 n-3 (acide eicosapentaénoïque [EPA]) plasmatique et 0,55 pour le poisson et c22:6 n-3 (acide docosahexaénoïque) plasmatique. Chez les femmes, les corrélations étaient comprises entre 0,13 (non significative) pour les légumes et la vitamine C plasmatique et 0,41 pour les fruits et légumes et le bêta-carotène plasmatique ; entre 0,27 pour le poisson gras et EPA plasmatique et 0,54 pour le poisson et EPA+acide docosahexaénoïque plasmatique. Concernant les micronutriments, les corrélations ajustées étaient comprises entre 0,36 (EPA) et 0,58 (vitamine C) chez les hommes et entre 0,32 (vitamine C) et 0,38 (EPA) chez les femmes.

Ces résultats suggèrent que 3 enregistrements alimentaires non consécutifs sur internet fournissent une estimation correcte des apports réels en fruits, légumes, poisson, bêta-carotène, vitamine C et AGPI n-3. En tenant compte des autres études de validation, cette étude montre une validité satisfaisante de cette méthode d’estimation des apports alimentaires dans de grandes études épidémiologiques et ouvre de nouvelles perspectives en épidémiologie.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26522988



Détection des individus à risque d’insuffisance en vitamine D : développement et validation d’un score basé sur des caractéristiques individuelles pour une utilisation simple en pratique clinique

Medicine (Baltimore). 2016 95(7):e2783

Deschasaux M, Souberbielle JC, Andreeva VA, Sutton A, Charnaux N, Kesse-Guyot E, Latino-Martel P, Druesne-Pecollo N, Szabo de Edelenyi F, Galan P, Hercberg S, Ezzedine K, Touvier M.

La vitamine D jouerait un rôle central dans la prévention de différentes pathologies. Eviter une insuffisance en vitamine D et maintenir un statut suffisant en vitamine D est donc crucial, ce qui, en pratique clinique, fait généralement intervenir la prescription de dosages sanguins ou de suppléments. Toutefois, les autorités sanitaires indiquent que ces stratégies devraient mieux cibler les populations à risque d’insuffisance en vitamine D. L’objectif de cette étude était donc de développer un score visant à détecter les sujets à risque d’insuffisance en vitamine D (concentration en 25OHD ≤ 20 ng/ml) en pratique clinique, basé uniquement sur des caractéristiques individuelles faciles d’accès et sur un système de calcul simple.

Le score a été développé sur 1557 sujets non supplémentés d’âge moyen issus de la cohorte SU.VI.MAX. Les points attribués correspondent aux OR, arrondis à 0,5 près, de chaque caractéristique associée à une insuffisance en vitamine D dans le modèle de régression logistique multivariée. L’aire sous la courbe ROC (AUC), la sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives ont été calculées. Une validation externe de ce score a été réalisée dans un échantillon de 781 participants issus d’une cohorte indépendante (NutriNet-Santé).

Les points du score de Prédiction d’une Insuffisance en Vitamine D (VDIP score) ont été attribués comme suit : 1,5 pour femme, surpoids, activité physique < 1 h/j, saison=Décembre-Janvier, exposition solaire modérée et phototypes de Fitzpatrick très clairs (I-II) ou foncés (V-VI) ; 2 pour latitude ≥ 48°N et saison=Avril-Mai ; 2,5 pour obésité et saison=Février-Mars ; 3 pour faible exposition solaire. Ce score a montré de bonnes performances prédictives avec une AUC=0,70±0.01 (0,67±0,02 dans l’échantillon de validation), et pour un score ≥ 7, une sensibilité/spécificité de 0,67/0,63 et une valeur prédictive positive/négative (VPP/VPN) de 0,70/0,59. 70 % des individus avec un score ≥ 7 présentaient une insuffisance en vitamine D (80 % chez ceux avec un score ≥ 9).

Le score VDIP a montré sa capacité à détecter les adutes à risque d’insuffisance en vitamine D (score ≥ 7, risque modéré ; score ≥ 9, risque élevé). Il est basé sur des caractéristiques individuelles faciles d’accès pouvant être recueillies à l’aide d’un questionnaire simple, rapide et gratuit. Cette stratégie devrait ainsi permettre de limiter les prescriptions de dosages (coûts importants) ou la supplémentation systématique en vitamine D (dont les conséquences à long terme sont mal connues).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26886626



26/12/2016 - Interventions du Dr Mathilde Touvier et du Dr Sandrine Péneau

 

Lors de la 1ère réunion scientifique organisée par l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens le 11/06/2016, certains chercheurs ont présenté les résultats de leurs travaux de recherche.

Vous pouvez consulter les vidéos des intervenants suivants :

  • Dr Mathilde Touvier : Résultats sur les compléments alimentaires vidéo
  • Dr Sandrine Péneau : Résultats sur les liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral vidéo


Caractéristiques alimentaires et de santé des consommateurs de bio : résultats de l'étude NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2015 114(12):2064-73

Baudry J, Méjean C, Péneau S, Galan P, Hercberg S, Lairon D, Kesse-Guyot E.

Les produits issus de l’agriculture biologique ne cesse d’augmenter en France avec un marché à domicile qui a progressé de près de 20 % entre 2012 et 2014. Les principales raisons de consommation invoquées par les consommateurs sont des raisons de santé et des raisons environnementales.

Les données ont été collectées à l’aide de questionnaires auto-administrés sur internet. Les analyses ont été réalisées sur un très large échantillon de 54 283 individus participant à l’étude NutriNet-Santé.  Les résultats de cette étude spécifique sur les consommateurs de bio, publiée dans British Journal of Nutrition, montrent que les consommateurs de bio réguliers ont plus tendance à être végétariens ou végétaliens, à être utilisateurs de compléments alimentaires et à suivre un régime pour rester en forme et ont moins tendance à suivre un régime pour maigrir.

Les consommateurs de bio réguliers ont également moins tendance à connaitre les recommandations nutritionnelles liées aux produits d’origine animale et plus tendance à connaitre celles liées aux produits d’origine végétale. Quand ils connaissent les recommandations, les consommateurs de bio réguliers les suivent davantage. Les consommateurs de bio réguliers ont plus souvent déclarés souffrir d’allergies alimentaires et présentent moins souvent un diabète de type II et une hypertension. Enfin, les hommes qui consomment bio régulièrement ont moins souvent développé une maladie cardiovasculaire par le passé et les femmes qui consomment bio ont plus souvent développé un cancer par le passé.

Ces résultats ont mis en évidence des caractéristiques spécifiques associées à la consommation de produits bio qu’il s’agisse des comportements alimentaires, des connaissances nutritionnelles ou de l’historique de maladies. Les effets à long terme sur l’état nutritionnel et le rôle protecteur ou délétère à l’égard de maladies chroniques de la consommation de bio seront étudiés dans le cadre du projet ANR BioNutrinet durant le suivi de cette cohorte qui devrait durer encore au moins 5 ans.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26429066



26/12/2016 - Dossier Inserm

Tests génétiques : Faut-il tout prédire ?

Faire parler les gènes, voilà tout l'enjeu des tests génétiques ! Leur but ? Déceler des particularités qui pourraient aider à diagnostiquer une maladie existante, à adapter un traitement ou même à prédire le risque de développer une pathologie dans le futur.

Les gènes ne sont pas visibles à l'oeil nu et, pourtant, ce sont eux qui dictent en partie ce que nous sommes : la couleur de nos cheveux, notre taille, les risques que nous avons de souffrir de certaines maladies... Les scientifiques s'y intéressent depuis longtemps et essaient notamment de décrypter leur langage, histoire de savoir ce que chacun d'entre eux gouverne.

Ainsi de nombreux tests génétiques ont été développés. Ces tests consistent à rechercher des anomalies sur la molécule d'ADN elle-même, ou à dépister des anomalies concernant le nombre ou la forme des chromosomes. Ils apportent des informations précieuses, relatives à la santé des individus ou à celle de leur famille. Mais si les tests génétiques viennent en aide à certains patients, leur utilisation doit restée raisonnée et raisonnable.

Consulter le magazine en ligne



Marche et cyclisme pour se déplacer de son domicile au travail, le loisir et les courses : les relations avec les caractéristiques individuelles et l’activité physique pendant le temps libre dans une étude transversale (projet ACTI-Cités)

Int J Behav Nutr Phys Act. 2015 12:150

Menai M, Charreire H, Feuillet T, Salze P, Weber C, Enaux C, Andreeva VA, Hercberg S, Nazare JA, Perchoux C, Simon C, Oppert JM.

Augmenter le comportement de transport actif (marche, cyclisme) au cours de la vie est un élément clé pour promouvoir l’activité physique bénéfique à la santé. Il existe toutefois un besoin de mieux comprendre les corrélations de certains domaines de marche et de cyclisme pour identifier plus précisément les populations à risque pour les interventions de santé publique. De plus, les connaissances sur les interactions entre la marche et le cyclisme restent limitées.

Nous avons évalué par auto-déclaration le temps passé à la marche et au cyclisme au cours des derniers mois dans trois domaines spécifiques (déplacement domicile/travail, loisir, courses) chez 39295 adultes français (76,5 % de femmes) de l’étude de cohorte sur internet NutriNet-Santé. Des modèles de régression logistique multivariée ont été utilisés pour étudier les associations avec les caractéristiques socio-démographiques et l’activité physique.

Avoir une carte de transport était positivement et fortement associé à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail et pour les courses mais n’était pas associé à la marche dans le cadre du loisir ou à tous les domaines de cyclisme. Avoir une place de parking sur le lieu de travail était négativement et fortement associé à la marche et au cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail. L’indice de masse corporelle était négativement associé à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail et pour les courses ainsi qu’aux trois domaines du cyclisme. L’activité physique pendant le temps libre était négativement associée à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail mais positivement associée aux deux autres domaines de marche et aux trois domaines de cyclisme. La marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail était positivement associée aux autres domaines de marche ; le cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail était positivement associé aux autres domaines de cyclisme. La marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail n’était pas associée au cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail.

Chez l’adulte, les associations entre la marche et le cyclisme, les caractéristiques socio-démographiques et l’activité physique diffèrent selon les domaines (trajet domicile/lieu de travail, loisir, courses). L’amélioration des connaissances sur les associations entre les différents domaines devrait aider au développement d’interventions ciblant à la fois la bonne population et le bon comportement.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26646510



Efficacité des logos nutritionnels en face avant des emballages chez des adultes français : résultats issus de l’étude NutriNet-Santé

PLoS One. 2015 10(10):e0140898

Ducrot P, Méjean C, Julia C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Fezeu L, Hercberg S, Péneau S.

A ce jour, aucun consensus n’existe concernant le logo nutritionnel le plus approprié à apposer en face avant des emballages afin d’aider les consommateurs à faire des choix éclairés. Notre objectif était de comparer l’efficacité de plusieurs types de logos actuellement utilisés , et ce dans un large échantillon d’adultes.

L’efficacité des logos a été évaluée en mesurant l’acceptabilité et la compréhension parmi 13578 participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé, représentatifs de la population adulte française. Les participants ont été exposés à cinq conditions dont quatre logos nutritionnels : « Guideline Daily Amounts » (GDA), Multiple Traffic Lights (MTL), le logo 5-couleurs (5-C), « Green Tick » (Tick) et une condition sans logo. L’acceptabilité a été évaluée par plusieurs indicateurs : l’attractivité, l’attirance, la difficulté de compréhension perçue. La compréhension objective a été évaluée par le pourcentage de réponses correctes pour classer trois produits en fonction de leur qualité nutritionnelle. Cinq différentes catégories de produits ont été testées : les plats préparés à base de poisson, les pizzas, les produits laitiers, les céréales du petit déjeuner et les produits apéritifs. Les différences d’efficacité ont été comparées avec des tests Chi-square.

Le logo 5-C a été perçu comme le plus facilement identifiable et celui requérant le moins d’effort et de temps à comprendre. Le GDA était considéré comme le moins facilement identifiable et compréhensible, bien que considéré comme le plus attractif et le plus apprécié. Tous les logos testés étaient efficaces pour classer les produits en fonction de leur qualité nutritionnelle comparé à l’absence de logo (p < 0,0001), avec toutefois des niveaux d’efficacité variables. Globalement, le 5-C était plus performant, suivi par le MTL, le GDA et le Tick.

Le logo 5-C a été considéré comme facile à identifier, simple et rapide à comprendre ; il était performant pour comparer la qualité nutritionnelle des produits. Ainsi, le 5-C pourrait présenter des avantages dans des situations d’achats en conditions réelles où les choix sont habituellement réalisés rapidement.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26509679



Estimation de la contribution des produits bio dans le régime alimentaire chez des adultes Français de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

Nutrients. 2015 7(10):8615-32

Baudry J, Méjean C, Allès B, Péneau S, Touvier M, Hercberg S, Lairon D, Galan P, Kesse-Guyot E.

Les Français sont de plus en plus nombreux à consommer bio et 62 % déclarent consommer bio au moins une fois par mois (Baromètre Agence Bio/CSA 2015). La France se place aujourd’hui en 3e position en Europe avec la plus grande surface bio. Malgré cette croissance, la bio demeure un marché de niche. Par ailleurs, la part de bio dans le régime alimentaire n’a été que peu étudiée.

Moins de 12 % des participants ont déclaré ne pas avoir consommé bio au cours de l’année précédente. La part relative moyenne d’aliments bio dans la diète des femmes était de 20 % et était supérieure à celle des hommes (18 %). La médiane se situait à 14 % chez les femmes et 10 % chez les hommes. De manière générale, la contribution des produits bio à la consommation de produits d’origine végétale était supérieure à celle des produits d’origine animale. Le produit alimentaire le plus consommé en bio en termes de poids (g/j) était la pomme et le produit consommé par le plus grand nombre de consommateurs en bio était les œufs. Les produits transformés (type fast-food ou soda) étaient des groupes alimentaires relativement peu consommés en bio alors que les substituts protéiques étaient largement consommés en bio.

Dans cette population d’étude, la consommation de bio n’était pas anecdotique pour certains groupes alimentaires : les œufs, les fruits et légumes, le lait mais la part relative de bio pour certains groupes alimentaires demeurait moindre : charcuterie, produits transformés. Etant donné la population particulière de l’étude, l’utilisation d’un questionnaire de fréquence et d’une échelle à 5 modalités pour estimer la fréquence de consommation en bio, il convient d’interpréter ces résultats avec prudence avant généralisation. Les consommateurs de bio représentant un groupe très hétérogène, les futures recherches devront s’attacher à investiguer les spécificités de ces consommateurs pour évaluer les potentielles relations entre niveau de consommation de bio et santé.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26506372



Perception et caractéristiques associées à la perception favorable de la taxe sur les boissons sucrées implémentée en France depuis 2012

Public Health Nutr 2015 18:2679-88

Julia C, Mejean C, Vicari F, Peneau S, Hercberg S.

L’objectif de ce travail était d’analyser la perception de la taxe sur les boissons sucrées mise en place en France en janvier 2012 et les caractéristiques sociodémographiques associées à son adhésion.

Dans cette étude transversale portant sur 1996 sujets issus de l’étude NutriNet-Santé, un questionnaire spécifique portant sur la perception de la taxe a été auto-administré. Les associations entre les caractéristiques socio-démographiques des participants et leur adhésion à la taxe ont été analysées par régression multinomiales.

La majorité des participants était favorable à la taxe et 57 % d’entre eux la percevaient comme étant utile pour favoriser la santé de la population. L’adhésion à la taxe était plus importante si l'argent récolté était utilisé pour améliorer le système de santé (72,7 %). Les sujets plus âgés étaient plus favorables à la taxe que les sujets plus jeunes (odds ratio (OR) 2,37, intervalle de confiance à 95 % (95 % IC) (1,60 ; 3,49) pour les plus de 65 ans vs. les 26-45 ans, P<0.001). Les sujets avec un plus faible niveau d’éducation étaient moins favorables à la taxation que les sujets ayant un niveau d’éducation supérieur (OR 0,31 95 % IC (0,19 ; 0,52) pour les sujets sans diplôme ou avec une éducation primaire vs. éducation supérieure ; P<0.001). Dans les modèles étudiées, la consommation de boissons sucrées n’était pas associée à la perception de la taxe.

La taxe sur les boissons sucrées en France apparaît comme étant perçue favorablement par la population. Les caractéristiques socio-démographiques modulaient cette perception.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25627337



Déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile : résultats issus d’un large échantillon de l’étude NutriNet-Santé

Int J Behav Nutr Phys Act. 2015 12:120

Ducrot P, Méjean C, Allès B, Fassier P, Hercberg S, Péneau S.

Bien que les pratiques culinaires aient fortement évoluées au cours du temps, peu de données sont disponibles concernant les choix des plats pendant la préparation des repas. Nous avons donc voulu déterminer les motivations individuelles influençant les choix des plats à préparer  les jours de semaine et les weekends.

L’importance de 27 critères liés aux choix des plats a été évaluée chez 53025 participants de l’étude NutriNet-Santé. Les dimensions des motivations pour le choix des plats ont été étudiées par analyse factorielle exploratoire. Les classements moyens des motivations pendant les jours de semaine et les weekends ont été comparés par test de Student. L’association entre les caractéristiques socio-démographiques, les pratiques culinaires et les motivations des choix des plats a été évaluée par des modèles de régression logistique.

Cinq dimensions des motivations des choix des plats sont apparues : alimentation saine (variance expliquée : 48,3 %), contraintes (19,0 %), plaisir (12,1 %), régimes spécifiques (11,0 %) et organisation (9,6 %). Le facteur « alimentation saine » était le plus important les jours de semaine (note moyenne 3,93) et les weekends (3,90). Le « plaisir » (3,61) était plus important que les  « contraintes » (3,54) les weekends (p < 0,0001) alors que l’opposé était observé les jours de semaine (3,42 vs. 3,77, respectivement) (p < 0,0001). L’ « organisation » était plus importante les jours de semaine (2,89) que les weekends (2,75) (p < 0,0001). Les motivations des choix des plats étaient associées aux caractéristiques socio-démographiques et de pratique culinaire.

Cette étude a mis en lumière les facteurs impliqués dans les choix des plats pendant la préparation des repas les jours de semaine et les weekends, ainsi que les caractéristiques individuelles qui déterminent les motivations des choix des plats. Dans une perspective de santé publique, ces résultats peuvent contribuer à développer des stratégies appropriées pour promouvoir la préparation des repas à domicile.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26419533



La composition salivaire est associée à l'attirance sensorielle et à l'apport nutritionnel

PLoS One. 2015 10(9):e0137473

Méjean C, Morzel M, Neyraud E, Issanchou S, Martin C, Bozonnet S, Urbano C, Schlich P, Hercberg S, Péneau S, Feron G.

Le flux et la composition salivaire ont un impact sur la perception des saveurs. Cependant, très peu d'études ont exploré les relations entre la salive, les préférences sensorielles et les consommations alimentaires. Nous avons étudié les associations entre le flux et la composition salivaire avec d'une part les préférences pour le gras, le sucré et le salé, et d'autre part avec les consommations en nutriments au sein d’une population adulte française. Les préférences ont été évaluées grâce à des séances d’analyse sensorielle au cours desquelles 282 adultes français participant à l'étude Nutrinet-Santé ont testé 32 modèles alimentaires de niveaux variables en gras, sel ou sucre. Avant l’évaluation des préférences, la salive au repos a été collectée. Des analyses biochimiques standards ont été effectuées pour évaluer l’abondance de différents composés salivaires. Les données alimentaires ont été recueillies par le biais de 3 enregistrements de 24 h. Les relations entre le flux, la composition salivaire, les préférences et les apports alimentaires ont été évaluées en utilisant des modèles de régression linéaire.

La capacité antioxydante totale était positivement associée à la consommation en glucides simples (β=31,5, P=0,04) et inversement associée à la consommation en glucides complexes (β=-52,4, P=0,002). L’activité amylasique était positivement associée à la fois à l’apport total en glucides (β=0,20, P=0,03) et à l'apport en glucides simples (β=0,21, P=0,04). Le flux salivaire était positivement associé à la préférence pour le gras (β=0,14, P=0,02). L’activité protéolytique était positivement associée aux préférences pour le salé et pour le gras (respectivement, β=0,31, P=0,01 ; β=0,36, P=0,006). L’activité amylasique était inversement associée à la préférence pour le sucré (β=-10,13, P=0,03). La concentration en anhydrase carbonique 6 était inversement associée à la préférence pour le salé (β=-46,77, P=0,02).

Le flux et la composition salivaire ne variaient pas considérablement en fonction des consommations alimentaires, excepté pour l’apport en glucides alors que des relations ont été mises en évidence entre le flux ou la composition salivaire et les préférences pour le gras, le salé ou le sucré, suggérant l'importance de certaines caractéristiques salivaires dans l’appréciation des aliments.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26340090



Comparaison des caractéristiques socio-démographiques dans la cohorte web NutriNet-Santé avec les données du recensement français : la question du biais de sélection

J Epidemiol Community Health. 2015 69(9):893-898

Andreeva VA, Salanave B, Castetbon K, Deschamps V, Vernay M, Kesse-Guyot E, Hercberg S.

Nous avons étudié un échantillon comprenant  122 912 personnes inscrites dans la cohorte web NutriNet-Santé entre mai 2009 et mars 2014. Leurs caractéristiques sociodémographiques ont été comparées avec les chiffres correspondants de l’Insee pour l’année 2009.

Malgré une diversité géographique et sociodémographique de l’échantillon, y compris des volontaires appartenant à des sous-groupes habituellement sous-représentés dans les enquêtes traditionnelles (ex : chômeurs,  immigrés, personnes âgées), la proportion de femmes, de personnes avec un niveau supérieur de l'éducation et ceux qui sont mariés ou vivent en couple étaient notamment plus élevée par rapport aux chiffres nationaux.

Certains écarts entre la population générale française et cette e-cohorte ont été corrigés par une pondération statistique. Les résultats portent sur la généralisabilité possible des résultats futurs dans le cadre de l'e-épidémiologie.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25832451



Pleine conscience et surpoids dans la cohorte NutriNet-Santé

PLoS One. 2015 10(6):e0127447

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

La pleine conscience peut être définie comme un état de conscience qui résulte du fait de porter son attention intentionnellement dans le moment présent et sans jugement. Plusieurs interventions basées sur ce concept ont démontré leur efficacité pour aider des personnes obèses à perdre du poids. Cependant, ce concept psychologique a été très rarement étudié dans les études observationnelles.

Le but de cette étude était donc d’étudier les relations entre pleine conscience et  surpoids dans un large échantillon d’adultes en population générale.

Un total de 14 400 hommes et 49 228 femmes issus de l’étude NutriNet-Santé (France, 2013) ont été inclus dans cette analyse transversale. Les données déclarées de poids et de taille ont été collectées, ainsi que le niveau de pleine conscience, estimé à partir des données du Five Facets Mindfulness Questionnaire (FFMQ). Les associations entre la pleine conscience, ses sous-échelles (catégorisées en quartiles) et le surpoids ont été évaluées avec des modèles de régression logistique multivariés.     

Les femmes ayant des scores plus élevés de pleine conscience avaient moins de chance d’être en surpoids (quartile 4 vs 1: OR=0,84, IC 95 % : 0,79-0,90). Toutes les sous-échelles étaient négativement associées avec le risque d’être en surpoids mais l’association la plus forte a été trouvée pour la sous-échelle Observer (quartile 4 vs 1 : 0,71 [0,65-0,78]). Chez les hommes, seules les sous-échelles Observer et Non-réactivité étaient négativement associées au surpoids.          

Notre étude est la première à s’intéresser aux relations entre pleine conscience et statut pondéral dans un large échantillon. Les résultats suggèrent que la pleine conscience au quotidien pourrait influencer le statut pondéral. Si ces observations étaient confirmées, la pleine conscience pourrait se révéler un levier prometteur dans la prévention de l’obésité.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26038824



Prise de compléments alimentaires chez les patients atteints de cancer ou en rémission dans la cohorte NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2015 113(8):1319-29

Pouchieu C, Fassier P, Druesne-Pecollo N, Zelek L, Bachmann P, Touillaud M, Bairati I, Hercberg S, Galan P, Cohen P, Latino-Martel P, Touvier M.

La prise de compléments alimentaires (CA) est susceptible d’agir sur le pronostic de cancer, le risque de récidive et de 2ème cancer. Alors que cette consommation chez les patients atteints de cancer est largement documentée aux Etats-Unis, elle est nettement moins décrite en Europe et particulièrement en France. Les objectifs de cette étude étaient : 1) d’évaluer la consommation de CA et les facteurs associés dans un large échantillon de patients atteints de cancer ou en rémission en France, 2) d’évaluer l’implication des médecins dans la prise de CA de leurs patients et 3) d’estimer l’ampleur des pratiques de consommation de CA potentiellement « à risque » chez ces personnes.

Les données ont été collectées par auto-questionnaires sur Internet chez les participants de la cohorte NutriNet-Santé. Au total, 1081 personnes avaient fourni des informations sur leur consommation de CA après leur diagnostic de cancer. Les consommateurs de CA ont été comparés aux non-consommateurs vis-à-vis de différentes caractéristiques sociodémographiques et liées au mode de vie.

29 % des hommes et 62 % des femmes ont rapporté prendre au moins un CA après le diagnostic de leur cancer. L’automédication représentait 45 % des prises. Vitamine D, B6, C et magnésium étaient les nutriments les plus fréquemment consommés. 14 % des consommateurs ont commencé à prendre ces produits après leur diagnostic de cancer. Pour 35 % des CA déclarés, aucun des médecins n’étaient informés de la consommation de CA par leurs patients. La prise de CA était associée à un mode de vie plus sain (poids normal, non-fumeur, meilleure alimentation) et la contribution des CA aux apports nutritionnels totaux était très élevée : plus de la moitié des apports quotidiens totaux pour les vitamines D, B6, E et B12. 18 % des personnes atteintes de cancer et consommatrices de compléments alimentaires avaient des pratiques de consommation potentiellement « à risque » : 30 personnes ayant une histoire tabagique avaient consommé des compléments à base de β-carotène, 44 avaient pris des compléments alimentaires contre-indiqués dans certains types de cancer (hormono-dépendants notamment) et 39 participants avaient pris simultanément des compléments et des médicaments pour lesquels des interactions délétères (modérées ou sévères) étaient répertoriées dans la littérature.

Cette étude suggère que la prise de CA est très répandue chez les survivants du cancer, en grande partie sans contrôle médical et avec une proportion importante de personnes ayant des pratiques de prise de CA potentiellement « à risque ». Les médecins devraient plus systématiquement discuter de la prise de CA avec leurs patients atteints de cancer.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25826598



Etude descriptive des comportements sédentaires chez 35444 adultes français occupant un emploi : résultats transversaux de l’étude ACTI-Cités

BMC Public Health. 2015 15:379

Saidj M, Menai M, Charreire H, Weber C, Enaux C, Aadahl M, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Simon C, Oppert JM.

Considérant les évènements défavorables à la santé associés aux comportements sédentaires, il existe un besoin de mieux comprendre le contexte dans lequel ces comportements se déroulent dans le cadre de la santé publique. Nous avons étudié les comportements sédentaires auto-déclarés par type de jour (travaillé/non travaillé), l’emploi et les perceptions à l’égard de l’activité physique dans un grand échantillon d’adultes.

Nous avons évalué les comportements sédentaires transversalement chez 35444 adultes occupant un emploi (moyenne ± EC âge : 44,5 ± 13,0 ans) issus de la cohorte internet française NutriNet-Santé. Les participants ont auto-déclaré leurs comportements sédentaires évalués par le temps passé assis (au travail, dans les transports, pendant le temps libre) et le temps passé à des divertissements sédentaires (TV/DVD, ordinateur, autres activités sur écran, autres activités sans écran) pendant les jours de travail et les jours non travaillés, ainsi que le type d’emploi (de principalement assis à travail manuel difficile) et les perceptions à l’égard de l’activité physique. Les associations entre chaque type de comportement sédentaire et le type d’emploi et les perceptions à l’égard de l’activité physique ont été analysées par type de jour via des analyses de régression linéaire multiple.

Les jours travaillés, les adultes passaient en moyenne (EC) 4,17 (3,07) h/j assis au travail, 1,10 (1,69) h/j assis dans les transports, 2,19 (2,62) h/j assis pendant leur temps de loisir, 1,53 (1,24) h/j à regarder la TV/DVD, 2,19 (2,62) h/j sur d’autres écrans, et 0,97 (1,49) h/j assis sans écran. Les jours non travaillés, c’était 0,85 (1,53) h/j assis dans les transports, 3,19 (2,05) h/j assis pendant leur temps de loisir, 2,24 (1,76) h/j à regarder la TV/DVD, 1,85 (1,74) h/j sur d’autres écrans et 1,30 (1,35) assis sans écran. Le temps passé à des comportements sédentaires différait en fonction du type d’emploi, avec plus de comportements sédentaires en dehors du travail (temps assis et temps de divertissement), chez ceux qui exercent des professions sédentaires, en particulier les jours travaillés. Des perceptions négatives à l’égard de l’activité physique étaient associées avec plus de comportements sédentaires en dehors du travail (temps assis et temps de divertissement), indépendamment du type de jour.

Un nombre important d’heures d’éveil était passé à divers comportements sédentaires les jours travaillés et non travaillés. Etre sédentaire au travail était associé à plus de comportements sédentaires en dehors du travail. Les perceptions négatives à l’égard de l’activité physique pourraient influencer la durée du temps passé à des comportements sédentaires. Ces données devraient aider à mieux identifier des groupes cibles dans le cadre d’interventions de santé publique visant à réduire les comportements sédentaires chez les adultes occupant un emploi.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25884816



Troubles fonctionnels digestifs et association avec l'indice de masse corporelle chez 35,447 adultes

Aliment Pharmacol Ther. 2015 41(8):758-67

Le Pluart D, Sabaté JM, Bouchoucha M, Hercberg S, Benamouzig R, Julia C.

L'obésité est considérée comme un facteur de risque pour la survenu de troubles fonctionnels gastro-intestinaux (TFGIs).

Le but de cette étude était d'évaluer si les TFGIs étaient associés à des groupes d'indice de masse corporelle spécifiques.

Dans une étude prospective, 1074 patients consécutifs consultant pour TFGIs ont rempli un questionnaire standard afin d'évaluer la présence de troubles fonctionnels gastro-intestinaux selon les critères de Rome III ainsi que d'autres symptômes, et ont été affectés à cinq groupes selon leur IMC : poids insuffisant (≤ 18.5 kg/m²), poids normal (> 18,5 à 25 kg/m²), surcharge pondérale (25-30 kg/m²), obèses (> 30-35 kg/m²), et obésité morbide (> 35 kg/m²). L'analyse des données a été effectuée en utilisant une régression logistique multinomiale.

Les patients avec TFGIs présentaient des caractéristiques démographiques et cliniques spécifiques selon les groupes d'IMC. Les patients avec un IMC normal étant le groupe de référence, les patients en surpoids étaient plus âgés (P = 0,001). Ils rapportaient plus fréquemment la présence de globus (P = 0,001), de régurgitation (P = 0,004), de détresse postprandiale (P = 0,009) et moins souvent la présence de dysphagie (p = 0,003) et de troubles ano-rectaux non spécifiques (P = 0,002). Les patients TFGIs obèses rapportaient plus fréquemment une régurgitation (P <0,001). Les patients TFGIs avec obésité morbide rapportaient plus fréquemment une dyspepsie (P = 0,046). Les patients TFGIs avec insuffisance pondérale étaient plus jeunes (p <0,001), présentaient une prédominance féminine (P = 0,006) et avaint une forte prévalence de dysphagie (P = 0,013).

Chez les patients TFGIs, la fréquence des régurgitations augmente avec l'IMC depuis les patients souffrant d'insuffisance pondérale jusqu'aux patients obèses, mais il n'y a aucune différence entre les patients d'IMC normale et les patients souffrant d'obésité morbide.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25728697



Validation d'un questionnaire mesurant les motivations de choix alimentaires notamment les préoccupations vis à vis de la durabilité

Appetite. 2015 87:90-7

Sautron V, Péneau S, Camilleri GM, Muller L, Ruffieux B, Hercberg S, Méjean C.

Depuis les années 1990, la durabilité de l’alimentation est devenue une préoccupation croissante pour les consommateurs. Cependant, il n’existe à ce jour aucun outil validé permettant de mesurer les motivations des consommateurs lors d’achats alimentaires en tenant compte de la durabilité. Nous avons par conséquent développé un questionnaire évaluant les motivations liées aux choix alimentaires lors de l’achat et analysé ses propriétés psychométriques. Le questionnaire initial comprenait 104 items répartis en quatre dimensions prédéfinies (environnementale, sociale, économique et diverse). Il a été administré à 1000 sujets choisis aléatoirement parmi les participants de l'étude de cohorte Nutrinet-Santé. La structure sous-jacente du questionnaire a été déterminée par une analyse factorielle exploratoire puis validée par une analyse factorielle confirmatoire. De plus, la fiabilité a été évaluée par la mesure de la cohérence interne des dimensions identifiées et par la fidélité test-retest. Un total de 637 individus a complété le questionnaire. Après avoir sélectionné les items les plus pertinents, l'analyse factorielle a permis de dégager neuf dimensions représentant les motivations des consommateurs : l'éthique et l'environnement, la production locale et traditionnelle, le goût, le prix, les limitations d’achat liées à l'environnement, la santé, la simplicité d’utilisation, l'innovation et l'absence de produits chimiques. Le modèle a démontré une excellente validité interne (adjusted goodness of fit index = 0,97; standardized root mean square residuals = 0,07) et une fiabilité satisfaisante (cohérence interne = 0,96, coefficient kappa de Cohen ajusté sur les biais et la prévalence se situant entre 0,31 et 0,68 sur une période moyenne de 4 semaines).

Cette étude a permis l'identification précise de différentes motivations liées aux achats alimentaires et propose un outil original, multidimensionnel, validé et applicable à de larges populations pour évaluer les motivations des consommateurs au cours de leurs achats alimentaires, particulièrement en termes de durabilité de l’alimentation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25529817



Etude de validation de l’outil mesurant les consommations dans l’Etude-Nutrinet Santé

Br J Nutr. 2015 113(6):953-62

Lassale C, Castetbon K, Laporte F, Camilleri GM, Deschamps V, Vernay M, Faure P, Hercberg S, Galan P, Kesse-Guyot E.

Une étude de validation a été réalisée chez environ 200 sujets afin de comparer les données collectées par 3 enregistrements de 24 h (24hDR) avec des biomarqueurs plasmatiques et urinaires (24hU).

Les différences entre 24hDR et 24hU étaient, chez les hommes, de 12,9 % pour les protéines, +2,59 % pour le potassium et -2,10 % pour le sodium, et chez les femmes, -11,0 %, -3,65 % et -8,31 % respectivement sur données brutes. En appliquant la méthode de la réduction de variance, la différence devenait plus faible pour les protéines et le sodium, mais pas pour le potassium. Le pourcentage de normodéclarants était supérieur après application de la méthode de réduction de variance : 58 % à 73 % (protéines), 59 % à 83 % (potassium), 33 % à 63 % (sel).

Les analyses sur les consommations de groupes d’aliments ont montré des coefficients de corrélation non-ajustés compris, chez les hommes, entre 0,14 (légumes et vitamine C plasmatique) et 0,54 (fruits et vitamine C plasmatique) et entre 0,35 (poisson et EPA) et 0,45 (poisson et DHA). Chez les femmes, les coefficients allaient de 0,21 (légumes et vitamine C plasmatique) à 0,41 (fruits et β‑carotène plasmatique) et de 0,12 (poisson gras et EPA) à 0,43 (poisson et DHA). Concernant les micronutriments, les corrélations brutes étaient comprises entre 0,41 (EPA) et 0,53 (vitamine C et β‑carotène) chez les hommes et entre 0,39 (β‑carotène) et 0,45 (DHA) chez les femmes. Ces coefficients restaient relativement similaires après ajustement.

La répétition de 3 enregistrements de 24 heures auto-administrés avec l’outil développé pour l’étude NutriNet-Santé présente une validité acceptable pour estimer les apports usuels en protéines, potassium et sodium.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25772032



Hétérogénéité spatiale des relations entre les caractéristiques environnementales et le déplacement actif : vers un modèle écologique et social variant localement

Int J Health Georg. 2015 14:12

Feuillet T, Charreire H, Menai M, Salze P, Simon C, Dugas J, Hercberg S, Andreeva VA, Enaux C, Weber C, Oppert JM.

Selon le modèle écologique et social des comportements favorables à la santé, il est maintenant bien accepté que les facteurs environnementaux influencent l’activité physique habituelle. La plupart des études précédentes sur les déterminants de l’activité physique ont présumé d’une homogénéité spatiale à travers la zone étudiée, c’est-à-dire que l’association entre l’environnement et l’activité physique est la même quel que soit l’endroit. L’originalité principale de cette étude était d’explorer les variations géographiques en relation avec le déplacement actif (marcher ou faire du vélo vers/à partir du lieu de travail) et les caractéristiques environnementales du lieu de résidence.

4164 adultes issus de la cohorte NutriNet-Santé sur internet, résidant dans et autour de Paris (France) ont été étudiés avec un modèle de régression Poisson pondéré géographiquement (GWPR). Les variables environnementales objectives, incluant à la fois l’environnement et les caractéristiques socio-économiques autour du lieu de résidence des individus ont été évaluées par des mesures basées sur GIS. Les facteurs environnementaux perçus (indice incluant la sécurité, l’esthétique et la pollution) ont été reportés à l’aide d’un questionnaire.

Nos résultats montrent que l’influence de l’environnement du quartier est plus prononcée dans la banlieue sud de la zone étudiée (Val de Marne) comparé à Paris intramuros tandis que des schémas plus complexes ont été trouvés ailleurs. Le déplacement actif était positivement associé à l’environnement seulement dans sud et le nord-est de la zone étudiée, tandis que des associations positives avec l’environnement socio-économique ont été trouvées seulement dans certains endroits spécifiques des parties nord et sud de la zone étudiée. Des variations locales similaires ont été observées avec les variables  environnementales perçues.

Ces résultats suggèrent que : 1) concernant le déplacement actif, la structure conceptuelle écologique et sociale devrait être localement nuancée et 2) les recommandations de santé publique ciblant localement plutôt que de manière générale pourraient être plus efficaces pour promouvoir le déplacement actif.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25885965



Relation entre alimentation et pression artérielle : une analyse transversale de l’étude NutriNet-Santé, une cohorte française sur internet

Am J Hypertens. 2015 28(3):362-71

Lelong H, Galan P, Kesse-Guyot E, Fezeu L, Hercberg S, Blacher J.

L’hypertension est la maladie chronique avec la plus forte prévalence dans le monde. Les comportements liés au mode de vie pour sa prévention et son contrôle font l’objet de recommandations mondiales. Cependant, leur relation avec la pression artérielle (PA), en particulier dans la population générale, nécessite des recherches supplémentaires. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact relatif de facteurs nutritionnels et du mode de vie sur la PA.

Des analyses transversales ont été réalisées sur les données de 8670 volontaires de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française sur internet. Les apports alimentaires ont été estimés à partir de 3 enregistrements de 24 h. Les données sur les facteurs du mode de vie ont été collectées à partir de questionnaires et 3 mesures de la PA ont été effectuées en suivant un protocole standardisé. Les associations ajustées sur l’âge et les associations multivariées entre la pression artérielle systolique (PAS) et les facteurs du mode de vie ont été estimées par régressions linéaires multiples.

La PAS était plus élevée chez les participants avec des indices de masse corporelle (IMC) élevés. Les apports en sel était positivement associés avec la PAS chez les hommes mais pas chez les femmes. L’association négative entre consommation de fruits et légumes et PAS était significative dans les deux sexes. La consommation d’alcool était positivement associée à la PAS dans les deux sexes, contrairement à l’activité physique. Les 5 paramètres représentant les facteurs modifiables pour réduire l’hypertension plus l’âge et le niveau d’éducation, expliquaient 19,7 % de la variance de la PAS chez les femmes et 12,8 % chez les hommes. En tenant compte de leur coefficient de corrélation partielle, l’âge et l’IMC étaient les paramètres les plus importants en relation avec la PAS. L’apport en sel n’était plus associé à la PAS dans les deux sexes après ajustements multiples.

L’IMC est le facteur modifiable principal contribuant à la PAS après ajustements multiples.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25189870



Les caractéristiques socio-démographiques, psychologiques et de mode de vie sont associées à l'attirance sensorielle pour les goûts salé et sucré chez les adultes français

J Nutr. 2015 145(3):587-94

Lampuré A, Schlich P, Deglaire A, Castetbon K, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Des études ont souligné que l’attirance sensorielle pour le gras, le salé et le sucré pourrait influencer les comportements alimentaires avec une alimentation plus fréquemment défavorable à la santé chez les individus ayant une attirance plus élevée pour ces sensations. Par ailleurs, des études transversales ont montré une association positive entre l’attirance pour le gras et l’indice de masse corporelle, et des résultats contradictoires concernant l’attirance pour le salé et le sucré. La seule étude prospective sur le sujet a mis en évidence une augmentation du poids chez les individus ayant une attirance plus élevée pour le sucré mais aucune association significative concernant l’attirance pour le gras. Cependant, l’outil utilisé ne permettait pas d’appréhender la complexité de la mesure de l’attirance sensorielle.

Ainsi, notre objectif était d’estimer l’association prospective entre l’attirance pour le gras, le salé et le sucré, mesurée avec un questionnaire validé, et le risque d’obésité.

L’étude a été réalisée sur 29 015 adultes participant de la cohorte NutriNet-Santé. Les données d’attirance sensorielle ont été récoltées à l’inclusion via un questionnaire validé permettant le calcul des scores d’attirance pour le gras, le salé et le sucré, qui ont ensuite été divisés en quartiles afin de définir des niveaux d’attirance. Par ailleurs, les données anthropométriques déclaratives ont été recueillies annuellement pendant 4 ans. Des modèles de Cox stratifiés sur le sexe et ajustés sur les données alimentaires, sociodémographiques, économiques et de mode de vie ont été utilisés afin d’estimer l’influence de l’attirance pour ces trois sensations sur le risque d’obésité.

Chez les hommes et les femmes, une forte attirance pour le gras (4ème quartile) était associée à un risque d’obésité plus élevé (hommes : RRQ4vs.Q1 : 2,10 [IC 95 % 1,27-3,49] ; femmes : RRQ4vs.Q1 : 1,50 [1,12-2,00]). Cette association était en partie expliquée par la consommation alimentaire avec une diminution du risque de 20 à 30% après introduction des variables de consommation. En revanche, un score plus élevé d’attirance pour le goût sucré (4ème quartile) était associé à une réduction du risque d’obésité (hommes : RRQ4vs.Q1 : 0,61 [0,38-0,99] ; femmes : RRQ4vs.Q1 : 0,74 [0,56-0,97]). Enfin, il n’y avait aucune association significative chez les hommes et les femmes entre le score d’attirance pour le salé et la survenue d’obésité.

Après ajustement sur de nombreux facteurs de confusion, une attirance plus élevée pour le gras est un facteur prédictif de l’obésité, alors que l’attirance pour le sucré semble associée à une réduction de ce risque. Ainsi, ces composantes du comportement alimentaire paraissent utiles à prendre en compte dans la prise en charge des personnes à risque nutritionnel.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25733476



E-épidémiologie nutritionnelle : compétences informatiques des participants à une web-cohorte sur les relations nutrition-santé

J Med Internet Res. 2015 17(2):e34

Pouchieu C, Méjean C, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Fassier P, Galan P, Hercberg S, Touvier M.

Dans un contexte où l’e-épidémiologie se développe rapidement au niveau international, très peu d’information existe sur les compétences informatiques des sujets et l’acceptation des contraintes liées à leur participation à une web-cohorte.

Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer les compétences en informatique et en utilisation d’Internet des participants à une large web-cohorte portant sur les relations nutrition-santé, et de comparer leurs attitudes face aux contraintes de l’étude selon leurs compétences informatiques et leurs caractéristiques sociodémographiques.

Les données ont été collectées par auto-questionnaires sur Internet en 2013 chez 43 028 sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Les comparaisons ont été effectuées par des analyses multivariées de régressions linéaire et logistique non-conditionnelle.

Près d’un quart des sujets (24 %) ont déclaré être « inexpérimentés » ou « novices » en informatique. Le niveau en informatique avait une influence sur le temps de remplissage des questionnaires (par exemple, 24 min en moyenne pour l’enregistrement alimentaire de 24h chez les sujets novices/inexpérimentés contre 21 min chez les sujets expérimentés/experts). Les femmes avaient tendance à être plus «positives» que les hommes à l'égard de l'étude, alors que les participants les plus instruits étaient moins enclins à accepter les contraintes liées à la fréquence (P <0,0001) ou la durée de remplissage (P <0,0001) des questionnaires.

Cette étude fournit des informations utiles pour optimiser les investigations actuelles et futures en e-épidémiologie nutritionnelle. Une part non-négligeable de la population d’étude rapportait un faible niveau de compétences informatique/Internet, suggérant que ce point ne constitue pas un obstacle à la participation à des web-cohortes. Les résultats suggéraient également que certaines catégories de sujets ayant un niveau moyen plus faible en informatique (comme les femmes et les participants ayant un niveau d’éducation moins élevé) étaient plus positives envers l’étude et moins réticentes à se conformer à ses exigences.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25648178



Validité interculturelle de l’échelle d’alimentation intuitive

Appetite. 2015 84:34-42

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Sautron V, Hercberg S, Péneau S.

L'alimentation intuitive est un comportement alimentaire adaptatif qui favorise une consommation en réponse aux signaux physiologiques de faim et de satiété. L’échelle « Intuitive Eating Scale-2 » (IES-2) mesure de telles attitudes et comportements.

Le but de cette étude était d'adapter l’IES-2 au contexte français et de tester ses propriétés psychométriques dans un échantillon de 335 femmes et 297 hommes participant à l'étude NutriNet-Santé. Nous avons évalué la validité de construit de l'IES-2 en testant des hypothèses sur la structure factorielle, les relations avec les scores du Three Factor Eating Questionnaire-21  et CES-D, et les différences entre des sous-groupes de population «a priori»  pertinents.

Tout d'abord, l'analyse factorielle exploratoire a révélé trois dimensions principales : Manger pour des raisons physiques plutôt qu’émotionnelles, Recourir à ses signaux de faim et de satiété et Permission inconditionnelle de manger. Une analyse factorielle confirmatoire de second ordre a confirmé la solution à 3 facteurs eux-mêmes influencé par une dimension plus large de l'alimentation intuitive. Le score IES-2 total était négativement corrélé à la restriction cognitive (r = -0,31, p <0,0001), l’alimentation liée aux émotions (r = -0,58, p <0,0001), l’alimentation incontrôlée (r = -0,40, p <0,0001), et les symptômes dépressifs (r = -0,20, p <0,0001). Les sous-échelles de l’IES-2 ont montré des corrélations similaires. Les femmes avaient des scores plus faibles que les hommes pour l’échelle IES-2 totale (3,3 chez les femmes contre 3,5 chez les hommes, P <0,0001), ainsi que pour les sous-échelles Manger pour des raisons physiques et Permission inconditionnelle de manger. Les personnes étant au régime ou ayant déjà suivi un régime avaient des scores plus faibles sur l’IES-2 globale et sur ​​toutes les sous-échelles comparé à ceux n’ayant jamais suivi de régime (tous P <0,01). Enfin, les résultats ont montré une fiabilité satisfaisante du score total IES-2 (cohérence interne = 0,85 et fidélité test-retest = 0,79 sur une période moyenne de 8 semaines) et de ses sous-échelles.

Ainsi, l’échelle IES-2 française peut être considérée comme un instrument utile pour évaluer les comportements alimentaires intuitifs chez les adultes dans les études empiriques et épidémiologiques conduites en population générale.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25239401



Associations entre le statut pondéral et les scores d’attirance pour le sucré, le salé et le gras en fonction du sexe chez les adultes (Etude NutriNet-Santé)

Eur J Clin Nutr. 2015 69(1):40-6

Deglaire A, Méjean C, Castetbon K, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Schlich P.

Les préférences sensorielles pour certains goûts pouvant être associées à l’obésité, cette étude a investigué si les sujets obèses présentaient une attirance sensorielle plus élevée pour le sucré, le salé, et le gras que les sujets normo-pondéraux.

Des scores d’attirance sensorielle ont été construits à partir d’un questionnaire incluant 83 items mesurant l’attirance pour les aliments gras, sucrés et salés, et les niveaux d’assaisonnement en sel, sucre et matières grasses préférés. Les données auprès de 46909 adultes inclus dans l’étude NutriNet-Santé, cohorte observationnelle française basé sur internet, ont été collectées et redressées en fonction des caractéristiques sociodémographiques de la population générale. Les relations entre scores d’attirance et l’indice de masse corporelle (IMC) ont été évaluées séparément par sexe par des modèles de régressions linéaires et des analyses de covariance, ajustées sur l’âge, le niveau d’éducation, le lieu de résidence, le tabagisme et la consommation d’alcool.

Globalement, les scores d’attirance sensorielle pour le salé et le gras étaient positivement associés de manière linéaire à l’IMC à la fois chez les hommes et les femmes (P ≤ 0,001) et étaient plus élevés chez les personnes obèses comparés aux individus normo-pondéraux. La différence de moyennes de scores entre les catégories d’IMC était plus élevée chez les femmes pour l’attirance pour le gras uniquement. Concernant l’attirance pour le sucré, les résultats différaient entre les hommes et les femmes et les sous facteurs composant l’attirance pour le sucré : L’attirance pour l’ajout de sucre et celle pour les aliments sucrés étaient positivement associée à l’IMC chez les femmes mais pas chez les hommes ; l’attirance pour les sucres naturels était inversement associée à l’IMC pour les deux sexes.

Cette étude démontre que les relations entre l’attirance sensorielle et l’IMC diffèrent en fonction du sexe, dans son intensité pour le gras et dans sa nature pour le sucré, contrairement au salé. L’attirance pour le sucré et le gras pourrait être associée à une surconsommation pour ce type d’aliments, en particulier chez les femmes. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25074389



Développement et validation d'un indice de qualité nutritionnelle de l'alimentation fondé sur le profil nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency dans un contexte français

J Nutr. 2014 144:2009-17

Julia C, Touvier M, Mejean C, Ducrot P, Peneau S, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

L’objectif de ce travail était de développer un score de qualité nutritionnelle de l’alimentation d’un individu à partir des scores FSA des aliments consommés et d’étudier la validité d’un tel score global par rapport aux consommations alimentaires, apports nutritionnels et données socio-démographiques.

Un échantillon représentatif de la population française a été tiré au sort parmi les participants à l’étude NutriNet-Santé (N=4225). L’apport énergétique de chaque aliment consommé par l’individu était utilisé pour calculer un score agrégé au niveau individuel.

Les sujets ayant un score FSA-individu plus faible (plus favorable) avaient des consommations plus importantes en fruits, légumes et poisson et des consommations plus faibles en produits de snacking sucrés. Ils avaient aussi des apports nutritionnels en vitamines et minéraux plus élevés et des apports en acides gras saturés plus faibles. Ils avaient une meilleure adhérence aux recommandations du PNNS. Les femmes, les sujets plus âgés et les sujets ayant des revenus plus élevés avaient des scores plus faibles.

Le score FSA des aliments permet de caractériser la qualité nutritionnelle globale de l’alimentation au niveau individuel dans un contexte français.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25411035



Application du profil nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency dans une table de composition alimentaire française

Br J Nutr. 2014 112:1699-705

Julia C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Mejean C, Fezeu L, Hercberg S.

Ce travail avait pour objectif d’étudier l’application du score de la Food Standard Agency britannique (score FSA) dans le contexte alimentaire français. Le score FSA des aliments a été appliqué à l’ensemble des aliments et boissons présents dans la table de composition de l’étude Nutrinet-Santé (N=3331 aliments et N=177 boissons), et le classement des groupes alimentaires en fonction des quintiles statistiques (quartiles pour les boissons) a été évalué.

Dans l’ensemble, le score FSA classait les aliments de façon cohérente par rapport aux recommandations du PNNS : la majorité des fruits et légumes et produits céréaliers étaient classés dans les quintiles de score de meilleure qualité nutritionnelle (97,8 % des fruits et légumes classés dans les deux premiers quintiles) alors que les produits de grignotage étaient classés dans les quintiles de score de moins bonne qualité nutritionnelle (54,5 % des produits de grignotage sucrés étaient classés dans les deux derniers quintiles). Le score FSA permettait en outre de discriminer la qualité nutritionnelle des produits au sein de grands groupes alimentaires (p.e. yaourts et lait classés dans des quintiles de scores de meilleure qualité nutritionnelle par rapport aux fromages).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25277084



Motivations de participation à une cohorte nutritionnelle basée sur internet en fonction des caractéristiques socio-démographiques, de mode de vie et de santé : l'étude de cohorte NutriNet-Santé

J Med Internet Res. 2014 16(8):e189

Méjean C, Szabo de Edelenyi F, Touvier M, Kesse-Guyot E, Julia C, Andreeva VA, Hercberg S.

L’utilisation d’Internet comme moyen de collecte des données individuelles permet de réduire le coût et la complexité de la logistique des études de cohortes sur de très larges échantillons. Bien que la participation aux études constitue un enjeu majeur en épidémiologie, peu de travaux ont exploré ce sujet pour les e-cohortes, notamment en termes de profils et de motivations des participants.

L'objectif de cette étude était d'évaluer les associations entre les motivations à participer à l’étude Nutrinet-Santé (e-cohorte visant à étudier les relations nutrition et santé), et les caractéristiques sociodémographiques, de santé et les modes de vie des participants.

Un total de 6352 participants de la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. Les motivations de participation ont été évaluées, via un questionnaire spécifique. Nous avons étudié les associations entre les motivations et les facteurs individuels avec des modèles de régression logistiques multivariés.

Parmi les participants, 61,4 % ont déclaré participer pour aider la recherche publique pour la prévention des maladies, 22,2 % pour aider la recherche en nutrition, 6,9 % pour répondre à l’appel lancé par les medias ou à la demande d’un proche ou d’un professionnel de santé et 9,5 % pour d’autres raisons. Les personnes ayant plus de 45 ans étaient plus susceptibles de participer à l’étude pour aider la recherche publique sur la prévention des maladies (OR=1,62 [1,07-2,47]) alors que les sujets en surpoids et obèses étaient moins susceptibles d’y participer pour cette raison (OR=0,72 [0,58-0,89), OR=0,62 [0,46-0,84]). Parmi les sujets, 46,5 % ont déclaré qu’ils n’auraient pas participé si l’étude n’était pas sur Internet. Les hommes, les individus ayant moins de 35 ans et ceux ayant un enfant étaient plus susceptibles de ne pas participer à l’étude sans le support Internet (OR=1,21 [1,04-1,42], OR=1,51 [1,20-1,91], OR=1,23 [1,04-1,46]). Comparés aux individus plus jeunes et aux cadres, les personnes âgées de plus de 55 ans et les ouvriers étaient moins motivés de participer à l’étude sur Internet (respectivement, OR=0,60 [0,48-0,45], OR=0,77 [0,63-0,92]). Le financement exclusif de l’étude par les pouvoirs publics était important pour deux tiers des sujets. Les hommes et les personnes ayant plus de 55 ans étaient plus susceptibles d’estimer important le financement public (OR=1,47 [1,20-1,80), OR=1,95 [1,48-2,56]). A l’inverse, les personnes ayant moins 35 ans étaient moins sensibles au financement exclusivement public (OR=0,61 [0,48-0,78]). Il en est de même pour les personnes en surpoids ou obèses (OR=0,78 [0,65-0,95), OR=0,66 [0,51-0,85]), pour les individus de niveau d’éducation primaire ou secondaire (OR=0,47 [0,30-0,75), OR=0,45 [0,36-0,57]), pour les ouvriers et les commerçants/artisans (OR=0,64 [0,51-0,81), OR=0,60 [0,40-0,91]).

L’utilisation d’Internet, le financement exclusivement public et la volonté d’aider la recherche publique sont des motivations essentielles pour la participation à l’e-cohorte NutriNet-Santé. Ces motivations diffèrent selon les profils sociodémographiques et l’IMC mais ne sont pas associées aux modes de vie ni à l’état de santé.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25135800



L’association entre l’alimentation liée aux émotions et la consommation d’aliments de type grignotage riches en calories est modifiée par le sexe et la symptomatologie dépressive

J Nutr. 2014 144(8):1264-73

Camilleri GM, Méjean C, Kesse-Guyot E, Andreeva VA, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

Au cours des dernières années, l'alimentation liée aux émotions (EmE) a suscité un vif intérêt en recherche comme déterminant psychologique majeur de la prise alimentaire et du surpoids. Toutefois, on connaît peu les facteurs qui pourraient moduler ses relations avec les habitudes alimentaires. L'objectif était d'examiner l'association entre l’EmE et la consommation d’aliments de snacking riches en calories et d'évaluer les interactions entre l’EmE et le sexe et entre l’EmE et la présence de symptômes dépressifs.

Un total de 7378 hommes et 22 862 femmes issus de l’étude NutriNet-Santé (France, 2009-2013) ayant complété au moins 6 enregistrements alimentaires de 24 h ont été inclus dans cette analyse transversale. Le score d’EmE a été estimé à partir des données de la version révisée à 21 items du « Three-Factor Eating Questionnaire » et la symptomatologie dépressive a été évaluée par les scores de l’échelle « Center for Epidemiological Studies-Depression scale ». Les associations entre l’EmE et les consommations d’aliments riches en énergie ont été évaluées avec des modèles de régression logistique et linéaire multivariés ajustés pour les facteurs sociodémographiques et de style de vie.

Un score d’EmE plus élevé était associé à une plus grande consommation d’aliments de snacking riches en énergie et, en particulier, la consommation d'aliments gras et sucrés dans la plupart des catégories étudiées. Cependant, ces associations étaient plus fortes chez les femmes avec symptômes dépressifs (par exemple, pour une forte consommation de chocolat, OR : 1,77, IC 95 % : 1,43-2,20 ; gâteaux/ biscuits/pâtisseries, OR : 1,81, IC 95 % : 1,45-2,26) comparées à celles sans symptômes dépressifs (par exemple, pour une forte consommation de  chocolat, OR : 1,52, IC 95 % : 1,36-1,69 ; gâteaux/biscuits/pâtisseries, OR : 1,44, IC à 95 % : 1,29-1,61). En revanche, les associations positives observées chez les hommes sans symptômes dépressifs (par exemple, pour une consommation forte de chocolat, OR : 1,33, IC 95 % : 1,16-1,52 ; gâteaux/biscuits/pâtisseries, OR : 1,28, IC à 95 % : 1,11-1.48) n’ont pas été retrouvées chez les hommes présentant des symptômes dépressifs. En conclusion, chez les femmes, l’EmE était positivement associée à la consommation d’aliments riches en énergie, en particulier chez celles avec symptômes dépressifs. Pour les hommes, la relation entre l’EmE et les aliments de snacking riches en énergie a été trouvé seulement chez ceux sans symptômes dépressifs.

Ces résultats appellent à prendre en considération l'état psychologique afin de cibler les habitudes alimentaires malsaines, en particulier chez les femmes.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24850627

 



14/12/2016 - Un nouveau site pour l'étude NutriNet-Santé !

Ce nouveau site a été créé pour vous satisfaire en tenant compte des améliorations que vous nous avez suggérées.

Vous pourrez maintenant vous connecter sur votre mobile ou votre tablette où que vous soyez.

Ce socle applicatif modernisé assure un renforcement de la sécurité de vos données.

Le carrousel vous permettra de visualiser très rapidement les actualités du site. En particulier, nous vous informerons désormais des questionnaires qui seront bientôt disponibles dans votre espace membre et mettrons à votre disposition des résumés en français des articles scientifiques publiés grâce à votre participation.

Ce nouveau site sera amené à évoluer. Aussi n’hésitez pas à nous faire part de vos idées, remarques ou difficultés en utilisant le formulaire de contact mis à votre dispostion.

Nous profitons de cette évènement pour vous remercier de votre participation à l’étude et de votre soutien.



Association entre les apports en nutriments et aliments et l'attirance sensorielle pour le gras (étude Nutrinet-Santé)

Appetite. 2014 78:147-55

Méjean C, Deglaire A, Kesse-Guyot, Hercberg S, Schlich P, Castetbon K.

L’influence, sur les comportements alimentaires, des propriétés hédoniques d'aliments gras, salés ou sucrés, par ailleurs reconnus comme défavorables à la santé, a été peu explorée. Nous avons étudié les relations entre attirance pour les sensations de gras, salé et sucré et consommations alimentaires.

Des scores d’attirance envers le salé, le gras-salé, le sucré et le gras-sucré ont été construits à partir d’un questionnaire validé, auprès des participants de l’étude Nutrinet-Santé (n=41 595). Les relations entre scores d’attirance et consommations alimentaires ont été évaluées par comparaisons de moyennes ajustées sur l’âge et les apports énergétiques, stratifiées par sexe.

Plus l’attirance envers une sensation était forte, plus l’apport énergétique était élevé (+100 à 300 Kcal) et les consommations en fruits et légumes étaient faibles (-11 % à 21 %), particulièrement chez les hommes. Les individus ayant des préférences élevées pour le salé avaient des consommations plus élevées en sodium (+ 7 %), boissons alcoolisées (+ 28 % à 47 %) et matières grasses (+ 13 %). L’attirance pour le gras-salé était positivement associée aux consommations de produits salés et gras-salés (+ 10 % à 33 %) et inversement associée aux consommations de produits sucrés (- 10 %) et boissons alcoolisées (- 15 %). Les sujets ayant des préférences élevées pour le sucré et gras-sucré avaient des consommations plus élevées de produits gras-sucrés (+ 15 % à 30 %) et produits sucrés (pour l’attirance pour le sucré) (+ 5 %).

L’attirance forte pour ces sensations est associée à des profils alimentaires défavorables, soulignant la nécessité de considérer au premier plan la perception hédonique individuelle dans l’étude des déterminants des comportements alimentaires.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24681104



Régimes amaigrissants utilisés en population générale : comment sont-ils perçus ?

PLoS One. 2014 9:e97834

Julia C, Peneau S, Andreeva VA, Mejean C, Fezeu L, Galan P, Hercberg S.

L’augmentation progressive de la prévalence de l’obésité et la pression sociale envers la minceur ont tendance à augmenter la fréquence des régimes alimentaires. Néanmoins, peu d’informations sont disponibles sur la perception des régimes alimentaires utilisés dans la population.

Notre objectif était d’étudier les perceptions associées à la pratique des régimes alimentaires dans une étude observationnelle afin d’identier la stratégie la plus favorable.

Des adultes participant à l’étude NutriNet-Santé ayant rapporté avoir effectué un régime alimentaire dans les trois années précédent l’enquête ont été inclus à l’étude. Pour chacun des régimes effectuées, des informations détaillées sur les types de régimes, les circonstances et perceptions du régime ont été collectées. Les perceptions des différents régimes ont été comparées en utilisant des modèles mixtes stratifiés sur le sexe.

Parmi les 48 435 sujets ayant complété le questionnaire, 12 673 (26,7 %, 87,8 % de femmes) avaient effectué au moins un régime alimentaire dans les trois années précédentes. Les régimes prescrits par des professionnels de santé et ceux reposant sur les recommandations nutritionnelles étaient ceux perçus le plus favorablement. En revanche, les régimes commerciaux et les restrictions alimentaires auto-imposées étaient moins favorablement perçus (Odds ratios (OR) associé à la difficulté à suivre le régime 1,30 (intervalle de confiance à 95 % (0,99-1,7)) chez les hommes et OR 1,92 (1,76-2,10) chez les femmes en comparaison du suivi des recommandations) et conduisaient plus souvent à un regain pondéral et une alimentation déséquilibrée.

Les recommandations nutritionnelles officielles peuvent être utiles afin de permettre aux individus de maintenir une alimentation équilibrée alors qu’ils suivent un régime alimentaire.  

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24852440



Evaluation de la cohérence et de la concordance des réponses et des profils socio-démographiques respectifs dans la cohorte web NutriNet-Santé

Am J Epidemiol. 2014 179(7):910-916

Andreeva VA, Galan P, Julia C, Castetbon K, Kesse-Guyot E, Hercberg S.

Nous avons cherché à identifier les différences sociodémographiques parmi les membres d'une e-cohorte française selon leur volonté de fournir une partie de leur NIR à 15 chiffres. De plus, nous avons cherché à évaluer la cohérence des informations auto-déclarées en les comparant avec les informations figurant dans le NIR. Nous avons étudié 100 118 personnes inscrites dans l'étude NutriNet-Santé entre 2009 et 2013. Nous avons utilisé des modèles de régression logistique polytomique. Au total, 84 442 participants (84,3 %) ont fourni les 7 premiers chiffres de leur NIR, et parmi eux 5 141 (6,1 %) avaient des données discordantes. L’analyse multivariée a montré des différences selon le sexe, l'âge, l'éducation et l'emploi en ce qui concerne la cohérence des informations entre les 2 sources. Les résultats confirment la qualité des données sociodémographiques obtenues en ligne dans le cadre d’un vaste échantillon de volontaires. La description quantitative des profils des participants selon la cohérence des informations pourrait servir les futurs travaux méthodologiques dans l'e-épidémiologie.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24521560



Association entre la perception des logos en face avant des emballages et des caractéristiques nutritionnelles, de mode de vie et de santé

Plos One. 2014 12;9(3):e90971

Méjean C, Macouillard P, Peneau S, Hercberg S, Castetbon K. Un questionnaire Internet spécifique développé par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle a évalué, dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé (https://www.etude-nutrinet-sante.fr), la compréhension et l’acceptabilité de différents logos présentant une information nutritionnelle.

Sur des représentations d’emballage de soupes industrielles, ont été testés 5 logos allant d’une information nutritionnelle très simplifiée (le feu tricolore simple, le logo du Programme National Nutrition Santé/PNNS et la coche verte) à plus complète (le feu tricolore multiple, appelé « Traffic Lights Multiple » déjà utilisé en Grande-Bretagne sur une base volontariste). Ces logos comportent un critère de jugement soit uniquement positif, (logo PNNS, coche verte), soit positif, neutre ou négatif (feux tricolores) ou proposent un jugement moins catégorique (dégradé de couleurs). L’originalité de l’étude est d’avoir pris en compte différentes dimensions constituant l'acceptabilité qui permettent de définir avec précision les profils de perception des logos d’information nutritionnelle et d'élucider leur relation avec les facteurs individuels.

Les résultats portant sur 28 952 adultes participant à la cohorte NutriNet-Santé montrent des différences d’acceptabilité et de compréhension des différents logos en fonction des comportements alimentaires et de l’état de santé des participants (obésité, hypertension, diabète, etc.). Aucun logo ne s’est démarqué des autres en termes d’acceptabilité et de compréhension dans les populations ayant une alimentation plutôt « défavorable » à la santé (plus éloignée des recommandations nutritionnelles). Cependant, les logos comportant un critère de jugement positif, neutre ou négatif sur les aliments, tel que les feux tricolores simples et multiples, étaient les modèles les plus appréciés par les personnes obèses, hypertendus ou diabétiques participant à l’étude : il a été retrouvé un tiers d’obèses en plus dans le groupe de sujets déclarant préférer le feu tricolore simple, un quart d’hypertendus en plus et deux fois plus de diabétiques dans le groupe des sujets qui plébiscitaient le feu tricolore multiple, par rapport aux groupes qui déclaraient préférer les logos PNNS et coche verte.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24621617



Facteurs de risque de cancer (socio-démographiques, économiques, nutritionnels et liés au mode de vie) associés à la consommation d'alcool

Int J Cancer. 2014 134(2):445-59

Touvier M, Druesne-Pecollo N, Kesse-Guyot E, Andreeva VA, Galan P, Hercberg S, Latino-Martel P.

La consommation d'alcool est un facteur de risque bien établi dans l'étiologie de plusieurs cancers. Au niveau international, des études ont été conduites sur les facteurs socioéconomiques et démographiques associés à la consommation d’alcool, mais les résultats sont complexes et contrastés. En outre, l'association entre la consommation d'alcool et le respect des recommandations nutritionnelles a été peu documentée, et très peu de données existent quant au potentiel rôle de déterminants ou de facteurs modificateurs des antécédents personnels ou familiaux de pathologies (cancer notamment) sur la consommation d’alcool. Nos objectifs étaient de : 1) identifier les facteurs sociodémographiques, nutritionnels et de mode de vie associés à la consommation d'alcool ; 2) identifier les profils de consommateurs d'alcool selon le type de boissons alcoolisées ; 3) estimer le nombre de facteurs de risque de cancer cumulés au niveau individuel en fonction du niveau de consommation d'alcool.

Les apports en alcool et en nutriments ont été estimés par 6 enregistrements de 24 h pour 29 566 adultes de la cohorte NutriNet-Santé. Les facteurs associés à la consommation d'alcool (non-buveurs (référence)/< 10 g/j/ ≥ 10 g/j) ont été évalués par régression logistique multivariée polytomique stratifiée sur le sexe. Chez les consommateurs d'alcool, les % d’alcool apporté par chaque type de boisson ont été comparés entre les caractéristiques sociodémographiques et de mode de vie à l'aide de tests non-paramétriques de Kruskal-Wallis. Une analyse des correspondances multiples a également été réalisée pour identifier des clusters de facteurs de risque associés à la consommation d’alcool.

Plusieurs facteurs ont été associés à une consommation d'alcool ≥ 10 g/j (au moins 1 verre/j) dans les deux sexes : l'âge (PH=0,02, PF<0,0001), le tabagisme (PH et F<0,0001), les catégories socioprofessionnelles supérieures (PH et F<0,0001), un revenu plus élevé (PH=0,003, PF<0,0001) et des apports alimentaires moins sains (au regard des recommandations nutritionnelles en vigueur pour la prévention primaire des cancers). Les profils des sujets variaient selon les types de boissons alcoolisées. Les hommes ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires (P=0,0002) ou de dépression (P=0,03) et les femmes ayant des antécédents de cirrhose (P<0,0001) consommaient moins d'alcool. Chez les femmes, un antécédent personnel de cancer était associé à une plus faible proportion de consommatrices modérées d'alcool uniquement (< 10 g/j, P=0,04). Dans les deux sexes, les sujets qui buvaient au moins 1 verre par jour cumulaient plus de facteurs de risque que les non buveurs, sans compter l’alcool (lui-même facteur de risque) : médiane = 5 versus 4, P<0,0001.

Contrairement aux résultats contrastés des études sur les profils de risque cardiovasculaire, la présente étude, basée sur un large échantillon d'adultes (n > 29 000), met en évidence un cluster de facteurs de risque de cancer (démographiques, de mode de vie et nutritionnels) associés à la consommation d’alcool, qui peuvent exercer une influence synergique délétère sur le risque de cancer. Pour la première fois, cette étude fournit des informations détaillées sur les antécédents personnels et familiaux de cancer, les maladies cardiovasculaires et la dépression comme déterminants potentiels ou modificateurs de la consommation d'alcool. La multiplicité des modes de vie néfastes associés à la consommation d'alcool doit être prise en compte dans les efforts de prévention des cancers. Des conseils médicaux sexe-spécifiques pour les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies liées à l'alcool devraient être renforcés.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23824873



La consommation de féculents dans la cohorte NutriNet-Santé : étude transversale des profils de consommateurs et des contributions aux apports dans une étude de cohorte suivie par internet

Ann Nutr Metab. 2014 64(1):28-37

Szabo de Edelenyi F, Julia C, Courtois F, Méjean C, Péneau S, Galan P, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Le PNNS recommande de consommer des féculents « à  chaque repas selon l’appétit » (soit 3 à 6 portions de féculents par jour).

Grâce au système de recueil des apports alimentaires via Internet, il a été possible d’estimer les apports en féculents dans l’alimentation. Au total les analyses ont porté sur 80 209 participants correspondant à 264 564 enquêtes alimentaires.

Les apports en féculents observés dans NutriNet-Santé sont de 257 g/j (300 g/j chez les hommes et 217 g/j chez les femmes). Parmi les différents féculents, le pain est le principal contributeur (environ 45 %), devant les pommes de terre (20 %), les pâtes (17 %) et le riz (8,5 %). La consommation de pain augmente avec l’âge, alors que celles de pâtes et de riz diminuent. La consommation de pommes de terre est stable avec l’âge sauf chez les plus de 65 ans où elle est légèrement plus élevée. Environ 35 % des hommes et 66 % des femmes ont des apports en féculents inférieurs aux recommandations nutritionnelles ; 9,5 % des hommes et 1,3 % des femmes ont des apports en féculents supérieurs aux recommandations et seulement 55 % des hommes et 33 % des femmes suivent les recommandations nutritionnelles. Cela explique que les apports en glucides ne représentent que 43 % des apports énergétiques, par rapport à la recommandation d’au moins 50 %. Cette insuffisance d’apports peut s’expliquer par le fait que seuls 22 % des Nutrinautes connaissent la recommandation du PNNS concernant la consommation des féculents. C’est le repère de consommation le moins bien connu des repères alimentaires du PNNS (par ex, ils sont 86 % à connaitre « au moins 5 fruits et légumes par jour », 85 % « du poisson au moins 2 fois par semaine » ; 74 % « viandes/poissons/œufs 1 à 2 fois par jour », 39 % « 3 produits laitiers par jour »). Les consommations de féculents inférieures aux recommandations sont plus fréquentes chez les sujets ayant suivi un ou plusieurs régimes amaigrissants dans le passé. Les féculents contribuent à hauteur de 21 % des apports énergétiques chez les femmes et 23 % chez les hommes, à 75 % des apports en glucides complexes dans les deux sexes et à 34 % des apports en fibres chez les femmes et 39 % pour les hommes. Ils apportent 21,5 % des apports totaux en vitamine B1, 20 % des apports en vitamine B6 et 16,5 % des apports en vitamine B9 (folates).

Ces résultats justifient de promouvoir les recommandations du PNNS sur la consommation de glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50 % des apports énergétiques journaliers, en favorisant la consommation des féculents (aliments sources d’amidon) et notamment les féculents complets (riches en fibres), tout en réduisant de 25 % la consommation actuelle de sucres simples, et en augmentant de 50 % la consommation de fibres.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24714561



L'attirance sensorielle pour le gras est associée aux caractéristiques socio-démographiques, psychologiques, de mode de vie et de santé

Br J Nutr. 2014 112(8):1353-63

Lampuré A, Deglaire A, Schlich P, Castetbon K, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Les relations entre l’attirance sensorielle et les caractéristiques individuelles, connues pour être des déterminants des consommations alimentaires, sont peu abordées dans la littérature alors que l’on peut supposer que divers facteurs individuels modulent les relations entre attirance et consommations. Seulement quelques travaux s’y sont intéressés et ont mis en évidence qu’une forte attirance pour le gras était associée avec une faible restriction cognitive liée à l’alimentation chez des sujets obèses et à une forte désinhibition alimentaire chez des personnes suivant un régime. Cependant, ces études ont été menées sur de petits échantillons peu diversifiés et les associations avec d’autres facteurs n’ont pas encore été explorées (économiques, de mode de vie). De plus, la distinction entre les sensations de gras-salé et de gras-sucré n’a encore jamais été faite, or il peut y avoir des associations spécifiques en fonction de la sensation considérée. Dans ce travail, l’objectif était donc d’analyser les différentes associations entre l’attirance pour les sensations de gras-salé et de gras-sucré et les caractéristiques sociodémographiques, économiques, psychologiques, de mode de vie et de santé, au sein d’un large échantillon. Pour répondre à cette question, des analyses de régression logistique multinomiale ont été menées sur 37 181 sujets afin d’étudier les associations entre l’attirance pour les sensations de gras-salé et de gras-sucré et les différentes caractéristiques, chez les hommes et chez les femmes séparément.

Les sujets appartenant à des catégories socio-professionnelles défavorisées, ceux ayant une forte désinhibition alimentaire et les individus obèses étaient plus susceptibles d’être fortement attirés par les sensations de gras-sucré et de gras-salé comparés aux individus appartenant à des catégories socioprofessionnelles favorisées, ceux n’étant pas désinhibés d’un point de vue alimentaire et les sujets normo-pondéraux, respectivement. En revanche, les sujets âgés et les individus fortement restreints étaient moins enclins à être fortement attirés par le gras-sucré et le gras-salé. Par ailleurs, les femmes qui suivaient un régime étaient plus susceptibles d’être fortement attirées par les sensations de gras-salé et de gras-sucré, alors que celles qui avaient suivi un régime dans le passé étaient moins enclines à être attirées par le gras-salé. D’autres associations plus spécifiques ont été trouvées selon la sensation considérée. En effet, les fumeurs et les forts consommateurs d’alcool étaient plus susceptibles d’être fortement attirés par la sensation de gras-salé que les non-fumeurs et les non-consommateurs d’alcool. Concernant le gras-sucré, les sujets ayant une forte émotionalité alimentaire étaient plus susceptibles d’être fortement attirés.

Ces résultats permettent d’identifier les profils individuels associés à une forte attirance pour la sensation de gras et également des caractéristiques spécifiques liées au gras-salé ou au gras-sucré. Des facteurs défavorables à la santé tels que les catégories socio-professionnelles défavorisées, les régimes amaigrissants ainsi que le surpoids sont en lien avec une forte attirance pour le gras, de même une forte attirance pour le gras-salé est en lien avec le tabagisme et une forte consommation d’alcool. Toutes ces nouvelles données permettent de mettre en évidence des « profils à risque » et d’identifier des potentiels facteurs de confusion dans la relation entre attirance pour le gras et consommation, car il a déjà été mis en évidence que ces caractéristiques sont également associées à la consommation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25192548



Ses objectifs

L'objectif général de cette étude est de mieux évaluer les relations entre la nutrition et la santé et de comprendre les déterminants des comportements alimentaires.

Il s'agit d'étudier sur un large groupe de personnes en France :

  • Les comportements alimentaires et leurs déterminants en fonction de l'âge, du sexe, des conditions socio-économiques, du lieu de résidence etc.
  • Les relations entre les apports alimentaires, l'activité physique, l'état nutritionnel et la santé. Tous les grands problèmes de santé seront étudiés, entre autres, l'obésité, l'hypertension artérielle, le diabète, les dyslipidémies, les maladies cardiovasculaires, les cancers, l'asthme, la migraine, les troubles digestifs, le vieillissement etc.

Le but de cette étude est d'identifier les facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition pour ces maladies, étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles permettant de prévenir le risque de maladies et d'améliorer la qualité de la santé de la population actuelle et des générations futures.



15/12/2015 - Témoignages des Ambassadeurs NutriNet-Santé

Le Club Ambassadeurs NutriNet-Santé s’investit depuis plus de 3 ans pour recruter de nouveaux Nutrinautes...Pourquoi ? Découvrez le en vidéo !

Consulter la video en ligne



11/06/2016 - 1ère réunion scientifique de l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens

Serge Hercberg

La première réunion scientifique organisée par l'association a eu lieu le samedi 11 juin 2016 de 13 h 45 à 17 h au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris.

Les Nutrinautes et Suvimaxiens ont pu rencontrer le Président de l'Association, être informés de l'avancement de l'étude sur certains sujets de recherche par des chercheurs de l'EREN et échanger avec les intervenants.

Vous pouvez consulter les enregistrements audios et les diaporamas des différents intervenants :



31/10/2016 - Assurprox

L'alimentation intuitive pour garder la ligne

Voici les résultats d'une étude scientifique qui risque de porter un coup dur à tous les régimes amaigrissants. D'après les chercheurs de l'Inserm, manger uniquement quand on a faim est associé à un risque plus faible de surpoids et d'obésité. Plutôt que se jeter sur le frigo quand vous êtes stressé, écoutez votre corps et adoptez l'alimentation intuitive...

Consulter l'article en ligne



Qui peut participer ?

Toutes les personnes âgées de 15 ans et plus peuvent participer à l'aventure NutriNet-Santé.

Il suffit d'avoir accès à Internet et de disposer d'une adresse e-mail individuelle.

La participation est totalement bénévole et n'induit aucun frais pour le Nutrinaute.

tout le monde peut participer



Qui coordonne cette étude ?

L'étude NutriNet-Santé est coordonnée par l'Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) (U1153 Inserm/U1125 Inra/Cnam, Université Paris 13, Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité).

Investigateur principal : Pr Serge Hercberg (PU-PH Université Paris 13 & Hôpital Avicenne), Directeur de l'Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) et de l'Equipe de Surveillance en Epidémiologie Nutritionnelle (ESEN)

Co-investigateurs :

  • Dr Pilar Galan (DR1 Inra), EREN
  • Dr Mathilde Touvier (CR1, Inserm), EREN
  • Dr Emmanuelle Kesse-Guyot (DR2, Inra), EREN
  • Dr Sandrine Péneau (Maître de Conférences, Université Paris 13), EREN
  • Dr Léopold Fezeu (Maître de Conférences, Université Paris 13 et Chaire d'Excellence Inra), EREN
  • Dr Chantal Julia (MCU-PH), EREN
  • Dr Valentina Andreeva (Maître de Conférences, Université Paris 13), EREN


Qui finance ?

L'étude NutriNet-Santé a obtenu un avis favorable du Comité de Qualification Institutionnelle de l'Inserm (CQI/IRB 0000388, FWA00005831) en date du 10 juillet 2008 (n° 08-008).

Son financement est assuré exclusivement et intégralement par des institutions publiques : le Ministère des Affaires sociales et de la Santé, Santé Publique France, l'Université Paris 13, l'Inserm, l'Inra, le Cnam et le Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité.

L'étude NutriNet-Santé bénéficie également d'un soutien financier complémentaire de l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens.

une étude indépendante



Pourquoi participer ?

Votre participation bénévole permettra d'aider la recherche médicale dans le domaine de la prévention nutritionnelle des maladies sans que cela vous prenne beaucoup de temps.

Participer à cette étude est un acte citoyen exemplaire qui fera de vous un véritable acteur d'un grand programme de recherche dont les retombées seront utiles pour vous et pour les générations futures.



28/10/2016 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal PLOS One sur l’acceptabilité et la compréhension de 4 différents systèmes d'information nutritionnelle au sein d'un sous-échantillon d'environ 13 600 volontaires participant à la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



11/06/2016 - 1ere réunion des Nutrinautes et Suvimaxiens

Le samedi 11 juin 2016, l'Association des Nutrinautes et suvimaxiens a organisé une 1ère réunion scientifique entre les Nutrinautes et les chercheurs de l'EREN à Paris afin d'échanger autour de l'étude NutriNet-Santé.

Les Nutrinautes et Suvimaxiens ont pu rencontrer le Président de l'Association, être informés de l'avancement de l'étude sur certains sujets de recherche par des chercheurs de l'EREN et échanger avec les intervenants.

Le programme de cet évènement :

  • Accueil des participants (Pr Serge Hercberg)
  • Présentation de l’Association des Nutrinautes et Suvimaxiens (Président M. Salomon)
  • Présentation de l'étude NutriNet-Santé (Pr Serge Hercberg)
  • Résultats sur les compléments alimentaires (Dr Mathilde Touvier)
  • Résultats sur les systèmes d'information en face avant des emballages (Dr Chantal Julia)
  • Résultats sur les liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral (Dr Sandrine Péneau)
  • Échanges avec les Nutrinautes

Vous pourrez très prochainement consulter :

  • les enregistrements audios et les diaporamas
  • les vidéos

 

L'équipe NutriNet-Santé remercie les Nutrinautes pour leur participation et leur soutien.



07/09/2016 - Dossier Inserm

Le goût : Ami ou ennemi de notre équilibre nutritionnel ?

Sucré, salé, acide ou amer, le goût nous permet d’apprécier les saveurs des aliments : un système complexe qui nous permet de réguler notre alimentation tout en nous procurant du plaisir, beaucoup de plaisir. Parfois tellement qu’il peut conduire à des comportements alimentaires délétères et nous rendre malades !  

Bien plus complexe qu’on l’imagine, le goût est un système de détection chimique capable d’évaluer le contenu nutritif des aliments et de signaler la présence de molécule toxique. En nous aidant à déterminer la nature et la composition de ce que nous mangeons, il joue un rôle dans la régulation de la prise alimentaire. Mais le goût procure aussi du plaisir, influençant ainsi nos comportements alimentaires… et donc notre santé ! Chercheurs et cliniciens continuent à progresser dans la connaissance de sa perception.

Comment fonctionne le système gustatif ? Comment se développe-t-il et évolue-t-il au cours de la vie ? Pourquoi préfère-t-on certains goûts et comment ces préférences gouvernent-elles notre alimentation ? Pour répondre à cette question et à bien d’autres, découvrez le dossier du dernier numéro de Science&Santé.

Consulter le magazine en ligne



Pourquoi cette étude ?

De nombreuses études scientifiques (chez des malades ou des volontaires sains au niveau des populations ou sur modèles animaux ou cellulaires) ont mis en évidence le rôle joué par la nutrition comme facteur de risque ou de protection des maladies les plus répandues en France, comme dans l'ensemble des pays industrialisés, qu'il s'agisse des cancers, des maladies cardiovasculaires, de l'obésité, du diabète de type 2, des dyslipidémies, de l'hypertension artérielle...

La nutrition n'est pas le seul déterminant de ces problèmes de santé. En effet, des facteurs génétiques, biologiques et environnementaux interviennent dans l'apparition de ces maladies. Pour mettre en évidence le rôle spécifique des facteurs nutritionnels, il est indispensable de développer des études de cohorte (groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) portant sur de très grandes populations. Au travers de ce type d'étude, on peut ainsi mesurer de façon précise les apports alimentaires mais aussi prendre en compte les autres déterminants tels que l'activité physique, le poids, le tabagisme, les antécédents familiaux...et regarder les liens avec la santé et le risque de maladies.

Identifier des facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition, pour des maladies qui représentent aujourd'hui des problèmes majeurs de santé publique, constitue une étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles visant à prévenir ces maladies et à améliorer la santé des populations.

Tel est l'objectif ambitieux de l'étude NutriNet-Santé et voilà pourquoi les chercheurs ont besoin de vous !

aider la recherche



L'étude en bref

Il s'agit d'une étude de cohorte (c'est à dire portant sur un groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) réalisée sur une large population d'adultes volontaires (qui deviennent en s'inscrivant des Nutrinautes), dont l'objectif est d'étudier les relations nutrition-santé.

Les Nutrinautes sont suivis grâce au site Internet NutriNet-Santé pendant toute la durée de l'étude qui permet aux participants de fournir aisément et gratuitement toutes les informations nécessaires pour que les chercheurs puissent avancer dans leurs programmes de recherche.

Juste après leur inscription, les Nutrinautes ont à remplir 5 questionnaires :

  • Questionnaire alimentaire (3 enquêtes portant sur 3 jours tirés au sort)

  • Questionnaire santé

  • Questionnaire anthropométrique

  • Questionnaire activité physique

  • Questionnaire socio-démographique et mode de vie.

Chaque année, les participants ont à remplir ces 5 questionnaires "de base" essentiels pour la pérennité de l'étude.

Régulièrement, environ 1 fois par mois, des questionnaires complémentaires sont également proposés.

Les Nutrinautes sont systématiquement informés de la présence d'un nouveau questionnaire à remplir par e-mail.

Même si tous les questionnaires proposés sont importants pour les travaux scientifiques développés par les chercheurs, leur remplissage n'est pas obligatoire. Chaque Nutrinaute est libre de remplir les questionnaires ou non en fonction de sa disponibilité et/ou de son intérêt.

Tous les questionnaires sont remplis directement sur le site Internet dédié à l'aide d'une interface sécurisée. Toutes les conditions de confidentialité et de sécurité informatique et physique des données sont assurées.

Via un accès privé direct (identifiant et mot de passe), les Nutrinautes bénéficient sur le site de l'étude à leurs rubriques personnelles (questionnaires, espace santé...).

Les Nutrinautes peuvent également déclarer spontanément tout évènement de santé survenu durant leur participation à l'étude en accédant à leur espace santé géré par l'équipe médicale NutriNet-Santé.



04/04/2016 - Mobilisation des Ambassadeurs NutriNet-Santé

Au cours du mois de mars 2016, le Club Ambassadeurs NutriNet-Santé a organisé plusieurs évènements.

Il était présent au centre ville de Beauvais le 12/03/2016, au semi-marathon de Valdampierre le 13/03/2016 et aux chantiers d'insertion du Beauvaisie le 31/03/2016 afin de promouvoir l'étude NutriNet-Santé.

Grâce à leur intervention, de nouvelles personnes ont manifesté leur désir de s'inscrire à l'étude.

L'équipe NutriNet-Santé remercie encore les Ambassadeurs pour leurs actions et leur soutien.







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